Le dernier sommet Choose France, organisé au château de Versailles, a confirmé l’appétit des investisseurs étrangers pour l’Hexagone : 71 projets et 93 milliards d’euros d’engagements ont été annoncés, un record porté très largement par l’intelligence artificielle. Data centers, calcul haute performance, partenariats industriels : ce nouvel afflux de capitaux redessine la carte des investissements en France, avec des conséquences concrètes pour les entreprises du pays.
SoftBank, le poids lourd du sommet
Le groupe japonais SoftBank a annoncé un engagement pouvant atteindre 75 milliards d’euros pour construire des « usines à IA » sur le sol français, dont plus de la moitié dans les Hauts-de-France. Une première tranche de 45 milliards d’euros doit permettre de développer trois campus de data centers, pour une capacité énergétique cumulée de 3,1 gigawatts d’ici 2031, avec des sites prévus à Dunkerque, à Bouchain et à Bosquel. EDF et Schneider Electric figurent parmi les partenaires industriels du projet, aux côtés de la start-up française Sesterce, spécialiste de la construction de centres de calcul fondée en 2018, qui pilotera un campus d’un gigawatt à Bosquel. Un signal fort pour les entreprises françaises du secteur, qui rejoint les questions soulevées par l’essor des robots humanoïdes dans les usines françaises.
Des dizaines de milliers d'emplois annoncés
Au-delà de SoftBank, le sommet a réuni d’autres acteurs majeurs du numérique : Salesforce, Nebius, Databricks, Foxconn ou encore le fonds Ardian ont annoncé de nouveaux engagements liés au calcul haute performance et à l’intelligence artificielle. L’ensemble des projets présentés à Versailles devrait générer plus de 15 600 emplois en France, dont environ 8 600 emplois de construction et 900 emplois d’exploitation pour le seul volet SoftBank. Le site de Bosquel, dans la Somme, doit à lui seul créer 400 emplois qualifiés une fois opérationnel.
Ce que ça change pour les entreprises françaises
Pour les PME et ETI, cette vague d’investissements se traduit d’abord par un accès élargi à des capacités de calcul haute performance sur le territoire national, un enjeu de souveraineté numérique de plus en plus présent dans les arbitrages stratégiques. Elle s’accompagne aussi d’un cadre réglementaire renforcé : les entreprises qui développent ou déploient des systèmes d’IA doivent désormais composer avec de nouvelles obligations de transparence, comme le rappelle l’entrée en application du volet transparence de l’AI Act. Sur le marché du travail, cette dynamique se conjugue à une évolution des pratiques de recrutement, où le recrutement par les compétences ouvre de nouvelles portes aux profils en reconversion vers les métiers du numérique et de la donnée.
- 71 projets d’investissements étrangers annoncés au sommet Choose France, pour 93 milliards d’euros
- SoftBank : jusqu’à 75 milliards d’euros, dont 45 milliards pour une première tranche de data centers en Hauts-de-France
- 3,1 gigawatts de capacité prévus d’ici 2031 sur les sites de Dunkerque, Bouchain et Bosquel
- Plus de 15 600 emplois attendus sur l’ensemble des projets annoncés
- Autres investisseurs présents : Salesforce, Nebius, Databricks, Foxconn, Ardian
Questions fréquentes
Quel est le montant total des investissements annoncés ?
71 projets d’investissements étrangers ont été annoncés pour un montant cumulé de 93 milliards d’euros, dont 75 milliards portés par le seul groupe SoftBank sur plusieurs années.
Où seront implantés les data centers de SoftBank ?
La première tranche du projet, dotée de 45 milliards d’euros, prévoit trois campus dans les Hauts-de-France, à Dunkerque, Bouchain et Bosquel, pour une capacité de 3,1 gigawatts d’ici 2031.
Combien d'emplois ces investissements doivent-ils créer ?
L’ensemble des projets présentés au sommet devrait générer plus de 15 600 emplois en France, dont près de 9 500 liés directement au projet SoftBank.
Sources
Usine Digitale —
LeMagIT —
DC Mag
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
