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Robots humanoïdes en usine : la France teste deux stratégies opposées

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Dans les usines françaises, deux visions du robot humanoïde s’affrontent. D’un côté, Renault mise sur un déploiement massif et rapide à son site de Douai. De l’autre, l’équipementier Novares avance pas à pas, avec un simple test grandeur nature avant toute généralisation. Entre ambition industrielle et prudence méthodique, ces deux trajectoires dessinent l’avenir du travail en chaîne de production.

Renault mise sur le volume

Le constructeur au losange a annoncé le déploiement de 350 robots humanoïdes de type Calvin-40 sur ses lignes de Douai, dans le nord de la France, sur une période de dix-huit mois. Développés avec la start-up française Wandercraft — dans laquelle Renault a investi environ 75 millions de dollars — ces robots sont capables de soulever jusqu’à 40 kilogrammes et d’enchaîner des centaines de manipulations par poste sans fatigue mécanique.

Sur la chaîne d’assemblage de la Renault 5 électrique, ils sont déjà employés au transport de pneus et à des opérations de carrosserie. L’objectif affiché par le constructeur est ambitieux : réduire de 30 % les heures de production par véhicule d’ici cinq ans, et faire baisser les coûts de fabrication de 20 %.

Novares, la voie du test méthodique

À l’opposé de cette logique de volume, l’équipementier automobile Novares a choisi d’avancer avec prudence. Sur un site de production en Espagne, l’entreprise teste depuis début août des robots humanoïdes du fabricant chinois Unitree, encadrés par l’intégrateur Innov8. Il ne s’agit pour l’instant que d’un « proof of concept » : les équipes sélectionnent quelques tâches physiques répétitives et observent si les machines peuvent les exécuter avec un niveau de sécurité compatible avec une production réelle.

Contrairement à Renault, Novares ne fixe pas d’objectif chiffré de réduction de coûts. La priorité est ailleurs : vérifier la fiabilité des robots en conditions réelles et construire un savoir-faire de collaboration homme-machine avant tout passage à l’échelle, envisagé au plus tôt fin 2027 ou début 2028.

Un marché en pleine structuration

  • Le marché mondial de la robotique humanoïde pourrait peser entre 300 et 750 milliards de dollars d’ici 2035, selon plusieurs projections sectorielles.
  • Les constructeurs automobiles sont aujourd’hui les premiers à expérimenter ces machines, en raison de la répétitivité de leurs postes de travail.
  • La France dispose déjà d’un acteur national, Wandercraft, aux côtés de start-up plus jeunes comme Uma, qui prépare ses propres pilotes en entrepôt et en usine.

Ces deux stratégies illustrent un choix stratégique de fond pour l’industrie française : aller vite pour capter un avantage compétitif, au risque d’essuyer les plâtres, ou avancer prudemment pour sécuriser l’intégration des machines aux côtés des opérateurs humains. Dans les deux cas, la question des postes concernés et de la formation des salariés à ces nouveaux outils reste centrale pour les mois à venir.

Questions fréquentes

Les robots humanoïdes vont-ils remplacer les ouvriers ?

Les industriels présentent aujourd’hui ces robots comme un complément destiné aux tâches répétitives ou physiquement exigeantes, et non comme un remplacement direct des opérateurs. Le déploiement à grande échelle reste encore expérimental.

Pourquoi Novares a-t-il choisi un site en Espagne pour son test ?

L’équipementier a sélectionné cette usine en raison de sa maturité industrielle et de son expertise déjà acquise en robotique, jugées propices à un test dans de bonnes conditions.

Quand les robots humanoïdes seront-ils généralisés en usine en France ?

Cela dépend des acteurs : Renault a déjà commencé son déploiement à Douai, tandis que Novares n’envisage une éventuelle généralisation qu’à partir de fin 2027 ou début 2028, sous réserve des résultats de ses tests.

Sources

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

Vincent Voisin
Vincent Voisin
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