Face à la multiplication des vitrines vides dans les centres-villes, le gouvernement dévoile un plan pour le commerce de proximité. Neuf mesures prioritaires, issues d’une mission confiée à trois personnalités du commerce et des territoires, doivent être déployées tout au long de l’année pour redonner de l’attractivité aux rues commerçantes et aux quartiers prioritaires.
Une mission pilotée par le terrain
La mission sur l’avenir du commerce de proximité a été confiée à Frédérique Macarez, maire de Saint-Quentin, Dominique Schelcher, PDG du groupe Système U, et Antoine Saintoyant, directeur de la Banque des Territoires. Associée à la Direction générale des Entreprises, à l’Agence nationale de la cohésion des territoires et au Conseil national du commerce, l’équipe a remis un rapport de trente propositions aux ministres concernés, dont neuf ont été retenues comme prioritaires et organisées autour de trois grands axes : financer la revitalisation, accompagner les commerçants et mieux réguler la concurrence en ligne.
- 100 millions d’euros supplémentaires en 2026, via la Banque des Territoires, pour des foncières chargées de racheter et réhabiliter les locaux vacants
- 20 millions d’euros dédiés au financement de « managers de commerce » dans les territoires les plus fragiles
- Extension du volet commercial des programmes Action Cœur de Ville, Petites Villes de Demain et Villages d’Avenir
Financer la revitalisation des rues commerçantes
Le premier axe du plan mobilise des moyens financiers concrets. Les foncières de redynamisation commerciale, déjà expérimentées dans plusieurs villes moyennes, doivent permettre à des collectivités ou à des opérateurs publics de racheter des locaux durablement vacants pour les remettre sur le marché à des conditions attractives pour de nouveaux commerçants. L’enveloppe de 100 millions d’euros vient renforcer ce dispositif, tandis que les 20 millions d’euros consacrés aux managers de commerce doivent financer, dans les territoires fragiles, des postes dédiés à l’animation commerciale et à l’accompagnement des porteurs de projet.
Accompagner les commerçants face au numérique
Le plan comprend aussi un volet digitalisation, porté par le programme « Osez l’IA », destiné à aider les commerçants indépendants à mieux gérer leurs stocks, leur relation client et leur visibilité en ligne grâce aux outils numériques et à l’intelligence artificielle. Ce volet complète les mesures de financement immobilier en s’attaquant à un autre frein identifié par la mission : le retard de nombreux commerces de proximité dans leur transition digitale face à la concurrence des grandes plateformes.
Mieux encadrer la concurrence du e-commerce à bas coût
Le rapport pointe aussi le rôle de la concurrence des petits colis importés à très bas prix dans la fragilisation de certains secteurs du commerce physique. Parmi les mesures annoncées figurent un renforcement des contrôles de la DGCCRF, une nouvelle doctrine de contrôle « 360° » sur la sécurité et la loyauté des produits, ainsi qu’une taxe de deux euros sur les petits colis importés, entrée en vigueur au 1er janvier 2026. Pour les acteurs de l’entreprise locale, ces mesures s’ajoutent aux dispositifs déjà en place en matière de services de proximité et pourraient rebattre les cartes de la concurrence entre commerce physique et plateformes en ligne, un sujet suivi de près par les acteurs de la finance locale et des collectivités.
Questions fréquentes
Combien de mesures ont été retenues par le gouvernement ?
Neuf mesures prioritaires ont été retenues, issues d’un rapport de trente propositions remis aux ministres concernés fin 2025.
Qui a piloté la mission sur le commerce de proximité ?
La mission a été confiée à Frédérique Macarez, maire de Saint-Quentin, Dominique Schelcher, PDG de Système U, et Antoine Saintoyant, directeur de la Banque des Territoires.
Quels moyens financiers sont mobilisés en 2026 ?
100 millions d’euros supplémentaires sont prévus via la Banque des Territoires pour racheter et réhabiliter des locaux vacants, ainsi que 20 millions d’euros pour financer des managers de commerce dans les territoires fragiles.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
