Souvenirs d’une jeune fille du quartier – Yolande Audet-Dufour raconte


Née en 1929 sur la 2e Avenue, Yolande Audet-Dufour a assisté à l’évolution de la rue Masson. Elle nous raconte ses souvenirs, lorsqu’elle se payait un sundae à 25 cents au Woolworth ou qu’elle faisait un détour par le Steinberg, coin Masson et St-Michel, pour épargner 10 sous sur le pain blanc tranché.

Yolande Dufour, résidente du Vieux Rosemont depuis 1929. Photo: Cécile Gladel/RueMasson

« Je suis née au 5448, 2e Avenue, en 1929. En plus de nos parents, Émile et Estelle, notre famille comptait onze filles. En 1935, alors que j’avais 6 ans, notre maison était devenue trop petite pour abriter treize personnes. Nous avons donc déménagé au 5503, 1re Avenue, une grande maison que mon père avait louée. Quinze ans plus tard, vers 1950, ma sœur Rachel étant décédée en 1942 et sept autres filles ayant quitté le foyer familial pour se marier (une par année), la famille, qui comptait alors cinq personnes, est revenue habiter notre petite maison de la 2e Avenue. J’avais alors vingt ans.

Notre maison familiale de la 2e Avenue a été vendue en 1982 et quand je me promène sur la rue Masson, je vais souvent dans cette direction pour revivre de beaux souvenirs.

 

L’album-photo de Yolande

 

La défunte école Sainte-Philomène

J’ai fréquenté l’école Sainte-Philomène, dirigée par les sœurs de la Congrégation Notre-Dame. Cette école était située sur la 6e Avenue, à l’arrière de l’église.

L'école Saint-Philomène, aujourd'hui détruite.  Source : Archives Congrégation de Notre-Dame

L'école Saint-Philomène, aujourd'hui détruite. Source : Archives Congrégation de Notre-Dame

Elle a été démolie pour faire place à un immeuble à logements pour personnes âgées, la Maison Alleluia, le lieu où j’habite maintenant depuis près de 10 ans !

Après avoir terminé ma 9e année, j’ai continué mes études en entreprenant un cours commercial au Chatelain Business College, alors situé au 3028 Masson. En juin 1945, mon cours commercial terminé, j’ai trouvé un emploi chez Perrault et Perrault Limitée (bois de construction), une entreprise alors située au 5126, rue Iberville. J’y suis restée durant quatre ans. Puis, j’ai travaillé aux Établissements Cogné, un importateur de cloches d’église, jusqu’au jour de mon mariage, en 1957, à l’église Sainte-Philomène, sur la rue Masson.

Les sundaes à 25 cents du Woolworth

Toute la jeunesse du Vieux-Rosemont connaissait bien le magasin à rayons Woolworth où il faisait bon s’arrêter pour déguster un bon gros sundae à 25 cents. Maintenant, on y trouve le Première Moisson.

Il y avait aussi le marché Tousignant (à quelques pas de Première Moisson) où on vendait du beurre en « tinette » à 25 cents la livre pour la première qualité et à 23 cents, pour la deuxième qualité (le meilleur beurre est fait à partir de la première crème du lait quand on trait la vache). Je dois cependant expliquer ce que veut dire l’expression « en tinette » : à l’arrière du comptoir, de gros réfrigérateurs divisés en plusieurs sections contenaient de très gros morceaux de beurre de différente qualité. La vendeuse était tellement habituée à évaluer la quantité désirée qu’elle coupait le morceau demandé et ensuite, le pesait. Il arrivait parfois qu’il y ait une petite différence dans le poids. Elle chargeait donc la vraie quantité affichée sur la balance puis elle enveloppait le tout dans de l’épais papier ciré. C’était ça, du beurre « en tinette ». De la confiture jusqu’au beurre d’arachides, on pouvait se procurer une foule de produits alimentaires dans ce magasin. Plusieurs se souviendront d’ailleurs des « sacs à Tousignant », les sacs de papier brun à poignées avec lesquels on transportait nos achats.

Un "sac à Tousignant", sur lequel on peut voir l'adresse de la succursale sur la rue Masson.

Et puis, sur la rue Masson, on trouvait aussi la biscuiterie Oscar. Leurs biscuits étaient un peu trop chers pour nous. Je me souviens qu’on les achetait plutôt d’un marchand qui faisait la livraison à domicile et qui vendait des biscuits cassés. Il ne faut pas oublier que nous étions treize dans la famille !

Le Steinberg de la rue Masson

Petite, j’allais au Steinberg (cliquez pour voir où il était situé), sur la rue Masson, au coin du boulevard Saint-Michel (dans le temps, la 11e Avenue) pour acheter deux pains blancs tranchés au coût de 25 cents. Ma mère nous donnait cinq cents pour la commission, car, au magasin le plus près de notre maison sur la 1re Avenue, ça coûtait 15 cents pour un seul pain. Pour recevoir la commission de 5 cents, ça valait la peine de marcher dix rues jusqu’au Steinberg… puis les mêmes dix rues pour revenir.

Le premier réfrigérateur

J’aimerais aussi parler de notre premier réfrigérateur (cliquez pour voir à quoi il ressemblait) : il était très attendu et réservé depuis plusieurs mois. Vers 1947, mon père l’avait acheté au magasin de meubles Labelle, sur la rue Masson (c’est maintenant, le restaurant Canada Hot Dog). Le vendeur de gros cubes de glace qui criait « Ice, d’la glace à 5 cents le morceau ! » dans la ruelle, venait de perdre un client… C’était aussi l’époque où le guenilloux passait encore dans la ruelle pour acheter les « guenilles » dont les gens n’avaient plus besoin.

Je me souviens aussi qu’au coin de la rue Masson et de la 1re Avenue, du côté nord, là où il y a maintenant un dépanneur, le commerce de Gaston Roy y avait pignon sur rue. Il livrait du charbon à l’aide d’un véhicule tiré par deux gros chevaux.

À l’époque où le parc Pélican n’existait pas encore, lors des grandes chaleurs, des pompiers se servaient de gros boyaux d’arrosage pour nous arroser dans la rue. Je n’avais pas encore 6 ans…

Comme vous pouvez le constater, la rue Masson s’est beaucoup transformée depuis mon enfance, mais j’ai toujours autant de plaisir à m’y promener ! »





28 commentaires

  1. Pierre Rogué dit :

    Un merveilleux voyage dans le temps qui changera mon regard de la rue Masson lors de mes escapades quotidiennes.
    Merci :-)

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  2. monsieur_m dit :

    Petite correction, on dit : sundae…Le reste de l’entrevue est superbe!!! Merci pour ce beau moment d’histoire

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  3. Dominic Lapointe dit :

    C’est super comme article. Une réalité qui semble si éloigné de notre vie d’aujourd’hui, mais qui pourtant ne date pas de si longtemps. J’ai l’impression qu’il y avait une vie de quartier beaucoup plus agréable… c’est peut-être moi qui surévalue et idéalise, mais déjà l’idée que des commerçants (à qui l’on pouvait faire confiance) passe dans la ruelle… il me semble que seulement ça témoigne d’une époque de relation d’entraide et de soutien qui n’existe presque plus. Nous avons institutionnalisé tout ce qui est possible de faire, même l’aide communautaire.

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  4. MéliD dit :

    Vraiment intéressant !

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  5. Suzanne dit :

    C’est tu cute, les pompiers qui arrosaient les enfants dans les grandes chaleurs ! Toute la nourriture affective qu’il y a là-dedans, ça vaut tellement plus qu’un système d’hydratation automatisé…

    Merci pour ce bel article qui nous montre un peu d’où on vient.

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  6. Sylvieclaire dit :

    Petites informations complémentaires : l’école commerciale, le Chatelain Business College, située sur la rue Masson dont parle Mme Yolande est maintenant le magasin Milot Lunetterie… Aussi, sur la photo de famille des 11 filles Audet et de leurs parents, Yolande est celle qui est entourée des bras de sa soeur qui porte des lunettes… Une belle rencontre avec une dame vraiment chaleureuse!

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  7. Sara dit :

    J’adore savoir comment les gens vivaient dans le temps! Ça m’enchante! Merci beaucoup pour ce petit voyage dans le temps!

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  8. Arnaud Dufour dit :

    Excellent travail grand-maman. Tu m’impressionne à chaque fois. Continue de faire ce que tu aime…c’est-à-dire, écrire. Je t’aime plus que tout.

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  9. Martine Dufour dit :

    merci ma petite maman chérie de nous partager cette bele tranche d’histoire…j’en ai encore appris sur toi
    xxx
    ta fille

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  10. gilles lacoste dit :

    Bonjour madame,
    J’ai beaucoup apprécié ce voyage dans le temps, ayant moi-même vécu dans le quartier de 1947 à 1954. Comme vous, j’ai regroupé mes souvenirs, ayant habité sur le blvd Rosemont tout près de la 1ere avenue et ayant fréquenté l’école St-Jean-de Brébeuf. Si cela vous intéresse, je peux vous faire parvenir mon texte via internet.

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  11. Claudine Dufour dit :

    Mais quelle mémoire tu as maman! C’est si intéressant de lire tout ça, l’histoire du frigo, le prix de la livre de beurre, les biscuits cassés, etc… Il faudrait que tu écrives tout tout ce dont tu te souviens, ça fait longtemps que je te le dis! Pour tes enfants, tes petits enfants mais aussi pour contribuer à la mémoire collective d’un peuple comme le nôtre…

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  12. Sophia Gouchi dit :

    Quel petit bijou d’article! Les temps étaient durs, mais on ressent quand même une certaine douceur de vivre. Les gens étaient plus proches à cette époque où l’Internet n’existait pas…On sent vraiment la nostalgie de ce temps révolu… Merci à Mme Audet-Dufour de partager ses souvenirs avec nous et à Sylvie-Claire de bien nous les présenter. Bravo!

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  13. Johanne Laliberté dit :

    Bravo tante Yolande pour cet article mais est-ce que je me trompe, j’ai toujours pensé que le Steinberg était sur Masson mais au coin d’Iberville. Est-ce que je me trompe?

    Est-ce que le marché Beaudry sur Masson vous dit aussi quelque chose. Il y avait toujours de gros baril remplis de cornichons. Des bariels en bois dehors à l’entrée. Ça vous dit quelque chose.

    Il y avait aussi devant le Steinberg le parc qu’on nommait la côte des mules. On allait y glisser.

    Merci pour tous les bons souvenirs de la rue Masson.

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  14. DOM-DOM,TON FILS dit :

    YOYO, TU ÉCRIS TELLEMENT BIEN! TU SAIS, J’AIMERAIS PARFOIS REVIVRE AVEC TOI ET MA FAMILLE CES BELLES ANNÉES! PAR EXEMPLE , ENVOYER ARNAUD, FLO ET ÉTIENNE ME CHERCHER DU CAFÉ À QUELQUES RUES UN BON SAMEDI MATIN ET LES VOIR REVENIR AVEC LE SOURIRE POUR AVOIR LEUR 5 CENTS… J’IMAGINE QUE C’EST DE CES HISTOIRES COMME LES TIENNES QUE VIENT L’EXPRESSION ¨ C’ÉTAIT LE BON TEMPS!¨

    DOM

    JE T’AIME MAMAN. XXXX

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  15. Paola dit :

    Bonjour Mme Laliberté,
    Le Steinberg étais bien situer Masson coin St-Michel. Quand le Steinberg ferma ces portes, le Superclub Vidéotron pris le local. Pour ensuite faire place maintenant au Poivre et Sel et le Jean-Coutu. La superficie est rester la même par contre.

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  16. Lucie dit :

    Je ne viens pas de ce quartier, mais en lisant l’article, j’ai eu l’impression d’y avoir grandi moi aussi…
    Que c’est beau de nous faire partager vos souvenirs d’il y a à peine…quelques années…

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  17. Sylvie de Honfleur Bellechasse dit :

    Tres tres beau Yolande

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  18. denise audet dit :

    pour Johanne Laliberté
    Depuis mon départ de Rosemont, il y a eu beaucoup de changements. MAXI a remplacé le PROVIG0, rue Masson, coin Iberville. Tante Louise avait gagné notre premier téléviseur offert par ce marché d’alimentation autour de 1950. Garde tes souvenirs en mémoire pour les raconter dans trente ans. Bonne idée n’est-ce-pas.

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  19. Soleil dit :

    Belle Grand-maman! C’est drôle parcque ce coin de Masson a été très marquant dans ma vie aussi… 4 ans comme serveuse à la Grand-mère Poule, une année de vie au coin de la 9e et masson… Des dizaines cafés au lait au Café Lézard, des centaines de films loués au Vidéotron et tout ce temps là, je me promenais là ou ma Grand-maman se promenait, toute petite, 75 ans plus tôt espérant peut-être voir le cheval de M. Roy, une tinette de beurre à la main… Incroyable. Je t’aime. S.

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  20. Harmonie dit :

    Soleil! je viens de me rendre jusqu’au bout des commentaires pour me rendre compte que c’est de ta grand-maman dont il est question ici… Quel beau hasard! Quelle chance tu as que ta grand-maman ait toute sa tête et sa mémoire! Qu’elle puisse vous raconter ces histoires-là! Moi, j’ai perdu la mienne hier, elle avait l’Alzheimer depuis plus de 10 ans! Ô, mais comme j’aurais aimé qu’elle puisse me raconter de si jolies histoires venues de son passé… En lisant ta grand-maman, j’ai eu peu entendu la mienne aussi… Bonjour à toute ta famille Dufour. xxxxx

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  21. Florence dit :

    Je ne viens pas du quartier mais je viens souvent lire vos articles, tout comme celui de Mme Gagnon-Sévigny publié l’an passé, Mme Dufour m’a également touchée, merci de partager ces articles à saveur historique, des belles tranches de vie et des moments qui semblent tellement palpables, comme si c’était hier… on y est presque…

    P.S.: Harmonie, toutes mes sympaties xxx

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  22. Gaétan Bouthillier dit :

    J’ai quelques souvenirs à partager moi aussi. Je vais rassembler mes souvenirs et écrire un petit texte qui ramènera certains d’entre vous dans les années 60.

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  23. Claude Beauchemin dit :

    Que de magnifiques souvenirs en effet. De 1942 à 1969 j’ai grandi sur la 3ième Ave. entre Masson et Dandurand. Pour ma mère, son boucher c’était Chez Jura sur Masson; dans la ruelle parallèle a la rue Masson, entre la 2ième et 3ième, l’ont allait porter des chemises chez « le chinois » pour les faire empesées.
    Mon père avait un garage Champlain coin Masson/3ième et tous les enfants étaient le bienvenue pour pomper l’essence pour mettre dans les autos. Au Garage Rosemont, toujours Masson/3ième, en plus de produits Chrysler, ils ont vendue des télévisions, les premières visible dans le quartier, les gens avaient le nez collé a la vitrine pour voir les premières télévision, des Admiral. A la Commission des Liqueurs (S.A.Q.), le gros gin, et le rye était les gros vendeurs , le vin blanc le Québerac et du vin rouge (sucrée) vendue en cruche, la commande se faisait au comptoir.

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  24. Suraniti dit :

    Bonjour Sylvie-Claire Fortin

    Bel article! Pouvez-vous me contacter svp via mon adresse courriel ? J’ai une question à vous poser! Merci. Sophie Suraniti

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  25. Diane G dit :

    Bonjour, j’ai lu l’article et que de beau souvenir. Je suis née sur la 5e avenue entre Laurier et Masson en 1958, et j’ai toujours demeuré dans le quartier. Je me souviens du théatre sur la rue Masson entre la 10e avenue et St-Michel. Il y avait des spectacles d’artistes et des films. Une tante m’avait amené voir Pierre Lalonde le bonheur total. Il y avait aussi au coin de la 7e avenue de biais avec Woolworth un magasin de linge et un 2e entre la 7 et la 8, la plupart des gens du quatier allait acheté les vetements dans ces 2 magasins (beau bon pas cher). Le restaurant Habib, les magasins de chaussures etc.. Aujourd’hui la rue masson est devenu une rue de restaurant, il n’y a pratiquement plus de belle boutique. Les temps changent.

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  26. yolande audet dit :

    J’ai encore beaucoup de souvenirs de Rosemont. Mariée en 1957, nous avons habité Rosemont quelques années pour choisir la paroisse St-François d’Assise de Longue-Pointe pour élever notre famille de sept enfants. Mon mari décédé en 1990, je suis revenue en 2002 et j’habite maintenant la Maison Alléluia en arrière de l’église. Pour ceux qui ne seraient pas au courant, l’école Ste-Philomène fût démolie en 1987 (du temps du maire Jean Drapeau) et a été remplacée par la Maison Alléluia, résidence pour personnes autonomes. Née sur la deuxième avenue, baptisée, mariée à l’église Ste-Philomène (maintenant St-Esprit), je suis revenue pour plusieurs années…..

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  27. yolande audet dit :

    pour Gaetan Bouthillier. J’attends toujours vos commentaires.

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  28. pierrette charron dit :

    Bonjour merci pour ces beaux souvenirs ,je suis née moi aussi a Rosemont en 1950 J,ai fait mes études a st Philomène j,ai travailler pendant plusieurs année sur Masson entre la 3iem et 4iem certaine se souviendrons surement du salon de coiffure Katerina tenu par la femme du propriétaire du restaurent Miss Masson lui aussi disparu comme tous les autres resto du temps.Merci de nous faire revivre de si beaux souvenirs (Pierrette)

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