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Vincent Marissal veut ajouter 30 classes dans Rosemont

Lors d’une autre journée de canicule — c’était un 28 aout —, le candidat de Rosemont donne rendez-vous à la Brûlerie Saint-Denis, sur Masson. «Au moins, ils ont la climatisation.» Son début de campagne est aussi chaud que la température extérieure. «L’accueil est chaleureux, le monde est réceptif en porte-à-porte.»

Ancien journaliste et chroniqueur au journal La Presse, Vincent Marissal habite dans la circonscription depuis une vingtaine d’années, un atout indéniable pour lui, puisqu’il est au contact de la réalité des citoyens tous les jours et des problématiques qu’ils vivent, selon lui. Et, en priorité, le manque de classe dans Rosemont.

«Avec ma femme, on élève quatre enfants, mes voisins ont des enfants, chez moi, l’été, c’est quasiment un CPE. C’est une réalité que je connais et que je comprends. Et j’ai des propositions pour mettre fin à la pénurie des classes dans Rosemont, qui est une pure absurdité.»

«Vraie» gratuité de l’éducation, retrait des subventions aux écoles privées pour les réinvestir dans le système public, budget important pour la rénovation et l’agrandissement des écoles, avec l’ajout d’au moins 30 classes dans Rosemont.

Si leurs adversaires les accusent de «pelleter des nuages», Vincent Marissal rappelle que ce sont ces adversaires qui ont mis les écoles dans cet état.

«Il manque 1,8 milliard de dollars aux écoles du Québec pour l’entretien, et je ne parle même pas des nouvelles écoles que ça nous prendrait. Le gouvernement Couillard qui a coupé à peu près partout dans les 3 années de son mandat. Les libéraux pensent que c’est peut-être rentable électoralement, mais pour une saine gestion d’une province, c’est complètement débile. Par quelle pensée magique s’est-on dit qu’il ne se passerait rien? Les néolibéraux vont te dire “oui, mais ça va couter de l’argent”, mais si tu ne fais rien maintenant, ça va te couter le double dans dix ans!»

Logements sociaux

Si la ville de Montréal est maintenant apte à agir dans le dossier des logements sociaux, le candidat solidaire pense que le provincial doit soutenir les demandes de la ville.

«Il va falloir réinvestir en collaborant avec la mairie. Et la collaboration se conjugue le plus souvent avec un signe de dollar. On a beaucoup coupé dans le programme de logements sociaux du Québec depuis des années. On laisse mourir à petit feu les projets de coopératives, qui étaient très populaires dans les années 70 et 80, et qui sont malheureusement passées de mode. On est tout au condo ici, à part dans certains projets récents, mais où on n’a pas atteint, de loin, le minimum de logements sociaux requis.»

De gauche à droite : Agata la Rosa du parti libéral du Québec, Vincent Marissal de Québec solidaire, Sonya Cormier de la Coalition avenir Québec et Jean-François Lisée du parti Québecois. Photo : RueMasson.com

Député de l’opposition, de facto

Québec Solidaire était clair dès le début de la campagne : ils ne seront vraisemblablement pas au pouvoir au lendemain du 1er octobre. Vincent Marissal le conçoit, si bien que pour lui, être dans l’opposition tire plus d’avantages que d’inconvénient.

«Pour un groupe de gauche, c’est quasiment un avantage, parce que dans notre société et notre régime parlementaire, ça prend une opposition de check and balance [freins et contrepoids]. Après cette élection, il va y avoir un peu de brassage chez les progressistes qui ont réellement l’avenir du Québec et l’environnement a cœur, qui vont devoir s’asseoir avec nous et discuter. Je préfère à ce compte-là être à l’Assemblée nationale comme élu plutôt que de ne pas y aller.»

Si vous aviez une baguette magique, quel problème résoudriez-vous?

«On est vraiment en retard ans la lutte aux changements climatiques. Je suis sidéré de lire des articles où on est obligé d’acheter des bus électriques en Chine. Je n’ai rien contre eux, mais comment ça se fait qu’on n’a pas développé cette filière au Québec? De tous les pays dans le monde, il n’y a que quelques endroits où on a un avantage stratégique sur le développement, c’est l’électrification des transports. La Norvège a mis un gros coup de barre dessus, mais nous ici, il y a quelque chose qu’on n’a pas compris, on a dormi au gaz pendant trop longtemps.»

 

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