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Débat consensuel dans Gouin, sans la candidate de la CAQ

L’accès aux services de santé et l’abordabilité des logements ont été au cœur de la soirée d’échange des candidats de Gouin, organisé mercredi 19 septembre, par la Coalition contre la pauvreté de La-Petite-Patrie.

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En l’absence de la candidate de la Coalition Avenir Québec, Ariane Lebel, qui a refusé le débat, et du candidat du Parti conservateur du Québec, qui ne peut pas se présenter faute de signatures pour appuyer sa candidature, le débat a été plutôt consensuel.

Seules quelques piques du député sortant, Gabriel Nadeau-Dubois, contre la politique du gouvernement libéral, représenté par Alessandra Lubrina ont brisé cette relative unanimité.

«La situation dans le service de santé ne s’est pas améliorée sur le terrain, a répondu le député solidaire à une question d’un citoyen sur la santé. La qualité et l’accessibilité se sont détériorées. La réforme Barrette a fait beaucoup du mal, et j’ai du monde qui vient chaque semaine dans mon bureau parce qu’ils n’en peuvent plus.»

La candidate libérale a rétorqué que son gouvernement avait fait des avancées importantes dans ce dossier, même si elle admet que ce n’est pas parfait.

«Il y a 1,8 million de Québécois de plus qui ont un médecin de famille. Nous avons ouvert 49 supercliniques. Qu’on le veuille ou non, cela a permis de traiter 70 000 personnes, soit l’équivalent de la population de Drummondville. Ce sont des gens en moins dans les hôpitaux. Nous allons dans le bon sens et il faut continuer le travail en donnant plus d’autonomie aux professionnels, pour qu’ils puissent se concentrer sur les cas les plus lourds.»

Olivier Gignac, candidat du Parti québécois, souhaite faire revenir des services au CLSC Beaubien et permettre une ouverture prolongée des services.

«Ce n’est pas normal qu’on doive se déplacer jusqu’à Jarry pour obtenir des services. Nous proposons aussi d’investir 100 millions d’un coup pour permettre d’augmenter de 900 000 heures le nombre de services à domicile. Les familles qui sont proches aidants ont besoin de répits.»

Logements sociaux demandés

Dans cette soirée à micro ouvert pour le public, plusieurs ont demandé aux candidat.e.s leurs positions sur l’accès à un logement abordable.

Le candidat du PQ, Olivier Gignac, a indiqué que le quartier risque fortement de s’embourgeoiser en raison de l’arrivée d’entreprises de haute-technologie dans les parages.

«Le quartier va augmenter en valeur, parce que dans le Mile Ex, Microsoft va ouvrir un laboratoire sur l’intelligence artificielle, qui vient avec de gros emplois. Et je ne parle même pas de la présence du campus [Outremont, de l’Université de Montréal]. C’est de la gentrification avec un grand g, il faut aller vite sur les dossiers des Centres de la petite enfance et les logements sociaux.»

Il a toutefois indiqué ne pas être assez à l’aise pour parler de ce dossier «pointu» du logement. Bien qu’il souhaite limiter la possibilité de convertir des triplex en condos indivises, il estime qu’il faut trouver un équilibre entre la protection des locataires qui résident déjà dans le quartier et l’attraction des jeunes familles qui veulent s’y installer.

«Le quartier n’est pas immunisé contre la gentrification, a admis Alessandra Lubrina, avocate en droit familial. Il faut lutter contre ce phénomène, afin de permettre aux gens qui vivent ici de demeurer ici. Nous allons augmenter le nombre de logements sociaux à construire.»

Elle a ajouté qu’il faudrait «trouver des ententes avec les promoteurs pour qu’ils insèrent des logements à loyers modiques», alors que des règles de l’arrondissement existent déjà dans ce sens.

Gabriel Nadeau-Dubois a rappelé que depuis 28 ans, 20 % des logements dans Gouin ont été retirés du marché locatif. Son parti s’est engagé à construire 50 000 logements sociaux au Québec et souhaite encadrer la pratique de locations privatives de type AirBnB, qui «cannibalise le quartier», selon lui.

Parmi les autres enjeux débattus dans la soirée, le député sortant solidaire a réaffirmé que son parti est le seul à vouloir chercher de nouveaux revenus, à hauteur de 12 milliards de dollars, dans la poche des grandes entreprises et des Québécois les plus riches, afin de réinvestir dans les services publics.

Olivier Gignac a indiqué vouloir imposer la taxe de vente sur les produits vendus sur internet et les services numériques comme Netflix.

Alessandra Lubrina a rappelé que son parti s’est engagé à proposer un revenu de base aux personnes atteintes de contraintes sévères au travail.

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