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Rosemont-La Petite-Patrie étudie la question des muselières pour certaines races de chien

Après la mort d’une femme à Pointe-aux-Trembles qui aurait été attaquée par un pitbull dans sa cour, le débat est relancé sur ce type de chien et la pertinence ou non de les interdire. Une autre attaque a eu lieu en mars dernier dans Rosemont. Un pitbull errant avait attaqué un petit chien dans une ruelle.

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La question des chiens ne laisse personne indifférent, la question des chiens qui ne sont pas en laisse est aussi un problème soumis par de nombreux lecteurs de RueMasson.com. Mais tout le monde ne pense pas que les chiens doivent être attachés comme le témoignait une lettre écrire par une de nos lectrices.

Impossible d’interdire les pitbulls dans Rosemont

L’Arrondissement Rosemont-La Petite-Patrie s’est questionné sur la pertinence d’interdire les pitbulls après la mort de la femme à Pointe-aux-Tremble. C’est impossible. « Il y a une clause très claire dans notre entente avec la SPCA, on ne peut interdire une race  sous peine que le contrat ne soit résilié », explique le maire François Croteau en entrevue.

La SPCA gère la fourrière animalière de l’Arrondissement depuis l’an dernier. Après le dévoilement de graves problèmes avec le Berger blanc, Rosemont a changé de fournisseur et ne désire pas un retour en arrière. 

Geneviève Pettersen, citoyenne de Rosemont-La Petite-Patrie et propriétaire d’un chien veut que l’Arrondissement agisse dans ce dossier et prenne des mesures. « Je ne sais plus ce que je pense du bannissement, mais on ne peut pas laisser ça de même. Il faut encadrer l’acquisition et la possession des pitbulls ou des chiens de type pitbull (croisés). Est-ce que ça passe par un permis, par le port de la muselière? Je crois qu’il faut regarder ce qu’il se fait ailleurs pour s’orienter. Parce qu’on sait que même si les pitbulls sont bannis dans certains pays, un marché noir se développe et qu’ils sont quand même responsables de morsures. J’en profite aussi pour rappeler que posséder un chien n’est pas un droit, c’est un privilège. Nous vivons en société dans une zone densément peuplée et il faut respecter les autres ».

Faut-il obliger les muselières?

Le maire explique que l’Arrondissement va explorer une autre avenue soit d’obliger les muselières pour certaines races de chiens. « Rien n’est décidé, on va s’informer et on va consulter les experts pour voir si on peut le faire et si c’est la bonne solution. Notre objectif est de diminuer le risque de blessure ».

François Croteau souligne qu’il est normal que les citoyens soient inquiets. « Je le suis moi-même ».

Sophie Bienvenu est une résidente de Rosemont et propriétaire d’une chienne Pitbull nommée Simone (Lire la lettre qu’elle a écrire à sa chienne et dans laquelle elle explique pourquoi elle est propriétaire de pitbull). Elle est contre l’obligation du port de la muselière. « Parce que les agressions ont lieu à la maison, la plupart du temps, et d’autre part parce que ça renforce le côté méchant du pitbull qui fait que les gens mal intentionnés s’en procurent », souligne-t-elle.

Elle propose plutôt une série de mesures qui pourraient être mises en place tant au niveau municipal que provincial. « Il faut un permis pour avoir un chien (toute race confondue) ou du moins un certificat d’avoir pris des cours de dressage, une stérilisation obligatoire pour tous les animaux (sauf pour les éleveurs certifiés)  et une interdiction des back-yard breeders et usines à chiots ».

La SPCA propose à peu près les mêmes mesures.

De son côté, la ville de Sainte-Julie en Montérégie vient de rendre obligatoire les licous pour les chiens de 20 kg ou plus.

Une réglementation plus sévère?

La SPCA de Montréal a réagi par voie de communiqué. Elle souligne qu’il faut privilégier une réglementation optimale et des solutions pratiques pour garder notre communauté sécuritaire face aux attaques de chiens dangereux – en accordant de l’importance à la responsabilité des gardiens et à la prévention des morsures, plutôt que sur l’apparence physique du chien.

« La SPCA de Montréal est dévouée à aider les autorités municipales pour l’adoption d’une réglementation qui tiendra compte du problème à la base de ces agressions, avec le développement et le renforcement du contrôle animalier mandaté – ce qui inclut la stérilisation, l’identification des animaux, une bonne éducation et la socialisation de l’animal, un contrôle efficace des permis émis et la responsabilité des gardiens pour le comportement de leur animal. Des lois plus sévères doivent être mises en place pour les animaux négligés – un facteur qui contribue souvent aux agressions canines, indépendamment de la race ou de l’apparence physique. »

Hier, on apprenait aussi que les Pitbulls sont dans la mire de Québec.

Le manque d’inspecteurs canin

François Croteau souligne qu’il y a un autre problème, soit le manque de ressources pour avoir des inspecteurs canins dans tous les arrondissements. Rosemont-La Petite-Patrie en partage un avec un autre arrondissement. « On manque de ressources, aucun arrondissement n’est capable de répondre aux besoins réels », se désole-t-il.

Il espère que le service animalier municipal que la ville centre avait promis pour 2014, mais qui a pris du retard avec un service d’inspecteur permettra de régler le problème. « Actuellement, chaque arrondissement doit faire affaire avec le privé », ajoute François Croteau.

À lire : Une fourrière municipale en 2014?

Dans l’article on annonçait une réglementation harmonisée parmi tous les arrondissements pour la gestion animalière, ce qui a été fait.

L’interdiction pas la solution?

Dans son communiqué, la SPCA soutient que plusieurs associations vétérinaires et de comportementalistes canins à travers le monde sont d’accord pour dire que les interdictions de races particulières créent un faux sentiment de sécurité.

« Les chiens n’attaquent pas à cause de leur apparence physique, mais plutôt en raison de l’environnement où ils sont élevés. La situation des chiens dangereux est une problématique sérieuse ; ensemble, trouvons des solutions efficaces pour la sécurité de toutes et tous ».

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