Le pétrole et l’élevage, des industries du passé selon le Vert

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Sameer Mulden en est à sa troisième campagne électorale dans Rosemont sous la bannière du Parti vert tant fédérale que provinciale. Une campagne qu’il fait à temps partiel, sans pancarte, et plutôt axée sur les médias sociaux. On lui a parlé au téléphone.

RueMasson.com a fait des demandes d’entrevue à toutes les personnes candidates des circonscriptions de Rosemont-La Petite-Patrie. Aujourd’hui, on vous présente Sameer Muldeen, candidat pour le Parti vert du Canada.

Il a décliné les invitations aux différents débats organisés dans le quartier. Jeune entrepreneur, il vient de lancer son entreprise en promotion de salles d’événements, principalement pour des événements culinaires ou de danses, ce qui le tient fort occupé.

De plus, en tant que vétéran du Parti vert, il a été mandaté pour accompagner les nouveaux candidats d’autres circonscriptions au point de vue logistique et administratif.

Pour le bien-être des animaux

«Le Parti vert est le parti qui défend le mieux la cause du bien-être animal, c’est pour ça que j’ai joint le parti», tient-il à préciser à l’autre bout du fil. Il a d’abord été sympathisant du parti, puis membre et, de fil en aiguille, il est devenu candidat. Il est le critique du parti en cette matière.

«Les lois contre la cruauté envers les animaux ne sont pas assez sévères au Canada.»

Il dénonce le traitement réservé aux baleines dans les parcs aquatiques en Ontario, les usines à chiots et les exportations de toute forme de produit animal. « Pour moi, l’élevage c’est comme le pétrole brut, c’est une industrie du passé », dit-il.

Il indique que l’élevage contribue à 13% des gaz à effets de serres, un pourcentage comparable à l’industrie du transport.

Selon les chiffres de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), il s’agirait exactement de 14,5 % de tous les gaz à effets de serres produits par l’humain selon les chiffres de 2013.

«Les principales sources d’émissions sont la production et la transformation de fourrage (45 pour cent du total), la digestion des bovins (39 pour cent) et la décomposition du fumier (10 pour cent). Le reste est imputable à la transformation et au transport des produits animaux.», indique-t-on sur leur site Internet.

Selon le rapport d’Environnement Canada : Tendances en matières d’émissions au Canada c’est 24% de l’ensemble des gaz à effet de serre du Canada, en 2011, qui proviennent du transport (y compris les émissions causées par le transport de passagers, de marchandises et hors route).
Il n’en demeure pas moins que le coût environnemental de l’élevage, les effets néfastes sur la santé des gens sans compter l’aspect immoral de cette pratique pousse Sameer Muldeen vers d’autres sources d’alimentation. Il est d’ailleurs végétalien depuis de nombreuses années.

Du pétrole brut à quelques kilomètres de Rosemont

« Les autres partis veulent du pétrole sécuritaire. Le Parti vert ne veut pas de pétrole du tout. On veut de l’énergie propre et durable […] Si on dépend juste du pétrole on va être mal placé lorsque viendra le temps de faire le virage nécessaire.»

Il est conscient que le changement ne peut se faire du jour au lendemain. Il dit que le Parti vert s’engage à faire des investissements dans le développement d’énergies vertes et d’énergies durables, ce qui créerait du même coup plusieurs emplois.

Il est également contre toute forme de pipeline ou d’oléoduc de pétrole qui traverserait le Québec. Le projet d’oléoduc Énergie-Est de la compagnie TransCanada ne passera qu’à quelques kilomètres de Rosemont s’inquiète-t-il. Il est prévu que la raffinerie Suncor dans l’Est de Montréal y soit connectée.

La chef du Parti vert du Canada, Elizabeth May participait d’ailleurs aujourd’hui à une manifestation contre les projets d’oléoducs, lundi, 12 octobre, à Montréal.

Pour des sénateurs élus

Sans être pour l’abolition du Sénat, le Parti vert prône plutôt une réforme démocratique pour en arriver à une meilleure représentativité dans les instances de pouvoir.

« Il faut que les gens cessent de sentir que leur vote est gaspillé […] Présentement les gens sont désabusés. Le premier ministre est capable d’être élu avec seulement 40% des voies. En plus, il y a au moins 40% des gens qui ne votent pas. On pense qu’une réforme démocratique est nécessaire.»

Il explique que son parti est en faveur d’un Sénat élu par vote proportionnel, ce qu’il juge plus représentatif de la volonté de la population.

« À la dernière élection, on a eu 5% des votes mais seulement une députée élue. Avec ce système, on aurait pu avoir cinq personnes du Parti vert au Sénat qui représenteraient les valeurs vertes. On sait que les lois doivent passer autant à la Chambre des communes qu’au Sénat.»

Plus particulièrement pour Rosemont-La Petite-Patrie, les enjeux qui le préoccupent sont le bien-être des aînés, le développement des commerces et les logements sociaux.

« Le Parti vert croit à l’approche décentralisée parce que chaque municipalité est expert de ses besoins […] On n’a pas de programmes décidés à Ottawa pour la grandeur du pays, on privilégie des transferts fédéraux de pouvoir et d’argent au palier municipal.»

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