Parler du mal de vivre

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Il y a une sorte de mot d’ordre dans les médias de ne pas couvrir les suicides pour ne pas créer un effet d’entraînement. Cependant, nous sommes d’avis que d’en parler brise les tabous et met la lumière sur le mal de vivre.

Un touchant billet de blogue a été publié dans la nuit de lundi à mardi par Maryse Millette à la suite du décès de son collègue Jean-Pierre Lord. Elle dit avoir écrit ce texte pour faire voir le suicide d’un autre angle, du point de vue des gens qui souffrent. Dans Voyage à l’intérieur de mon cerveau, elle parle de sa lutte quasi perpétuelle contre ses idées noires et sa douleur. Elle l’a partagé dans le groupe Facebook Parents de Rosemont. « Je me devais de partager. Parce que c’est une réalité. Je sais, c’est lourd. » Elle garde tout de même courageusement espoir d’aller mieux.

 

  • Chaque jour, 3 Québécois s’enlèvent la vie.
  • 80% des personnes décédées par suicide sont des hommes.

 

Nous aurions aimé écrire un article intitulé « Comment se sentir mieux en 10 étapes faciles ». Mais ce mal est fort complexe. Pour certains, c’est la bataille de toute une vie. Difficile à supporter, difficile à comprendre, difficile à traiter. Difficile, mais pas impossible.

Il y de l’aide pour quand ça va mal, des ressources insuffisamment utilisées ou financées. Alertez votre famille, vos amis, votre entourage. Même si vous pensez que ça n’en vaut pas la peine. Bien des gens pensent le contraire.

Pour les autres, qui ont le coeur plus léger, soyez bienveillants et empathiques. On sait bien que ces attitudes n’ont pas la côte, alors soyez rebelles pour accompagner une personne que vous aimez.

« Au quotidien, dans ses relations avec son entourage, chaque personne peut aider un proche confronté à la souffrance, avec les moyens dont elle dispose et en respectant ses limites. Savoir reconnaître les signes avant-coureurs, ouvrir le dialogue et trouver des solutions satisfaisantes pour la personne sont autant de façons de soutenir un proche. […] La ligne 1 866 APPELLE offre du soutien aux proches et aux personnes inquiètes pour leur entourage», indique l’Association québécoise de prévention du suicide.

Pour vous aider à Rosemont

  • Suicide Action, ligne téléphonique gratuite 24 h/ 7, 1 866 Appelle (1 866 277-3553)
  • Service psychosocial du CLSC Rosemont : du lundi au vendredi de 8 h à 20 h, rencontre d’une travailleuse sociale, sans rendez-vous, gratuit.
    2909, rue Rachel, se présenter à l’accueil.
  • Portail santé et bien-être : Prévenir le suicide
  • L’Association québécoise de prévention du suicide : Mieux comprendre la problématique du suicide

2 commentaires à Parler du mal de vivre

  1. J’accroche sur votre première phrase. La question n’est pas de parler ou non de suicide. La question est surtout « comment en parler pour éviter l’effet d’entraînement ». La sensibilisation est importante et les médias ont un grand rôle à y jouer. Lors d’un suicide, il faut éviter de parler du moyen utilisé et insister sur l’aspect multi factoriel de ce problème social complexe.
    Cela dit, Merci pour votre article qui promeut le travail des organisations qui travaillent en prévention du suicide.

  2. Oui il faut en parler média ,tv, association , les écoles tout se que vous voulez c’est bien
    et important ! la seul chose et que tout comme moi il y a des personnes qui vont garder leur
    secret du mal de vivre toute leur vie ..Car il ne peuvent faire autrement ..Et que tu sois obliger
    de vivre cette vie depuis plus d’une vingtaine année par ce que tu ferai trop de peine a ta famille et tes enfants,
    car l’amour et trop présente dans la famille et tu ne veut pas qu’ils meurent de chagrin ..Des personnes
    qui n ont jamais consulter et qui ne consulterons jamais …Pourquoi je sais pas.. de peur d’être faible ??
    Des mal de vivres on peu en soigner quelque un et bravo !! pas tous …j’ai appris a vivre avec …c,est ma vie

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