Réduction de la vitesse à 30 km/h sur les rues résidentielles (MÀJ)

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La vitesse dans les rues résidentielles de Rosemont–La Petite-Patrie est de 40 km/h et de 30 km/h autour des écoles et des parcs. Ailleurs, sur les rues artérielles c’est 50 km/h. Le maire François Croteau voudrait baisser la vitesse à 30 km/h sur les rues résidentielles.

AJOUT: L’Arrondissement a adopté une motion le lundi 1er décembre pour effectivement baisser la vitesse à 30 km/h sur les rues locales. Par ailleurs, les élus se sont montrés favorables à baisser la vitesse à 40 km/h sur la rue Viau en réponse à la question de deux citoyens.

 

Crédit photo : caribb

Crédit photo : caribb

Cependant, avant de faire ce changement, le maire veut avoir une concertation avec les arrondissements voisins. « Ce qui est important, c’est de ne pas faire ça de manière isolée, il faut le faire de manière concertée avec les autres arrondissements voisins, pour être cohérents ».

Il ajoute que tout le monde semblait favorable et ouvert à le faire, mais il faut vérifier comment le faire avec les panneaux et le ministère des Transports.

La vitesse et la sécurisation des rues résidentielles sont l’une des plaintes récurrentes des citoyens qui viennent au conseil d’Arrondissement. « C’est la demande numéro 1 des citoyens : moins de vitesse et que leur rue soit sécuritaire », reconnait le maire.

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Pourquoi réduire la vitesse?

Le maire soutient que de réduire la vitesse, ça sécurise les quartiers, mais qu’il y a d’autres moyens pour réduire la vitesse, car les policiers ne peuvent pas être partout. « On n’a pas les moyens d’avoir un policier par rue. On peut mettre des moyens en place avec le rétrécissement des rues et les dos d’âne qui vont aider à réduire la vitesse. Tout ça doit être fait conjointement. Il faut mettre en place un ensemble de mesures ».

Des « trappes à tickets »?

« Ça ne peut pas être des « trappes à tickets », car c’est surtout sur les rues locales. Mais si des policiers se placent sur un coin de rue et que 70 % des automobilistes roulent plus vite, c’est qu’il y a un problème. Si les gens respectaient les vitesses, il n’y aurait pas de problèmes. Il faut cesser de voir les rues résidentielles comme des pistes de course, si on arrive à 45-50 km et qu’un enfant sort entre deux voitures, vous n’aurez pas le temps de réagir », explique le maire Croteau.

Et les rues commerciales?

Pour le moment, la vitesse ne serait modifiée que sur les rues locales et résidentielles. Est-ce que Masson deviendrait une rue à 30 km/h? « Il faudrait voir, car ce n’est ni une rue résidentielle ni une artère principale », souligne le maire.

Il ajoute que l’expérience de la Plaza Saint-Hubert montre qu’une circulation plus lente rend l’expérience client plus intéressante et augmente l’achalandage des commerces. C’est simplement le nouvel aménagement qui a réduit la vitesse des automobilistes.

« Deux études aux États-Unis montrent que plus on diminue la part de l’automobile, plus on met l’emphase sur le piéton et le cycliste, plus les chiffres d’affaires des commerçants augmentent. D’ailleurs, il n’y a pas eu de hausse de places de stationnement sur Masson et on observe une hausse de la fréquentation », soutient le maire Croteau.

15 commentaires à Réduction de la vitesse à 30 km/h sur les rues résidentielles (MÀJ)

  1. En enfant n’à pas à sortir entre deux voitures! Monsieur Croteau semble ignorer ce fait. Ne devrions nous pas installer des sabots de denver sur toutes les autopmibiles dans le quartier au cas où un enfant ou une pauvre tite-vielle sans défense ferrait une sièste à l’ombre sous une voiture? Le nivellement par le bas
    n’est pas une solution!

    Un enfant doit avant tout être éduqué sur les dangers auxquels il devra faire face toute sa vie durant et aussi sur le fait que l’ont doit traverser aux intersections, pas là où bon nous semble. Saviez-vous qu’annuellement, plus de gens se blessent dans les escalliers extérieurs qui font partie intégrale de l’esthétisme du quartier que sur les routes locales Monsieur Croteaux? Devrions nous installer des ascenseurs? Et défacertout une quartier par l’occasion?

    Tout ce que j’entends de Croteau (à noter que j’ai laisser le « monsieur »), c’est qu’il est pratique de faire du populisme quand on est en politique et que présentement, blâmer les méchants automobilistes, ça rapporte du capital politique dans Rosemont. Mème si Laure Waridel n’y habite plus…

    De plus, ne serait-il pas plus intelligent de mettre l’augmentation de l’achalandage sur l’accroissement de la population en général? Il s’agit de mal-honnèteté intellectuelle que de mettre une variable restreinte au devant des variables principales d’une équation, qu’elle soit d’ordre mathématique ou sociologique.

  2. Sylvain

    Fait à noter, que des enfants, il y en a de moins en moins dans les rues au détriment des jeux vidéos et des jeux d’intérieur. Le maire qui mentionne qu’il n’y a pas eu de hausses de stationnement sur Masson, quel culot de dire ça, c’est sûr, tout ces beaux clients, se stationnent sur les rues résidentiels et il a le front d’augmenter les vignettes et qu’on a de la misère à se stationner…. Ahhh, les prochaines élections, quand viendras-tu???!!!

  3. Suzanne

    Je ne crois pas qu’abaisser la limite à 30 km/h plutôt qu’à 40 va permettre de discipliner les égoïstes inconscients ou verreux qui roulent à 60.
    Je crois aussi que les enfants doivent être sécurisés par d’autres moyens, parents en premier, et que c’est rêver en couleurs que d’espérer les protéger en leur pavant la route vers plus d’inconscience et d’inconséquence, ça risque juste d’en faire des chauffards plus tard (moi en premier !). On vit en ville, il y a des limites à vouloir la transformer à des fins idéologiques ou électorales.

  4. C’est déjà 30 KM/H en face de chez nous depuis toujours et ce n’est jamais respecté.

    Voter des règlements juste pour les voter et ne rien faire pour qu’ils soient appliqué ne changera rien dans la sécurité des gens, c’est juste illusoire.

  5. Sébastopol

    « Est-ce que Masson deviendrait une rue à 30 km/h? »

    Pas besoin de légiférer là-dessus voyons, c’est déjà largement le cas. Essayez juste pour le fun d’aller à plus de 20-25 km/h sur la Promenade, je ne pense pas avoir déjà été capable. Entre les camions de livraison stationnées en doubles, les automobilistes qui cherchent un stationnement, ceux qui cherchent la bonne avenue sur laquelle tourner et ceux qui flânent tout simplement en regardant les façades en auto, pas de place pour la vitesse, et c’est correct comme ça. Belle preuve d’auto-régulation ici sans avoir besoin de légiférer à tout prix. La rue Masson est très très loin d’avoir des problèmes avec la vitesse, je n’ai d’ailleurs jamais entendu quelqu’un s’en plaindre…

  6. Aldebrana

    Vous voulez plus de sécurité? Appliquez le règlement selon lequel on n’a pas le droit de stationner à moins de 5 m d’une intersection. Bon nombre des rues résidentielles donnent sur des rues où les automobilistes dans l’autre sens n’ont pas d’arrêt. Traverser ces intersection sans encombre relève de l’exploit quand il y y a une minifourgonette stationnée juste sur le coin. Je ne parle pas des piétons ici, mais des automobilistes. (bien que ce soit dangeureux pour les piétons aussi) Vous voulez arrêter la vitesse? Des arrêts à tous les coins sur Laurier ce serait un bon début.

  7. En effet, l’application du Code de la sécurité routière dans le cas des zones de 5 mètres est une chose extrêmement importante. Sauf que c’est au spvm qu’il faut le demander, puisque ce dernier refuse de le faire sous des prétextes qui n’ont rien à voir avec ses compétences.
    Le contrôle de la vitesse dans les rues résidentielles (ou réseau local) est l’un des facteurs les plus efficaces pour réellement ralentir les esprits sportifs déplacés. Cela se cumule avec des saillies de trottoir, des ralentisseurs, et un aspect visuel qui ne laisse pas croire que l’on peut aller « vite ». Bien évidemment, il est impossible de réellement avoir un contrôle policé de la vitesse sur tout le réseau local. Mais personnellement, je vois d’un bon oeil cette mesure, qui de toute façon risque d’être nécessaire, au regard de l’ensemble des propositions faites au provincial dans le cadre de la modernisation du Code (tout le monde demande 30km/h sur le réseau local, y compris les chauffeurs et professionnels, comme la police).
    Maintenant, prétendre que des enfants ne peuvent jouer dans les rues me saigne un peu. C’est comme prétendre que les quartiers résidentiels sont d’abord des lieux de passage que des lieux de vie. Parce que oui, des enfants sont éduqués par leurs parents et surveillés, mais tout peut arriver dans la vie. Si l’on conduit sans pouvoir être capable de faire face aux imprévus, alors il ne faut pas conduire. C’est un grand privilège en 2014 que de conduire une auto dans des petites rues! Et une invitation ça se respecte.

  8. Pauline

    «  »C’est un grand privilège en 2014 que de conduire une auto dans des petites rues! Et une invitation ça se respecte. » » En quoi dois-je demander la permission à quelqu’un? Au nom de qui, de quoi? Comment et pourquoi c’est devenu la propriété à quelqu’un plutôt qu’un autre? Ben voyons donc, les yeux me saignent à lire ces inepties!

  9. Désolé, je ne parle pas en ce sens. Le principe est qu’un quartier résidentiel est d’abord un lieu de vie où des personnes demandent de vivre en toute quiétude. L’automobile est aujourd’hui invitée en ce sens qu’elle représente un potentiel de risque énorme pour des personnes plus vulnérables, notamment et surtout dans ce genre de rue, qui n’est pas conçu comme un lieu de transit. Et de plus en plus, ces quartiers verront leur espace occupé par des personnes qui « utilisent » l’espace. Lorsque je conduis dans ces secteurs, j’attache donc une grande importance à cette « vie » de quartier. Et au regard de l’ensemble des développements faits par les villes dans le monde, une priorité commence à naître aux usagers dits « plus vulnérables », comme des personnes âgées, des enfants, des personnes à mobilité réduite, des personnes en vélo, etc… C’est en ce sens qu’on devient des invités dans ces secteurs. Je n’entends absolument pas une quelconque permission à accorder.

  10. Bobby Lachiansa

    @Pauline, tu possède un « permis » de conduire et non un « droit » de conduire. Tu es redevable à tous les autres utilisateurs de la voie publique lorsque que tu circule sur celle-ci. Que ce soit en voiture, à vélo, en triporteur ou simplement à pied, il y a des règles qui permet à la cohabitation de tout ces usagés d’exister. Alors, oui, je suis vraiment d’accord avec cette idée. Si cela peut favoriser cette cohabitation.

  11. Jean-François Lapierre

    La différence entre une zone de 30 km/h et de 40 km/h c’est qu’à 60 km/h la contravention sera doublée plutôt qu’à 80 km/h. Cela pourra réduire la vitesse de ceux et celles pour qui seule la crainte d’une amende salée a un effet.

  12. Coudonc, va-t-il falloir en venir à pousser notre voiture pour la faire rouler. On va pas faire du  »Ferrandez » dans Rosemont.
    Comme plusieurs l’on dit, c’est l’éducation et une présence policière qui établie les règles.

    Si les piétons, les cyclistes et les voitures portaient attention à l’environnement qui les entourent. On aurait pas ces discussions.

    Si les piétons, les cyclistes et les voitures respectaient la signalisation, le civisme et le respect de l’autre. On se porteraient mieux.

    Pour ce qui est des craintes d’avoir une contravention. Faudrait que la police y soit présente.

  13. Marc Girard

    Quoiqu’on habite en ville, Rosemont est déjà un quartier tranquille. Ceux qui veulent la quiétude à 100% n’ont qu’à déménager à la campagne. 40k/h est tout à fait suffisant. Aussi, il faudrait qu’il y ait de l’information et de la publicité au sujet des passages de piétons: très peu d’automobilistes les respectent, car c’est assez nouveau à Montréal.

  14. Bobby Lachiansa

    Très bonne nouvelle! En passant @Marc Girard, l’article du Code de la Sécurité Routière qui stipule que lorsqu’un piéton s’engage dans un passage pour piétons, le conducteur d’un véhicule routier doit immobiliser son véhicule et lui permettre de traverser, existe depuis 1986!?!

  15. David Chrétien

    @Bobby Lachiansa

    En effet, si un piéton s’engage sur un passage piéton, les autres usagers doivent lui céder le passage.

    Ça ne veut pas dire qu’un piéton doit mettre un pied sur un passage piéton si le trafic ne lui permet pas de le faire en toute sécurité. Autrement dit, tant qu’il y a du trafic, les piétons sont invités à attendre que la rue se dégage avant de s’engager. On s’entend très bien que lorsqu’il y a des bouchons à l’heure de pointe, il faut bien qu’à un moment les piétons puissent traverser. Les automobilistes ne devraient pas trop « chialer » vu que de toute façon ils roulent au pas dans ce temps là. Mais quand la circulation est fluide, s’engager sur la chaussée sans s’être assuré que la voie est libre, relève de l’inconscience pure.

    Trop de piétons s’imaginent faussement que les automobilistes n’ont que ça à faire de laisser passer tous les autres usagers de la route avant eux-mêmes.

    Le code de la route, il ne suffit pas de l’interpréter selon un seul angle.

    Pour remédier aux problèmes « supposés », soulevés par certains élus (il semblerait, selon eux, qu’il y aurait des blessés graves à tous les coins de rue de Montréal à tous les jours. On se demande même comment ça se fait que les ambulanciers et les urgences ne soient pas plus occupées, pourquoi ne pas faire de l’éducation auprès des enfants. C’est bien beau vouloir tenter de mettre de la ouate tout autour de tout le monde, mais ce n’est pas la meilleure façon de réduire les accidents.
    Le meilleur exemple est l’alcool au volant. Les jeunes, à force d’entendre que conduire en état débriété était mal, on finit par accepter de modifier leurs habitudes en désignant un chauffeur sobre durant leur soirée. Ça n’empêche pas les récidivistes de continuer à boire avant de conduire, peut importe les mesures votées et mises en place.
    Ça va être la même chose pour les générations futures et la circulation en ville.
    En éduquant les enfants au primaire (et pourquoi pas à la maternelle), genre 1 à 2 heures par an, sur les façons de traverser, de « jouer » dans les rues », des risques de jouer près d’une rue passante devrait finir par les conscientiser sur les dangers de la rue. Les parents devraient renforcer à l’année longue ces concepts sécuritaires.

    Je vous rappelle que la majorité des tickets distribués dans les zones scolaires le sont à des parents qui sont pressés de dropper leurs enfants à l’école. Alors avant de placer des autocollants « Bébé à bord » ou des pancartes, « Ralentissez, ça pourrait être vos enfants » on devrait se questionner sur la maturité de certains parents.

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