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mardi le 20 août
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Animer les espaces publics : des projets souvent éphémères mais un enjeu toujours constant

Afin de promouvoir une cohésion et une vue d’ensemble des initiatives culturelles dans l’arrondissement Rosemont-Petite-Patrie, Les Rendez-vous culturels ont vu le jour sous l’impulsion du Regroupement Arts et culture Rosemont-Petite-Patrie qui regroupe de nombreux partenaires qui sont autant d’acteurs de la vitalité du quartier. Événement annuel, Le Rendez-vous culturel s’est déroulé pour une quatrième année consécutive sur le thème de l’aménagement et l’animation des espaces publics au marché Jean-Talon le 25 octobre dernier.

Mobilisation artistique et citoyenne, la table de concertation invite citoyens, artistes et intervenants divers à réfléchir ensemble à la place des arts et de la culture dans l’arrondissement. Le but est d’offrir un moment d’échanges et de partage de même que de favoriser le développement et le rayonnement de Rosemont-Petit-Patrie.

À peine le pied franchi sur la mezzanine du Marché Jean-Talon, les participants ont été accueillis par une prestation de Toxique Trottoir dans laquelle plusieurs comédiens racontaient des anecdotes des années 1950 au travers de personnages originaux tels une circassienne, un chauffeur de tramway, un curé et autres. Chacun d’eux profitait d’un décor enrichit de photographies fournies par la Société d’histoire Rosemont-Petite-Patrie. Deux cartographies étaient également distribuées qui répertorient les multiples lieux de diffusion et les œuvres d’art public, dont certaines d’artistes reconnus dont Armand Vaillancourt, Sylvia Daoust ou Adad Hannah pour ne nommer que ceux-là.

L’activité a débuté par une présentation éclair de six organismes œuvrant dans la communauté, leur offrant ainsi une tribune afin d’atteindre un nouveau public : Créasphère, salle multimédia située dans la bibliothèque Marc-Favreau; 3.14 Collectif pour la distribution créative de films; Carrefour Montrose, un groupe d’entraide bénévole proposant des activités aux aînés; Terres en vue encourageant la diffusion de la culture autochtone; Scène ouverte, un centre artistique de production multidisciplinaire; puis enfin Studio Caravane, une salle de spectacle, de cours, d’ateliers, etc.

La table ronde a réuni six communicateurs. Un modérateur, Martin Hurtubise, agent culturel pour la Maison de la culture Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension, qui a aussi profité de l’occasion pour résumer le mandat du programme Hors les murs qui organise des spectacles extérieurs ou intérieurs, performances, activités de médiation dans son arrondissement d’action. M. Hurtubise a par ailleurs insisté sur la nécessité d’impliquer les organismes de son milieu pour toute initiative d’animation de l’espace public.

Ensuite, cinq panélistes ont tour à tour fait une présentation. La première intervention a fait la place à Juan Torres, professeur adjoint à l’Institut d’urbanisme de l’Université de Montréal, qui a expliqué que le but de l’espace public aménagé est de susciter l’animation. Néanmoins, la complexité des facteurs qui influence sur tout projet d’aménagement urbain rend impossible de prévoir avec exactitude de sa réussite ou de son échec, voire de son détournement. Il est toujours nécessaire de travailler dans l’éphémère. Pour les administrations, il est donc ardu d’encadrer adéquatement les démarches et une réflexion sur le cadre réglementaire qui doit entourer les propositions d’animation et d’aménagement d’espaces publics reste à préciser.

Deux intervenantes sont venues présenter des exemples réalisés en 2014. Fanny Bertrand-Giroux, agente de développement de l’arrondissement de Rosemont-Petite-Patrie a fait un retour sur l’animation de la Place Shamrock adjacente au Marché Jean-Talon. Elle a souligné l’importance d’un certain leadership de la ville dans la coordination pour s’assurer d’un succès dans la revitalisation d’un espace public. On y arrive par un urbanisme qu’elle décrit comme étant tactique par des actions ciblées afin d’encourager l’appropriation d’un lieu isolé par le public. Mistaya Hemingway, quant à elle, a fait un tour d’horizon des enjeux du Marché des Possibles qui a eu cours durant huit semaines sur un terrain sous-exploité du Mile-End.

Lucas Jolly de la Compagnie Mobile Home est venu témoigner de son expérience en tant que performateur public. La rencontre avec le public est au cœur de son travail. Mikael St-Pierre est venu présenter l’organisme Urburb. Urburb cherche à inventorier les terrains vagues de Montréal et à fournir un soutien aux idées de citoyens qui désirent les revitaliser par des réalisations qui peuvent être des plus diverses.

L’activité s’est terminée par un atelier d’idéation collective sur deux projets qui doivent voir le jour en 2015 et 2016 : L’Espace Beaubien pour la mise en réseau de la station métro Beaubien avec la Plaza St-Hubert et l’installation d’une future place publique. La seconde discussion s’est penchée sur la Place Rachel du Technopôle Angus, la première place publique des quatre prévues sur le site, qui sera vouée à accueillir les événements du quartier.

Mme Hemingway a rappelé qu’une responsabilité accompagne la mise en place de projets qui dynamisent les lieux publics. En effet, on passe d’un espace sans identité à une place qui devient significative pour les citoyens. Ainsi, les acteurs qui participent à ces initiatives sont aussi des créateurs de souvenirs.

Pour plus d’information sur les activités et membres du Regroupement Arts et culture Rosemont-Petite-Patrie.

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