Widget Image
Dernières nouvelles
Restez en contact :
dimanche le 20 octobre
HomeConsommationUn équilibre commercial fragile

Un équilibre commercial fragile

On entend moins souvent parler des effets de l’embourgeoisement sur les commerçants. Si on salue généralement l’arrivée d’une plus grande variété dans l’offre commerciale, tous s’entendent sur l’importance de conserver des magasins abordables.

« Pour faire vivre une artère commerciale diversifiée, ça prend de l’argent. Les gens disent que ça les emmerde, car les lattés sont trop chers, mais il y a plein d’autres choses qu’ils peuvent acheter », lance Paul Lewis, doyen de la Faculté de l’aménagement de l’Université de Montréal. En effet, une augmentation de l’offre de produits plus chers ne s’est pas soldée par une diminution significative de l’offre de produits abordables dans le quartier.

Jean-François Lalonde de la CDEC Rosemont-Petite-Patrie pense que le développement actuel des artères commerciales est tout à fait correct. « Des commerces ouvrent et ferment et il n’y a pas tant de grosses chaînes que ça. Beaucoup sont indépendants et la propriété de résidents du quartier. C’est très positif. »

Monsieur Lalonde souligne une particularité sur la rue Masson, où le tiers des bâtiments appartient à un seul propriétaire : la famille Shiller. Mais cette concentration a aussi des effets positifs sur la mixité et la revitalisation. Un propriétaire de nombreux locaux a tout avantage à diversifier ses locataires, éviter la « cannibalisation » et souhaiter qu’ils aient du succès en affaires.

Plus les locaux sont chers, moins une petite entreprise familiale sera capable de faire ses frais et plus grandes sont les chances que seule une grande chaîne ait les moyens de s’installer. C’est un équilibre fragile.

Pour lire notre dossier sur l’Empire Shiller

No comments

leave a comment