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vendredi le 16 novembre
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Jonglant entre sa première campagne électorale et ses travaux de session universitaire, la jeune candidate pour le Parti vert dans Rosemont, Ksenia Svetoushkina, travaille à faire connaître davantage le renouveau au sein de sa formation. Elle veut aussi porter l’attention des citoyens sur les enjeux environnementaux, beaucoup trop absents selon elle des autres discours politiques véhiculés.

RueMasson.com a fait des demandes d’entrevue à toutes les personnes candidates des circonscriptions de Rosemont et Gouin. Aujourd’hui, on vous présente Ksenia Svetoushkina, candidate du Parti vert du Québec dans Rosemont.

Ksenia Svetoushkina, candidate du Parti vert du Québec dans Rosemont.

Ksenia Svetoushkina, candidate du Parti vert du Québec dans Rosemont.

La voix un peu tremblante – c’était sa première entrevue – la finissante en sciences politiques à Concordia  raconte comment elle a décidé, après avoir suivi l’évolution du Parti vert sous son nouveau chef, Alex Tyrell, un ancien camarade de classe, de se présenter comme candidate. «La plateforme a été complètement revue et les principaux thèmes modifiés, avance la jeune femme de 25 ans. L’environnement est toujours aussi présent, mais plusieurs point en matières d’économie et de logements ont été ajoutés. L’équipe a beaucoup changée et est beaucoup plus jeune. »

La candidate admet qu’informer les gens sur ces changements est un travail de longue haleine dans le fief du ministre sortant Jean-François Lisée. «Ça fait plusieurs années qu’on existe au Québec, mais avec notre nouveau chef, ça fait un peu moins d’un an. Les gens ne nous connaissent pas, constate-t-elle. Quand j’ai fait le tour dans Rosemont, les jeunes m’ont parus plutôt au courant, mais dans la majorité des secteurs résidentiels, c’est [pour] le PQ à 100%.»

Si Ksenia Svetoushkina n’a pas choisi le circonscription où elle se présente, elle dit s’y sentir plutôt familière. Sur le plan écologique, il y a selon elle beaucoup à faire dans Rosemont. «Ce serait vraiment super de travailler sur des jardins communautaires, entre autres sur les toits. Ce n’est pas très vert je trouve comme quartier», laisse-t-elle tomber. Même si la collecte de compostage a été instaurée graduellement dans le quartier, elle estime qu’il faudrait continuer à sensibiliser les résidents du quartier avec autant sinon plus de rigueur.

Le volet communautaire pourrait également être déployé davantage dans Rosemont. «Les ruelles vertes, j’en ai vues plusieurs, poursuit-elle, mais à Verdun où j’habite, ils ont par exemple commencé à travailler là-dessus avant, pendant deux à trois ans et maintenant c’est vraiment parti. Ça pourrait être la même chose ici, [au même titre que de] planter davantage d’arbres.»

La priorité revient toutefois selon elle à l’amélioration du service de transport en commun dans le secteur. Dans l’objectif à long terme d’éliminer la dépendance au pétrole, mais aussi, insiste la verte candidate, pour permettre aux résidents de mieux gérer leur budget. «Je regardais les statistiques et la majorité des gens font environ 30 000$ par année par maison. Ce n’est pas assez pour supporter une famille et avoir une voiture, explique-t-elle. Et ça leur prend en moyenne une demi-heure pour avoir accès à certaines commodités ou pour se rendre au travail. C’est beaucoup de temps perdu!», s’exclame celle qui voudrait voir s’ajouter des lignes de bus.

En ce sens, elle juge que le péquiste Jean-François Lisée n’a pas les mêmes préoccupations que ses électeurs bien qu’il jouisse d’une riche expérience. «Il n’a tellement pas la même qualité de vie que les gens de Rosemont, je pense que ce ne serait pas une évidence pour lui d’être à l’écoute et de savoir comment améliorer celle-ci, à moins qu’il s’agisse de choses qui touchent les business.»

Enjeu peu sexy
L’étudiante en politique se désole de constater qu’autant d’énergie soit consacrée dans la présente campagne aux enjeux identitaires, elle dit bien y reconnaître la joute de la division. «Ce qui est différent avec nous, c’est qu’on est le seul parti où il y a des souverainistes et des fédéralistes qui travaillent ensemble pour un Québec uni», argue la candidate, elle-même fédéraliste. Elle ajoute par ailleurs que le Parti vert est l’unique parti à s’opposer entièrement au projet de Charte péquiste, contrairement à d’autres partis qui ont des réticences sur certains points seulement.

Les enjeux environnementaux ne séduisent pas, entre autres parce que trop d’importance serait accordé à l’immédiateté des résultats, s’explique la jeune politicienne. «On dirait qu’ils (les autres chefs) ont lu des documents et des études et qu’ils ne sont pas assez intéressés à cet enjeu, parce qu’on parle de quelque chose à long terme. Tout est vu à court terme, on leur demande ce qu’ils veulent accomplir en le moins de temps possible et pas nécessairement par des mesures de qualité. Les questions environnementales demandent beaucoup de temps, plus que la durée d’un mandat.»

D’origine russe, Ksenia Svetoushkina suit avec intérêt les enjeux politiques internationaux si bien que provinciaux. Si son plan de carrière n’est pas au beau fixe, elle cache difficilement son sourire à l’idée évoquée d’une future implication politique à une autre échelle.

Consultez notre section spéciale sur les élections provinciales 2014 avec les entrevues des candidat-e-s des circonscriptions de Rosemont et Gouin.

Latest comments

  • Je ne pense pas qu’elle parle du bon Rosemont ! que sait-elle de notre arrondissement absolument RIEN car nous avons des ruelles vertes et en bon nombre (bon pas derrière chez moi à cause d’un C…. de voisin pro béton), nous avons des jardins communautaires, des plantations en masse dans les rues, des aménagements verts ! Si Verdun est si bien et mieux elle n’a qu’à se présenter là-bas on ne la retient pas !!!

  • Faux. Il n’y a plus de souverainistes au Parti vert du Québec… ni de neutralité constitutionnelle comme statuée sous mon règne. Le PVQ est fédéraliste mené par un dictateur sans scrupule qui nomme ses amis-es étudiants-es anglais partout où il peut trouver des disciples anti-chartes

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