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mardi le 23 octobre
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Parcours M : les tableaux blancs de Chantal Fontaine Hébert

Depuis quelques semaines, les vitrines du Parcours M montrent les oeuvres très hivernales de Chantal Fontaine Hébert. Une exposition aux couleurs de l’hiver, blanc, beaucoup de blanc, un peu de gris et du noir. On a rencontré l’artiste dans son atelier de la 5e Avenue, au sud du boulevard Saint-Joseph.

Pour créer, Chantal Fontaine Hébert s’installe dans un grand garage aménagé en atelier ouvert sur une grande porte vitrée qui fait le plein de la précieuse lumière des courtes journées hivernales. Dans cet espace, elle peint, donne des cours de calligraphie et d’enluminure, fabrique son encre avec son petit fils de 4 ans qui habite juste en face. « Tu m’aides, je vois plus clair avec toi», lui dit-elle souvent quand il commente ses tableaux.

Chantal Fontaine Hébert dans son atelier de la 5e Avenue. Photo: RueMasson.com

Chantal Fontaine Hébert dans son atelier de la 5e Avenue. Photo: RueMasson.com

Les enfants, devant les oeuvres, sont ceux qui disent le plus vrai, croit-elle. «J’avais 12 ans quand mes parents m’ont amenée à ma première exposition. C’était Jean-Paul Riopelle. Devant une de ses oeuvres, j’ai pleuré et j’ai dit à ma mère : un jour de vais faire ça.» Ce jour, c’est maintenant.

Chantal Fontaine Hébert a longtemps habité Rosemont. Elle a eu un bureau de rédaction et un bureau d’ingénierie avec son mari. L’art visuel n’était qu’un passe-temps.  «Au collège dans mes cours de dessin, j’avais toujours de mauvaises notes. Les cours obligeaient la technique, mais l’arbre de mon imaginaire n’était pas celui que la Soeur voulait que je dessine», se souvient-elle. Elle s’est alors tournée vers la littérature et la rédaction. Elle a publié trois recueils de poésie. Cet art l’a amenée à « explorer ce qui était sous les mots : l’encre, le papier.»

Elle s’intéresse alors à la calligraphie dont on remarque la forte influence dans ses oeuvres : la calligraphie japonaise, la calligraphie arabe. L’exposition Intersection du Parcours M présente des pièces zen, dépouillées, dans l’esprit japonais.

Dans le quartier, elle a exposé au Studio Locomotion dans Angus en 2010. Ses oeuvres ont été vues en France, en Roumanie et en Belgique où elle a remporté une médaille de bronze pour son tableau Intersection II, au Musée du Beffroi à Bruges.

Dans sa démarche, elle reste fidèle à elle-même. Elle produit beaucoup dans la gestuelle, mais une gestuelle pensée. Elle tient à ressentir l’émotion, son émotion à elle. Une fois le tableau peint, le public doit le terminer. « C’est au voyeur de continuer le processus de création», dit-elle.

Comme on peut s’approprier une chanson, un poème ou un texte, pour leur donner la signification qui nous fait vivre les émotions dont on a besoin. C’est dans des cas comme ça que l’art peut sauver la vie, nous sortir du désespoir ou nous donner du courage, croit-elle.

L’exposition Intersection dans le Parcours M dans des vitrines de commerçants de la Promenade Masson se poursuit jusqu’au 26 mars.

Latest comments

  • J’ai vu plusieurs tableaux de cette artiste et ils sont tous beaux. J’en ai achete deux et je prends toujours plaisir a les regarder.Bravo madame!

  • Le nom du peintre est Riopelle et non Riopel

  • Merci Lisa Marie pour cet article qui nous fait connaître l’artiste derrière son oeuvre.

  • Madame Fontaine, Chantal pour nous, est une amie de longue date dont la générosité intérieure et le sens artistique ne se sont jamais démentis au fil des ans. Son œuvre grandit avec elle.

    Yvon Pesant, Saint-Marcel-de-Richelieu

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