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dimanche le 22 septembre
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Construire l’espace ou le suggérer : la peinture de Stéphanie Homier

Quelques peintures réalisées sous la plume de Stéphanie Homier ornent le Café Lézard durant le froid mois de février. Vous avez jusqu’au 28 février pour les admirer.

Les œuvres, toutes des acryliques sur toile, mettent en place deux types d’univers abstraits, chacun dévoilant sa personnalité propre. Artiste multidisciplinaire, Homier se spécialise en peinture bien sûr, mais également en art d’impression et en sculpture.

De la Série C, une toile de Stéphanie Homier

De la Série C, une toile de Stéphanie Homier

Sept acryliques sur toile décorent le restaurant du Café Lézard, la succursale sise sur la rue Masson, exposant le travail de l’artiste peintre Stéphanie Homier.

L’artiste y montre deux séries. Une d’entre elles élaborant une structure construite, plus intellectualisée, alors que l’autre s’intéresse davantage à la gestuelle du créateur.

En effet, dans la série intitulée Mouvance Éphémère, dont cinq œuvres sont présentées dans l’exposition, on dénote un souci de construction formelle au travers l’usage de formes organiques enchevêtrées, aux lignes contours clairement délimitées, ressemblant souvent à des feuilles mortes.

La profondeur est créée par une juxtaposition de ces formes indéfinies, faisant apparaître un lieu tridimensionnel. Et ce, grâce à l’emplacement de chacun des motifs en autant d’étages, jusqu’à atteindre un arrière-plan opaque qui bloque le regard et circonscrit l’espace.

Cet étagement rend perceptible une impression de spatialité. L’artiste s’intéresse à l’architecture, ce qui est apparent ici. La courbe omniprésente dans les motifs atténue l’aspect construit et organisé des toiles de la série, mais la structure sous-jacente demeure visible. Les couleurs participent également au rappel d’une certaine matérialité.

Les verts, bruns et rougeâtres dominent; les fonds sont sombres. L’artiste nous amène dans une réalité bien tangible, près de la terre. Néanmoins, les objets – puisque bien qu’on soit ici dans une abstraction, celle-ci n’est pas sans rappeler une nette structure figurative – sont en apesanteur, s’opposant à notre compréhension d’un environnement réel où la gravité agit.

Dans la série C au contraire, les lignes sont plus douces, révélant le geste du peintre. L’abstraction prend également davantage d’envergure dans les œuvres. Le fond semble laisser l’espace plus vaste, ou infini. Il s’étend jusqu’à un horizon blanchâtre qui nous entraîne vers un environnement onirique.

L’espace est ici plus épuré. Le mouvement et la spontanéité prennent toute la place. Les deux œuvres de la série C proposent des tonalités généralement pâles. Le blanc domine, seules quelques touches colorées tout en finesse viennent pigmenter la surface. L’ensemble démontre une ambiance sensible, plus près de l’émotion que la série des Mouvances Éphémères.

Homier, en peu d’œuvres, donne à voir deux démarches qui se distinguent, mais témoignent d’un même intérêt pour l’invention d’un lieu imaginé.

Café Lézard : 3119 rue Masson : jusqu’au 28 février 2014

Stéphanie Homier

 

 

 

 

Latest comments

  • Un grand merci à toi Julie pour ton bel article sur mon travail. Je trouve cela bien écrit. Je suis très reconnaissante et je tenais à te le souligner! Merci encore, bonne journée!

  • Un excellent commentaire. Je trouve qu’ il reflète vraiment.
    ce que l’ artiste veut nous livrer.
    Cécile.

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