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La grande variété du monochrome

Du 18 janvier au 1er mars, la galerie Art Mûr explore la thématique du monochrome par le travail de plusieurs artistes qui s’y intéressent franchement ou se situent à la limite de cette pratique : Yves Gaucher, Neil Harrison, Braden Labonte, Michelle Lundqvist, Guido Molinari, Barbara Todd, Claude Tousignant, Henri Venne et Jinny Yu sont présents.

Les artistes rassemblés se distribuent sur trois générations, des Plasticiens dont le travail abstrait a débuté dès les années 1950, jusqu’aux travaux d’une relève canadienne toujours attirée par l’aspect formel.

Barbara Todd, Inside Night

Barbara Todd, Inside Night

De la rue Saint-Hubert, le visiteur est happé par une installation haute en couleurs de Claude Tousignant qui se déploie sur deux étages. À travers quatre vitres de l’immeuble de la galerie, Composition murale #1 nous prouve bien avant de pénétrer dans l’exposition que le thème de la monochromie est loin d’être monotone.

Néanmoins, la majorité des œuvres à l’intérieur exploreront plutôt la dichotomie du noir et blanc, jouant parfois avec diverses teintes entre ces deux opposés.

Tousignant, dont la réputation n’est plus à faire, compte quatre autres œuvres qui rendent hommage au peintre russe Kasimir Malevicth à qui l’on doit le suprématisme au début du siècle dernier.

Les photographies en plan rapproché de Henri Venne travaillent également les couleurs éclatantes, de même que Guido Molinari grâce à quelques sérigraphies toutes en verticalité.

Le travail de Braden Labonté, en particulier, décline une belle finesse de motifs géométriques concentriques dans des toiles parfaitement noire ou blanche dans le diptyque Alternate Stories. Seule l’alternance des matériaux, peinture antirouille et gesso, permettent à l’oeil de voir le dessin.

S’éloignant du monochrome pur, mais s’intéressant à une déclinaison de teintes subtiles, Neil Harrisson utilise plutôt le graphite sur toile, méthode assez peu courante, afin de rendre des formes simples avec un contrôle de la couleur dans des compositions à l’équilibre précis et solide.

Les œuvres de Barbara Todd et Jinny Yu amènent une toute autre approche. Celles de Todd rappellent la démarche de Tousignant ou de Molinari de par leur composition. L’originalité des deux pièces provient cependant du matériau. Elles sont de laine et ressemblent étonnament à des couvertures matelassées que l’on aurait accrochées au mur. Yu, quant à lui, utilise le métal qu’il peint, déforme, plie, courbe ou froisse. L’oeuvre devient tridimensionnelle et la lumière qui joue sur la surface fait varier la couleur sur la matière argentée. La forme créée prend ici toute son importance.

Trois autres expositions ont cours à la Galerie Art Mûr. Shayne Dark & Daniel Hugues : Forced Nature se penche sur la notion de matérialité au travers de pìeces sculpturales et picturales, Patrick Bérubé : Valse à cinq temps propose des installations de l’artiste pleines d’un humour mordant et, Pierre&Marie, offre un univers ludique décalé où le tragique s’insère. Les quatre présentations terminent le 1er mars.

Art Mûr
5826, rue St-Hubert, Montréal
À la frontière du monochrome
Du 18 janvier au 1er mars 2014

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