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mercredi le 16 octobre
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Le MouDanZa, un voisin encombrant

Jets de bouteilles, cris, jeunes qui urinent sur les bâtiments, tout cela jusqu’aux petites heures du matin… Dans le voisinage de la discothèque le MouDanZa, au coin de Masson et d’Iberville, dormir la fin de semaine est souvent compliqué. D’ailleurs, l’Arrondissement Rosemont–La-Petite-Patrie utilise tous les moyens légaux pour faire fermer l’établissement, un long processus.

L'édifice où se trouve le MouDanZa est à vendre. Photo : RueMasson.com

L’édifice où se trouve le MouDanZa est à vendre. Photo : RueMasson.com

Ce n’est pas la première fois que le MouDanZa fait parler de lui. L’Arrondissement a révoqué le permis de la salle en octobre 2012 et a émis plusieurs constats d’infraction puisque la salle a continué à opérer. Mais c’est la première fois que des résidents viennent s’en plaindre au conseil d’Arrondissement.

Des résidents excédés

Aucun résident du quartier ne souhaite témoigner à visage découvert. « Il y a des gangs de rue parmi les clients de ce bar, j’ai déjà été victime d’intimidation, alors je ne veux pas que mon nom apparaisse », affirme un voisin de l’établissement qui est officiellement enregistré comme une salle de danse, mais a perdu son permis.

Le MouDanZa ne sert pas d’alcool. Par conséquent, les habitués amènent leurs propres bouteilles, qu’ils cachent dans les rues alentour. Toute la nuit, ils font des allées et venues entre la piste de danse et leurs consommations, à l’extérieur, ce qui provoque un fort niveau sonore dans le voisinage, parfois jusqu’à 8 h le matin.

« Le matin, on retrouve des bouteilles de fort ou de bière cassées un peu partout dans la rue, explique un voisin. Ça crie, ça se chicane, ça monte sur des voitures… Mon auto a été cabossée et ils ont arraché un miroir. Des fois, il y a jusqu’à 300 personnes dehors, ils occupent tout le coin de rue! La police vient, ça se calme pendant une quart d’heure, et puis ça repart. »

Le nombre important de jeunes empêche les résidents d’agir. Comme le souligne le même citoyen, « on ne peut pas les engueuler: c’est la nuit, ils sont saouls, on ne sait pas ce qui peut nous arriver! » Son voisin non plus n’oserait pas intervenir: « L’autre soir, ils étaient une quarantaine autour de mon auto. Dans ce temps-là, on espère juste qu’ils vont rester tranquilles… » Ce dernier a pu observer quelques comportements des clients du MouDanZa: « Ils trainent dans les rues, ils pissent dans les recoins, ils montent sur des camions pour fumer des joints… »

D’après les résidents, la clientèle est de deux types: il s’agit soit d’adolescents n’ayant pas l’âge pour aller dans d’autres bars, soit de gangs de rue. La clientèle de mineurs serait plus bruyante mais la présence de gangs rivaux fait craindre le pire à ceux qui habitent à proximité de ce point de choc potentiel. « Il y a déjà eu deux cocktails Molotov tirés dans la ruelle en arrière du bar », raconte un troisième voisin.

Les recours municipaux 

Actuellement, le dossier est devant la cour municipale pour des infractions à la réglementation. Les procureurs de la ville étudie les autres étapes. Ceci pourrait prendre un certain temps, et causer encore quelques nuits difficiles aux résidents du secteur. Les policiers sont aussi régulièrement présents à cet endroit.

« La police est présente, elle fait le maximum. La prochaine étape pour faire fermer  l’installation est d’obtenir un jugement de la Cour supérieure qui nous donne comme arrondissement l’autorisation d’agir légalement. Il est obligatoire de suivre le processus légal. On ne peut pas faire plus, car le permis a été retiré, il y a plusieurs constats d’infractions émis, maintenant comme arrondissement, on n’a pas l’autorité légale de fermer l’endroit. La Cour doit constater les infractions, on ne peut pas se faire justice soi-même », explique le maire de Rosemont-La Petite-Patrie, François Croteau.

 

Avec Cécile Gladel.

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  • Je ne sais pas si ça vient de là, mais ce we dernier, c’était particulièrement dérangeant… Plusieurs fêtards qui parlaient et rigolaient fort sur la 1e avenue en plein milieu de la nuit.

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