Bernard Labadie de la CAQ veut créer la surprise dans Gouin

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Le candidat de la Coalition avenir Québec dans Gouin, Bernard Labadie se présente en politique pour la première fois et il en a fait l’un de ses mantras lorsqu’il aborde les citoyens. Il a aussi décidé de ne pas rencontrer les citoyens en porte-à-porte, mais sur le trottoir, devant les commerces. Et il pense pouvoir créer la surprise le 4 septembre.

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Bernard Labadie, candidat de la CAQ dans Gouin. Photo : Cécile Gladel/RueMasson.com

« Mon quartier général c’est le trottoir et ma plus grande qualité c’est de n’avoir jamais fait de politique, lance-t-il au début de notre entrevue à la boulangerie Les Co’pains d’abord sur la promenade Masson. Le pouvoir corrompt et la corruption existe depuis longtemps ».

Le candidat caquiste souligne qu’il a eu peur en écoutant les reportages de l’émission de Radio-Canada Enquête. Quand François Legault est arrivé avec ses idées, Bernard Labadie est allé le voir. « J’ai d’abord travaillé pour les gens d’Anjou, car j’habite à l’est de la rue Dickson qui fait maintenant partie de la circonscription d’Anjou-Louis-Riel », explique-t-il.

Il est donc arrivé tardivement dans la campagne électorale et avoue avoir beaucoup de travail à rattraper. Étant donné qu’il est impossible de rencontrer les 41 000 électeurs de Gouin, il a choisi une autre formule que le porte-à-porte.

Il rencontre les électeurs sur le trottoir devant les supermarchés, les bars, les commerces. Il veut aussi encourager les gens à voter et lutter contre le cynisme en politique. « Je fais de la politique autrement. J’écoute ce que les gens disent. On fait du porte-à-porte et la moitié des gens ne sont pas là, encore en vacances, au boulot ou ils ne répondent pas et l’autre moitié, on les dérange. Si vous les attrapez quand ils vont faire leurs courses, c’est mieux ».

Bernard Labadie se place donc devant les supermarchés de Gouin et parle aux citoyens. Il appelle ça un acte de démocratie populaire. « J’ai mes spots, les gens me reconnaissent, je noue des relations humaines et je ne les embête pas s’ils n’ont pas le temps et sont pressés. Ceux qui ont envie de me rencontrer, je les écoute ».

De la France, en passant par les États-Unis
L’accent de Bernard Labadie ne ment pas, il est d’origine française et basque. Il habite le Québec depuis 1967, mais a fait un séjour de plusieurs années à New York. Son entreprise était située dans les tours du World Trade Center en septembre 2011. Il n’en parlera pas plus, mais dit l’avoir échappé belle. En 2003, il vend son entreprise tout en continuant à y travailler, mais de Montréal.

Le programme de la CAQ
Le candidat a été séduit par le programme de la CAQ. Il pense que les Québécois veulent entendre parler d’économie et non du débat sur les accommodements raisonnables. « Aujourd’hui les Québécois ont peur pour leur retraite, ils veulent des salaires mieux rémunérés, ils veulent des gens qui contrôlent mieux les flux de l’investissement au Québec, ils veulent quelque chose de plus humain, un médecin de famille pour tous, ils veulent quelque chose de plus solidaire avec la création d’un fonds des ressources naturelles. La solidarité c’est ça, c’est rembourser la dette ».

Il insiste aussi sur le fait que la CAQ est le seul parti qui a mis son programme à l’avance sur leur site web et le premier à avoir sorti son cadre financier. Quand on lui mentionne que Québec solidaire l’a aussi fait, il souligne que ce parti a sorti la somme de ces projets. « Il faut savoir comment on le finance », dit-il.

L’enthousiasme est dans la nature de Bernard Labadie qui a le sens de la répartie. Il ne veut pas parler des autres partis, mais il leur lance une petite pique sur le fait que la CAQ est un nouveau parti. « On a la frite, mais ils ont l’air d’une poutine réchauffée ».

Sur les enjeux locaux, il veut mettre l’accent sur la lutte à la corruption et les soins à domicile. « C’est fondamental avec notre population vieillissante. Offrir des soins à domicile est moins cher. On est gagnant sur tous les côtés. »

Il veut aussi créer des emplois par le biais des crédits de fonctionnement pour les PME et favoriser le génie québécois. « Le système Communauto et le Bixi en sont des exemples », termine-t-il.

La lutte dans Gouin
Bernard Labadie est positif et aborde la campagne avec passion, même si la lutte dans Gouin se passe surtout entre Françoise David et Nicolas Girard. « Vous pouvez avoir de grosses surprises. Je n’ai pas de boule de cristal, mais le ras-le-bol des Québécois est grand. Je n’ai pas fait de sondage, mais énormément de gens viennent me voir de façon positive. »

Il souligne que François Legault est en train de se transfigurer en homme d’État.  « Il est plus en plus calme alors que les autres ont tendance à paniquer. »

Pourquoi Gouin ? « Je suis un simple soldat. Je suis très fier et heureux d’avoir été choisi par le parti et je n’habite qu’à 15 minutes ».

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