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Ironman en devenir [MàJ]

Éric Noël n’est pas un homme. Il est un homme de fer en devenir. Ce grand sportif et co-fondateur de RueMasson.com participera dimanche 19 août à l’épreuve de malade qui sépare la population en deux catégories : les humains et les machines. Il sera du Ironman à Mont-Tremblant.

Éric Noël lors de son arrivée hier au premier ironman de Mont-Tremblant. Photo: Robert Noël/RueMasson.com

[MàJ] Éric Noël a terminé la compétition en 10 h 45 minutes au 271e rang total (sur 2 500 participants) et 17e dans sa catégorie.

La compétition du Ironman c’est :
– 3,8 km de nage en eau vive
– 180 km de vélo
– 42,2 km de course à pied, soit un marathon.

Éric Noël à vélo lors du demi-Ironman à l’été 2012.

« C’est l’épreuve reine! C’est ridiculement trop long », dit Éric Noël, quelques jours avant de plonger dans le lac Tremblant. Le record (tout Ironman confondu) est détenu par un athlète allemand qui a réussi à faire le Ironman en 7 h 41. C’est une compétition de fou. Ceux et celles qui s’entraînent avec lui au Club de course Les Pélicans de RueMasson.com ne sont pas étonnés de voir leur coach aspirer au titre de Ironman (tous les participants sont sacrés Ironman au fil d’arrivée). Il est de celui qui pousse toujours plus loin.

Éric est un habitué des marathons. Depuis 4 ans, il en a couru onze à Montréal, Québec, Ottawa, Toronto, Philadelphie, Boston et Zurich. Son pire temps est de 4 heures 45 minutes. Avec un entraînement acharné et une discipline béton, il s’est rapidement amélioré. « Pour un marathon, c’est 8 semaines d’entraînement entre 80 et 120 km par semaine, donc environ 800 km pour être au top », dit le coureur. Il a réussi son meilleur marathon en 2 h 45 min 10 s à l’automne 2011.

Il fait du vélo de route depuis 2009 et s’entraîne plus sérieusement depuis l’an dernier. Son point faible est la nage.

Son objectif : terminer le parcours en moins de 10 heures. Un objectif très ambitieux, il en convient. « Ça va être dur, surtout avec ma natation. Dans de longues compétitions comme ça, il y a beaucoup de highs et de downs à gérer. L’idéal est de pogner un beat et de ne pas le lâcher. » (On pourra suivre son temps en direct sur le site internet Ironman Tremblant. Il porte le numéro 149). Pour y arriver, il faut bien gérer son alimentation, parce que les athlètes mangent pendant la course. Ils mangent ce qu’Éric appelle de la bouffe d’astronaute : des petits biscuits, des gels énergétiques, tout ce qui se digère bien et qui apporte le maximum d’énergie.

« Je nage comme un chaudron »
On ne sait pas trop comment ça nage un chaudron, mais au moins, ça flotte. Lorsque Éric s’est inscrit au Ironman l’été dernier, il nageait en petit chien. Il s’est mis sérieusement à l’entraînement en décembre 2011 avec un professeur privé pour quelques cours. « J’ai regardé beaucoup de vidéos de Michael Phelps sur YouTube. Ça a tellement l’air facile! », lance-t-il. Mais ce ne l’est vraiment pas.

Même pour les disciplines où il est le plus à l’aise, comme le vélo et la course, rien n’est facile. « Ce n’est pas un talent inné chez moi. Je dois travailler très fort à chaque entrainement pour garder la forme, contrairement à d’autres pour qui c’est naturel. »

Il s’entraîne de 15 h à 20 h par semaine. Le matin, il se lève vers 5 h. Il va à la piscine de Rosemont ou dans Ahuntsic. Il part à vélo pour le circuit Gilles-Villeneuve ou le mont Royal ou aux parcs Maisonneuve ou Lafontaine pour courir. Il roule parfois pour de grandes distances dans le Nord : Sainte-Adèle, Sainte-Agathe ou Saint-Sauveur. C’est là qu’il a chuté la semaine dernière, se blessant la hanche et en amochant sérieusement son vélo, à une douzaine de jours à peine de la compétition. « Les blessures, ça fait partie de l’entraînement, ça arrive », dit-il avec philosophie. Il reprend du mieux, mais n’aura pas son plein potentiel pour la compétition du 19 août. Pas question de se retirer de la compétition pour laquelle il s’entraîne sérieusement depuis huit mois.

Le coût du sport amateur
S’entraîner pour un Ironman demande un grand investissement en temps (pour l’entraînement) et en argent. Les frais d’inscription sont près de 1000 $ et en plus il faut payer l’hébergement, l’équipement et le déplacement. Éric ne reçoit ni subvention, ni commandite.

Éric Noël fait aussi des duathlons (épreuve de vélo et de course). Lors d’une compétition en 2011 à Magog, il s’est classé 4e au Québec. Ce qui le qualifie pour les Championnats du monde de duathlon ITU 2012. Il fera donc partie de l’Équipe Canada en septembre à Nancy en France.

Et après ? Peut-être un décathlon. Une chose est sûre, il restera l’entraîneur du Club de course Les Pélicans de RueMasson.com. Il sera le Pélican de fer!

Latest comments

  • Chanceux ! Je ne vois pas de meilleur moyen que cette compétition pour échapper à toutes les âneries de la campagne électorale. Le prix à payer est considérable, mais le résultat est sûrement garanti. Nous lui souhaitons bonne chance, bien sûr, mais surtout de terminer sans blessure, au corps comme à l’orgueil…

  • Je me considère plus tôt en forme, mais faire tout cela en une seule journée me semble toujours bien au delà de la réalité. Juste en vélo, a une vitesse moyenne de 37km/h, ce qui est pas toujours évident même sur un circuit comme Gille Villeneuve si on est pas en formation avec d’autres vélos, on parle de presque 5h pour faire 180km! Ca prend de la détermination!

    Bonne chance!

  • Mission accomplie

    Bravo IRONMAN!!!!!!!!!!!!

    Une médaille bien méritée

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