Entrevue : Pauline Marois tient à Gouin

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L’entrevue a été proposée par l’équipe de Pauline Marois aux journalistes de RueMasson.com. Un courriel pour nous demander si ça nous intéressait de la rencontrer. Évidemment. Mais cet intérêt a allumé un point d’interrogation dans nos têtes qui trainait depuis le lancement national du Parti québécois dimanche dernier dans Gouin. Nicolas Girard est donc en danger ?

Pauline Marois lors de notre entrevue dans son autobus de campagne. Photo: Cécile Gladel/RueMasson.com

Dans un souci d’équité envers les autres partis présents dans Gouin et Rosemont, RueMasson.com a fait une demande d’entrevue de 15 minutes aux autres chefs pour discuter des enjeux locaux. À suivre dans les prochains jours.

La bataille de Gouin

Avez-vous peur de perdre Gouin ? Est-ce que Nicolas Girard pourrait être battu par la co-porte-parole de Québec solidaire, Françoise David? « Non il ne faut surtout pas le prendre comme ça. Je suis allée à Gaspé, à Percé et aux Îles-de-la-Madeleine la semaine dernière et j’ai rencontré les médias locaux. Rosemont et Gouin sont deux comtés du Parti québécois. Nicolas Girard est l’une des figures de proue de notre parti, de même que Jean-François Lisée qui l’est dans sa vie antérieure ».

Quand on insiste en parlant du lancement national, elle avoue que c’était pour aider un élu qu’elle tient à garder dans son équipe. « C’est vrai qu’on veut donner un coup de pouce à Nicolas, car c’est un gars qui a fait un travail remarquable. Il a débusqué le fameux scandale des garderies et en matière de critique aux transports, il a été très vigilant, très actif ».

La chef du PQ ajoute que son parti veut sortir du mur à mur et offrir des politiques différentes pour les citoyens des régions et de Montréal. « Pour nous c’est important Montréal. C’est la métropole du Québec, on croit qu’il faut accorder de l’attention aux citoyens qui vivent ici. Une question de respect ».

La place de Jean-François Lisée

Mais quand on demande à madame Marois si ses deux candidats dans Gouin et Rosemont sont de potentiels ministres d’un éventuel gouvernement péquiste, la réponse est directe. « Je ne fais pas mon conseil des ministres sur la place publique comme le fait monsieur Legault », lance-t-elle en riant.

Par ailleurs, le franc-parler de Jean-François Lisée est connu. Comment Pauline Marois entend-elle gérer ses opinions et déclarations ? « Ça ne me dérange pas. Au Parti québécois, on a pas mal de gens qui ont le verbe facile, qui ont des idées et des gens forts. J’aime mieux avoir dans mon équipe des gens solides avec lesquels je vais peut-être avoir du fil à retordre, mais en bout de piste ça donne de meilleurs résultats ».

Elle ajoute que d’avoir de tels députés l’aide à devenir meilleure, car ils vont apporter des idées qui sortent des sentiers battus. « Je suis une femme capable d’écouter tout ça. Mais une fois qu’on a fait les débats, les discussions, je tranche, j’assume mes décisions. Et un gars comme Jean-François Lisée a clairement dit que le candidat adhère à un parti qui a aussi des idées et qu’il va respecter ses orientations. C’est la condition que je mets quand les gens veulent devenir candidats. Il y a un programme voté par les membres, vous devez adhérer au programme et à la souveraineté ».

Scrutin proportionnel

RueMasson.com a fait deux sessions d’observation de porte-à-porte avec Nicolas Girard et Françoise David. Plusieurs personnes ont exprimé un déchirement et la difficulté de choisir. L’aspect du vote stratégique revient aussi fréquemment dans les interrogations. L’une des solutions à ce type d’embarras pourrait être la mise en place d’un scrutin proportionnel. Mais le PQ l’a enlevé de son programme. On a demandé pourquoi à Pauline Marois.

« C’est une question hypothétique, remarque la chef, le débat a eu lieu en congrès. On est convaincu qu’il faudra modifier le mode de scrutin et il y a d’autres possibilités, mais les militants ont décidé de ne pas retenir cette avenue et à ce moment-ci ce n’est pas au programme ».

Cependant, Pauline Marois en profite pour souligner que Françoise David aurait pu se présenter ailleurs et que des alliances ont été tentées l’automne dernier qui n’ont jamais abouti. « Je le dis en tout respect pour Françoise David que je connais bien. Je trouve ça dommage que quelqu’un de Québec solidaire vienne se présenter dans un comté où on a un excellent député, souverainiste qui a fait correctement son travail. Mon principe est qu’il faut additionner, il ne faut pas soustraire ».

À la question de savoir si un gouvernement péquiste accueillerait Françoise David qui aurait battu Nicolas Girard sous la forme d’une coalition en cas de gouvernement minoritaire, Pauline Marois reste presque muette. « Je ne veux pas répondre à cette question hypothétique ».

Économie sociale

Les coopératives et l’économie sociale sont parmi les chevaux de bataille de Jean-François Lisée. Dans le programme du Parti québécois, une loi-cadre est promise pour reconnaître la contribution positive du secteur de l’économie sociale au développement économique et social du Québec. Mais comment cette loi viendra aider ce secteur?

« Tous les programmes de la banque de développement du Québec seront accessibles aux entreprises de l’économie sociale. L’un des grands problèmes est que ces entreprises ne sont pas capables de supporter de l’emprunt, car les taux d’intérêt viennent gruger leur frais de fonctionnement. Sur une période de 5 ans, elles auront accès à des prêts sans intérêt. Nous voulons soutenir ce type de projet comme le gouvernement du Parti québécois l’avait rendu possible pour Angus. Je ne veux pas m’attribuer le fait que des gens ont des idées, mais je veux que le gouvernement les accueille et les supporte ».

Pauline Marois ajoute que le Parti québécois aurait d’autres annonces à faire dans cette campagne pour l’économie sociale.

L’accès au logement

Le Parti québécois en promet 3 000 par année, ce qui est très peu par rapport aux demandes des groupes communautaires. « Je le sais, c’est la base, j’ai beaucoup de candidats qui y sont sensibles, je le suis aussi et je suis prête à revoir le tout, mais pour le moment c’est le minimum que l’on promet ».

Maison de naissances de Rosemont-La Petite-Patrie

Cette semaine, RueMasson.com publiait un article sur la demande depuis plusieurs années pour une maison des naissances dans le quartier. On ne pouvait passer à côté de cet enjeu local. « On peut l’envisager, car je suis aussi la mère des maisons des naissances. Je suis tout à fait ouverte à ce type d’institution ».

La pauvreté

Dans les quartiers qui vivent de la grande pauvreté, elle propose la maternelle à temps plein à 4 ans pour que les enfants soient inscrits plus tôt dans le cursus scolaire pour éviter les échecs et le décrochage.

« Pour la lutte à la pauvreté, les mesures les plus structurantes sont celles qui permettent de retourner à l’école, la formation continue de participer dans les entreprises d’insertion. Mais pour l’ensemble de la population, nous abolissons la taxe santé. Lutter contre la pauvreté, ce n’est pas seulement d’augmenter les prestations, mais de permettre aux gens de s’en sortir. Fondamentalement, la solution, c’est l’éducation ».

Pauline Marois lors de notre entrevue dans son autobus de campagne. Photo: Cécile Gladel/RueMasson.com

15 commentaires à Entrevue : Pauline Marois tient à Gouin

  1. Mireille Gravel

    «On est convaincu qu’il faudra modifier le mode de scrutin». Ben oui, mais «on» ne l’a jamais fait depuis la fondation du parti, malgré 18 ans au pouvoir. Et j’imagine qu’on pense aujourd’hui être de grands démocrates en forçant les électeurs souverainistes à se tourner vers le PQ et à «voter stratégique» non seulement à cette élection-ci, mais également aux suivantes, puisque la réforme du mode de scrutin ne figure même plus au programme.

    «Je trouve ça dommage que quelqu’un de Québec solidaire vienne se présenter dans un comté où on a un excellent député». Oh la belle réponse! QS présente des députés dans tous les comtés (sauf Nicolet-Bécancour). Si Madame David s’était présentée dans un autre comté (que celui où elle réside depuis 33 ans et s’implique activement, même si elle n’est pas élue), qu’est-ce que Marois aurait dit? Qu’elle avait bien fait de choisir un comté où le PQ ne présentait pas un excellent candidat? À la limite, la réponse de Marois suggère qu’il n’aurait même pas fallu que «quelqu’un de Québec Solidaire» se présente dans les comtés où le PQ présentait un candidat, puisqu’elle doit tous les considérer excellents, non? Additionnons les votes péquistes et soustrayons les votes solidaires, quoi!

    La vérité, c’est que le PQ est devenu un parti strictement opportuniste et électoraliste. On est bien loin de la formation fondée par Lévesque…

  2. Eric Ste-marie

    D’accord avec Mireille. J’ajouterais qu’elle me semble dans la bonne voie pour la pauvreté. Le plus grand problème du PQ est que Marois veut gouverner. Elle veut mieux gouverner que Charest et elle s’en croit capable. Par contre, elle ne tient pas à faire une réforme de la démocratie québécoise, ce que plusieurs de nous souhaitons. Qu’on se donne un meilleur système pour que ne puissent plus arriver la situation dans laquelle nous sommes, celle où nos gouvernements ne nous représentent plus. Il faut une réforme de la démocracie et ça presse.

    Quant au vote stratégique, j’en ai une stratégie. Je vote pour le parti qui représente le mieux mes valeurs et aspirations pour le pays de mes enfants et tout ceux qui y vivront plus tards. Je me dit qu’en votant de telle sorte, je fais la promotion d’une vision. Sans mon vote et celui des autres qui partagent une vision semblable, le parti qui la représente disparait. Ma stratégie est de supporter le parti qui me représente le mieux.

  3. Calmez-vous avec la proportionnelle. Ce n’est pas la panacée en terme de démocratie. La proportionnelle n’a pas empêché l’Allemagne ou Israël de se doter de gouvernements de droite. Aucun système électoral n’est parfait. De plus, 3 provinces canadiennes ont proposé à ses citoyens des réformes du système électoral par référendum qui ont toutes été rejetées.

    Cependant, je trouve aussi que le mode électoral est infect. Mais qu’on s’attarde à d’autres enjeux d’importance comme la protection du bien commun, bonyenne!

    La réalité en politique, c’est que promettre la réforme du mode électoral ne garantit pas son application. Aucun programme de parti ne s’applique intégralement dans un mandat, faute de temps, faute de momentum. En même temps, ce n’est pas parce que c’est pas dans un programme de parti que la chose ne peut pas se réaliser non plus.

  4. François Larouche

    Très bonne entrevue. Cette grande dame a tout pour devenir la première première ministre, en plus d’être la « femme de beton » qui ne reculera devant rien pour nettoyer le Québec de la corruption.

  5. Laurent Pilon

    Je suis bien d’accord avec M. Beauregard. La proportionnelle ne règle pas tous les maux démocratiques instantanément. L’expérience prouve qu’elle ne règle pas le problème du taux de participation – qui grimpe suite à l’adoption d’un tel système pour redescendre assez rapidement dans les scrutins qui suivent. C’est aussi faire preuve de peu de rigueur que d’ignorer tous les autres systèmes électoraux qui peuvent exister, systèmes plurinominaux à un ou plusieurs tours, le vote alternatif, le scrutin à vote unique transférable. Ensuite, il existe plusieurs types de proportionnelles! Il faudra un débat planifié et rigoureux pour ce type d’exercice pour ne pas avoir à changer à tout bout de champs non plus.

    Pour le bilan du PQ, il a été au pouvoir sur 2 séquences, et à 2 reprises, nous avons eu un référendum sur la souveraineté. Pour les purs et durs pressés d’ON, c’est quelque chose à mettre en perspective, considérant que le PQ est près d’obtenir le pouvoir et qu’avec notre système actuel, la division du vote est bien réelle. On ne peut quantifier l’impact d’ON, considérant qu’ils semblent être à 2% dans les intentions de vote. Nous savons par contre que la division du vote, en 2008, a donné les comtés de Dubuc, Châteauguay et Laurier-Dorion aux libéraux. À la fin de leur mandat, les libéraux avaient une majorité d’un député – et la division du vote avec QS leur en a donné trois. Les souverainistes doivent faire preuve d’unité et d’abnégation si l’on souhaite réellement la souveraineté, et utiliser le PQ comme véhicule où peuvent cohabiter des gens de droite et de gauche. C’est l’essence même d’une réelle coalition, d’un parti entièrement démocratique et dirigé par sa base militante.

  6. alexis simard

    F. David est prête à tout pour se faire élire, même à battre un camarade progressiste comme Nicolas Girard.

    Quelle belle gauche que celle de QS qui cache ses ambitions de pouvoir derrière la proportionnelle.

  7. Je partage l’avis de Laurent Pilon.
    Présentement le plus important c’est de mettre les libéraux dehors et je pense que le PQ est le parti qui peut le faire. Mme David semble plus penser à sa gloire perso qu’au bien du Québec.

    Pour le système de vote, il faut étudier tout ce qui existe et voir ce qui serait le mieux pour le Québec. Pis je dois dire que ce n’est pas évident. Chacun a ses avantages et ses inconvénients.

    Pour la souveraineté, présentement, je pense que c’est pas urgent de la faire. Pas tant que le Québec est ce qu’il est actuellement, pas tant qu’on a pas réparé tout ce que le gouvernement Charest a démoli. Ça serait suicidaire.

    Pis présentement, c’est une élection provinciale pas référendaire, chaque chose en son temps.

  8. Bruno Perron

    @loli

     »Pour la souveraineté, présentement, je pense que c’est pas urgent de la faire. Pas tant que le Québec est ce qu’il est actuellement, pas tant qu’on a pas réparé tout ce que le gouvernement Charest a démoli. Ça serait suicidaire. »

    Donc bravo Loli, Charest a gagné. C’est ultimement ce qu’il rêvait que les souverainiste disent un jour…

    Toujours comique ces pseudo-anciens souverainiste adepte du  »pas tout de suite faut règler les problemes avant… »

    Heu ALLO????? On est dans le Canada depuis toujours et votre solution c’est le statut quo?

    Juste de même, c’est peut-être ça le problème, cette foutue captivité.

    La souveraineté n’est pas tant un but que le MEILLEUR outils pour règler ces maudits problèmes que vous avez justement observé.

    Donc bref, arrêter de dire qu’il faut que l’on règle nos problème avant de se séparer. C’étais le but des fédéralistes et vous êtes tombées dans le panneaux totalement…

    Et pour finir, c’est bien connu que les peuples qui ont accedés a leur souveraineté allaient tous parfaitement bien…(sarcasme)

  9. Mr Bruno Perron, pensez-vous réellement que les gens si on leur propose un référendum actuellement, ils vont aller voter oui? Vous rêvez!
    Et, je n’ai pas dit que je voulais pas de référendum et que je ne voulais pas faire la souveraineté. J’ai dit qu’avant ça fallait se débarrasser de Charest et reconstruire un Québec fort (parce qu’en ce moment, c’est loin d’être le cas, mon opinion). J’ai pas parlé de statut quo… je suis progressiste.

    En passant, je vis au Québec depuis 14 ans. Je ne suis pas pseudo truc muche. J’ai appris pourquoi les québécois veulent tant leur indépendance pendant toutes ces années.
    J’ai même demandé ma citoyenneté Canadienne (entre nous j’aurais préféré la citoyenneté québécoise parce que je ne crois pas dans la monarchie britannique et jurer allégeance à la Reine ça m’a fait sué!) pour pouvoir voter et un jour voter oui à un référendum quand il aura lieu.

    Je ne suis pas tombée dans le panneau, je réfléchis moi. Et présentement, je pense que la priorité est de mettre le gouvernement Charest dehors et de remettre la province sur les rails pour que le droit commun soit respecté et que les québécois retrouvent leur dignité et leur fierté, et que nos richesses ne soient plus bradées, qu’on devienne une province riche.

    C’est tout. Au plaisir.

  10. Bruno Perron

    @loli

    Hélas, vous n’avez pas encore compris que les fédéralistes ont avantages a maintenir un Québec faible pour le bien de leur porte vers l’atlantique.

    Pour résumé, les problèmes que vous évoquez sont la faute de gouvernements fédéralistes. Et vous embarquez dans leur jeu.

    Et oui, vous êtes tombés dans le panneau.

  11. Laurence

    Et c’est pour ça que je veux que le PQ passe aux prochaines élections, pour qu’on se dote d’une économie forte certes, mais qui respecte le droit commun. Si le gouvernement fait des sous sur notre dos sans que ça nous revienne dans nos poches, on s’en sortira pas.

    Lisez donc ce que j’ai écrit. Je ne suis tombée dans le panneau de personne.

  12. Bruno Perron

    Vous écrivez, Loli ou Laurence:  » Pas tant que le Québec est ce qu’il est actuellement…Ça serait suicidaire. »

    Si vous consultez un tant soi peu les livres d’histoires, vous vous rendrez compte qu’en fait c’est tout le contraire.

    Le Québec serait une des meilleures économie a parvenir a son indépendance. On serait historiquement un des plus fort nouveau pays a faire son entré en scène.

    On est quand même pas un pays de l’ex Urss ou le sud-soudan!!! On est des milliards de coche en haut de ces pays et pourtant, pour ces pays, il n’y a rien eu de  »suicidaire »!

    Et cette foutu croyance que le Québec va mal, bordel que c’est faux. On a une des économie qui s’en sort le mieux. Pas le choix, nous avons on nous dirigeons vers une économie de ressources.

    Pour la dette, voici:

    Je suis en logement, aucune dette. Mon voisin a 600 000$ de dettes. Sa maison vaut 850 000$. Il est beaucoup plus riche que moi. Pourtant, il a 600 000$ de dette…

    Vous me voyez venir?

  13. Pour moi avoir une dette ne signifie pas qu’on est riche, mais qu’on vit au dessus de nos moyens. Ce qui est présentement le cas au Québec.

    Mais je peux comprendre qu’on soit pressé de quitter le Canada, surtout avec Harper et le massacre qu’il est en train de faire.
    Reste qu’un référendum fait actuellement sortirait un non retentissant. Les gens ont encore peur de cette inconnue, ou ont encore dans la tête ce qu’on leur a rabâché pendant les dernières campagnes de peur et d’autres n’y croient plus tout simplement. Ça va prendre une ré-éducation des gens et leur montrer que l’indépendance n’est pas un monstre à 2 têtes.

    Oui, selon firefox ou google chrome, j’ai mon pseudo ou mon vrai prénom, mais je suis la même personne loll 😛

  14. Nicolas Girard a fait ses preuves, c’est un bon politicien, un bon député et j’aimerais qu’il soit ré-élue.
    Québec Solidaire apporte une vague de changement intéressants, il a la possibilité de changer le cours de la démocratie, mais est-ce que je souhaite élir Mme David (pour perdre un grand combattant?) Et puis, il y a Option Nationale, j’aurais volontiers appuyé leur position, leurs excellentes idées, le 4 septembre, mais un accord pour sauver M. Aussant…

    Pourquoi QS et ON peuvent travailler ensemble et pas PQ ET QS ?

    Il y Ceux qui votent pour un candidat, il y a ceux qui votent pour un parti, et parfois on aimerait que tous les partis travaillent ensembles.

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