Widget Image
Dernières nouvelles
Restez en contact :
samedi le 17 novembre
HomeVie de quartierSel et Poivre fête ses 40 ans!
Publicité

Sel et Poivre fête ses 40 ans!

Cette année, le bar Sel et Poivre fête ses 40 ans d’existence tandis que ses propriétaires, Nicole et Michel Desharnais, célèbrent leur 45e anniversaire de mariage. Dans les deux cas, c’est un véritable tour de force, il faut le dire ! Une chose est sûre, c’est que ce soit pour y boire une bonne Molson Ex en regardant Canadien ou pour y interpréter les plus grands hits de Boom Desjardins, le Sel et Poivre est là pour vous aider à combler ces besoins fondamentaux.

Les néons du bar Sel et Poivre (photo: RueMasson)

C’est le Karaoké qui fait la renommée du bar Sel et Poivre situé coin d’Iberville et Masson. Les amateurs de ce sport très physique mettent leurs plus beaux habits pour aller y interpréter l’un des 25 000 titres à succès. RueMasson y a d’ailleurs déjà massacré Le petit pain au chocolat de Joe Dassin, lors d’une soirée bien arrosée. Et pour ceux qui sont déjà à un niveau supérieur, le tournoi provincial de Karaoké passe chaque année par l’endroit. Tout le monde peut s’inscrire. Les portes de la gloire s’ouvrent enfin à vous !

Voici comment l’histoire a commencé…

Dans l’temps, Michel Desharnais était chauffeur de taxi et fréquentait l’endroit comme la plupart des autres chauffeurs de sa confrérie. Le restaurant était leur point de ralliement. Nicole Desharnais quant à elle, était serveuse dans différents bars et restaurants. Elle a même servi quelque temps dans le futur « Sel et Poivre » sans savoir qu’elle en serait un jour propriétaire.

Le couple est devenu propriétaire le 30 septembre 1971 à minuit très exactement. À cette époque, le restaurant se nommait le « New Takis Restaurant » et il était ouvert 24 h. Le midi, la place était bondée de travailleurs venant des manufactures aux alentours et dans le temps, il y en avait beaucoup dans le coin. Les clients venaient y déguster l’un des 10 menus à 99 cent avec pas de taxes, soupe et dessert inclus. C’était le bon vieux temps où le gaz se payait au gallon !

Les Desharnais sont heureux dans leur bar (Gracieuseté Sel et Poivre)

 

L’achat du restaurant se veut une stabilité pour Nicole, qui a déjà beaucoup d’expérience dans le domaine. Mais le couple se rend vite compte que ça prend énormément d’énergie pour tenir un restaurant, surtout un 24 h. Michel quitte donc son emploi de chauffeur de taxi pour se concentrer exclusivement à leur nouvelle acquisition. Il devient le chef cuisinier.

L’aventure du 24 h a duré un an et demi sous la gouverne des Desharnais. « J’étais tanné de me battre la nuit avec des clients qui venaient mettre le trouble à la sortie des bars », avoue monsieur Desharnais. Il nous raconte la fois où un client un peu givré était entré dans sa cuisine pour l’engueuler, car il y avait un surplus de quelques sous sur sa facture pour l’extra sauce demandé sur son spaghetti…

De « New Takis Restaurant » à « Sel et Poivre »

Le changement de nom est venu suite à l’écoeurantite aigüe de M. Desharnais de se faire prendre pour un grec dû au nom de leur restaurant. Puisque Nicole est beaucoup plus sel et lui beaucoup plus poivre, l’idée du « Sel et Poivre » leur est venue sur le coin du comptoir, il y a 35 ans déjà. Le nom est resté, même lorsque la place est devenue un bar.

Le décor très année 70 ! (Gracieuseté Sel et Poivre)

C’est en 1973 que le restaurant reçoit son permis de bières et d’alcool. Cela changera un peu la vocation du restaurant… qui deviendra topless entre 1974 et 1980 ! C’était l’un des pionniers à Montréal: « C’était à la mode dans le temps » nous confie la charmante Nicole. On pouvait donc manger un bon hamburger à deux grosses boulettes en ayant la satisfaction de contribuer à payer les études de la serveuse, car on le sait tous, les serveuses topless travaillent toutes pour payer leurs études. C’est un fait intemporel.

Les Desharnais ont eu peur pour leur établissement lorsque les motards fréquentaient le quartier. Spécialement lorsque la brasserie Iberville, située à quelques mètres de leur commerce, a sauté en 1975 suite à une histoire de meurtres. Heureusement pour le couple de la Rive-Nord, ils n’ont subi aucun dommage collatéral.

C’est en 1987 que la cuisine ferme officiellement ses fours pour faire place à la table de billard.

Aujourd’hui et l’avenir…

Les Desharnais sont très heureux avec leur bar actuellement. Ils n’ont pas de grand projet en tête, sauf celui d’augmenter graduellement leur registre de titres de Karaoké pour combler les nombreux adeptes. Le petit pain au chocolat n’a qu’à bien se tenir, RueMasson y retournera et l’interprétera comme il se doit. Avec de beaux habits.

 

La salle à manger du restaurant. Il y a des juke-box sur le mur ! (Gracieuseté Sel et Poivre)

 

Nicole toujours aux aguets dans sa cuisine (Gracieuseté Sel et Poivre)

 

Michel était tanné de se battre avec les clients (Gracieuseté Sel et Poivre)

No comments

leave a comment

Publicité