Widget Image
Dernières nouvelles
Restez en contact :
mardi le 21 août
HomePolitiqueUn projet de 300 logements dans Angus
Publicité

Un projet de 300 logements dans Angus

Les projets de construction de logements se multiplient dans le Vieux-Rosemont. Après les 1163 logements du site de Norampac et les 250 condos du centre Préfontaine, c’est le site de l’usine Solotech sur la 4e Avenue qui sera développé dans les prochains mois ou années par un consortium dont fait partie le Groupe Cholette. Il faut ajouter le projet de 350 unités sur le site de l’entrepôt Rona qui sera annoncé prochainement.

Le futur projet de la 4e Avenue. Image fournie par l’Arrondissement.

«Le Consortium Angus inc. (aucun lien avec la Société de développement Angus) souhaite procéder à la démolition de l’immeuble industriel situé au 4820, 4e Avenue, occupé auparavant par l’entreprise Solotech, afin de construire un ensemble résidentiel de 300 logements, répartis dans deux nouveaux bâtiments présentant des volumes dont la hauteur varie de 4 à 6 étages, » peut-on lire dans le sommaire décisionnel du conseil d’arrondissement qui a adopté l’avis de motion pour la démolition lundi soir.

Le maire François Croteau s’est dit très heureux de ce projet qui respectera le récent verdissement du plan d’urbanisme et qui présenterait des innovations environnementales intéressantes.

Il y aurait aussi une voie piétonnière et un passage piéton menant à Saint-Joseph. La politique d’inclusion est respectée, soit 15 % de logements sociaux et 15 % de logements abordables. Une règle de la ville de Montréal que les promoteurs immobiliers doivent respecter.

Ce projet immobilier sera soumis à une consultation publique qui se tiendra le 19 octobre prochain à 17 h dans les bureaux d’arrondissement. Il peut donc y avoir des modifications et des changements jusqu’à l’approbation final du projet par le conseil d’arrondissement.

Ouverture de la 2e Avenue
Par ailleurs, la 2e Avenue sera ouverte jusqu’au boulevard Saint-Joseph afin de désenclaver le secteur Angus et d’ouvrir des passages entre les deux quartiers. «D’ailleurs, sur cette rue nous innoverons à Montréal. En effet, au lieu d’y implanter des carrés d’arbre traditionnel, il y aura de micro bassin de rétention. Cela permettra de retenir les eaux de pluie dans le sol au lieu de notre réseau d’égouts. De plus, cela permettra de mieux alimenter les plantations et arbres à proximité. Nous comptons étendre cette pratique lors de toute nouvelle réfection de trottoir là où c’est possible de le faire », explique le maire Croteau.

Évidemment, le boulevard Saint-Joseph est un obstacle majeur qui sépare clairement les deux quartiers. Est-ce possible de le modifier ? Non dit le maire. « Nous ne ferons aucune intervention sur Saint-Joseph. Cette artère relève de la responsabilité de la ville centre. Par contre, en ouvrant la 2e avenue, cela permet un premier désenclavement du secteur Angus vers St-Joseph et un meilleur lien entre les parcs Pélican et Jean-Duceppe.»

Le projet de construction au 2351, 2381 et 2385, rue des Carrières, à l’ouest d’Iberville, a aussi avancé. On vous en reparle.

Même chose pour le projet immobilier qui remplacera l’entrepôt Rona au nord-ouest du parc Jean-Duceppe et à l’est de la rue Molson (derrière le poste de quartier 44). Un projet de 350 unités devrait être présenté d’ici peu. On vous en reparle.

Le projet de la 4e Avenue. Image fournie par l’Arrondissement.

Complément d’information : pour les personnes qui veulent avoir plus d’information sur ce projet résidentiel, vous pouvez lire ci-dessous un long extrait du sommaire décisionnel du projet présenté à l’arrondissement :

 

Caractéristiques du projet soumis

Le requérant propose de démolir le bâtiment industriel existant et de le remplacer par un projet résidentiel qui aurait les caractéristiques suivantes :

– création de 300 nouvelles unités de logements avec une mixité de typologie (1 à 4 chambres à coucher, maison urbaine sur 2 niveaux, penthouse);

– certaines unités seraient aménagées de façon à respecter les critères de la politique d’inclusion, soit 45 logements abordables (superficie minimale, nombre de chambres, prix maximum, etc.); des logements familiaux (maisons urbaines sur 2 niveaux avec accès individuelle) ainsi que 45 unités de logements communautaires;

– un taux d’implantation d’environ 48 %;

– une densité de 2,2 sur le terrain privé et de 3 sur le site accueillant les logements communautaires;

– un stationnement souterrain de 250 unités sur le terrain privé (1 unité/logement) et de 9 unités pour le logement communautaire (1 unité/5 logements);

– une stratégie verte visant à incorporer des considérations de développement durable dans le projet, notamment une bande d’infiltration le long de la 2e Avenue.

Bâtiment visé par la démolition

Le terrain visé par la demande possède une superficie de 19 608 m². Il est bordé au nord par la rue Gilford, avec ses habitations de type duplex, qui ont leur façade sur le boulevard Saint-Joseph, et à l’est par la 4e Avenue, où la plupart des arrières d’immeubles résidentiels possèdent 2 et 3 étages. Le terrain est limitrophe, au sud, à un terrain industriel, propriété deRona, vacant depuis quelques années. Ce terrain fait également l’objet d’une étude de projet particulier afin de construire un ensemble résidentiel d’environ 350 unités. Enfin, le terrain est adjacent à une propriété de la Ville à l’ouest. Cet ancien site industriel est situé à la limite du quartier résidentiel du Vieux-Rosemont et à proximité du secteur résidentiel d’Angus. Le site se retrouve à la frontière du parcellaire résidentiel de Rosemont et de l’ancien secteur industriel des Locoshop Angus. L’interruption de la rue Gilford, de la 2e Avenue et de la 3e Avenue font du site de Solotech, un secteur enclavé.

Concept d’aménagement (extrait du document de présentation)

« Le projet propose de verdir le site en y implantant des bâtiments sur un terrain paysagé offrant plusieurs sous-espaces favorisant une vie de quartier, une relation avec le voisinage, et quiétude aux résidents. Le positionnement des bâtiments, dans l’idée d’un projet d’ensemble cohérent, permet de créer un environnement distinct et propre au site. L’introduction d’un passage urbain, d’une rue piétonne, d’une placette, d’espaces privatifs et d’une esplanade verte assurent une convivialité et une vie de quartier riche, mais surtout permet une grande perméabilité à l’îlot. Ces espaces permettent au site de respirer, d’être en lien avec le voisinage et d’y introduire des sous-espaces privés et semi-privés.

La morphologie des bâtiments vise à établir un dialogue avec le tissu urbain avoisinant. Le front bâti sur la rue Gilford est composé de maisonnettes sur les deux premiers niveaux avec accès individuels et directs à la rue. Les étages supérieurs encadrent la rue et le dernier niveau en retrait, la mezzanine, permet d’offrir des logements avec terrasses au toit.

L’implantation des bâtiments sur la rue Gilford tient compte du gabarit des immeubles existants à l’est par une progression des hauteurs des volumes à construire de l’est vers l’ouest. Le front bâti sur la 2e Avenue, permet une lecture différente du projet, en relation avec l’aménagement d’une rue plus verte, par l’intégration d’une bande d’infiltration et des façades rythmées par les entrées principales des immeubles donnant accès aux logements des étages supérieurs. »

Le concept d’aménagement repose principalement sur le prolongement de la rue Gilford vers l’ouest et de la 2e Avenue vers le sud afin de désenclaver le site. Celui-ci intègre une large esplanade au nord-ouest du site, marquant fortement le passage urbain qui rejoint la rue Gilford, afin de permettre une fluidité de circulation pour les piétons ainsi qu’une rue piétonne traversant le site dans l’axe est-ouest qui permettra d’accéder aux maisonnettes.

L’implantation des bâtiments vise à assumer la transition entre le tissu urbain existant, de plus faible gabarit, en intégrant des volumes de 4 étages au pourtour du site et en augmentant la hauteur à 6 étages à l’intersection du prolongement de la rue Gilford et de la 2e Avenue.

L’ensemble des unités de stationnement est aménagé sous le niveau de rez-de-chaussée des immeubles.»

Parti architectural (extrait du document de présentation)

« Le parti architectural repose sur les principes suivants :

– implantation d’un cadre bâti conférant un rythme, des espaces à l’échelle humaine et résidentielle;

– volume d’accès commun (grand hall) transparent en liaison et en continuité de l’aménagement paysager;

– expression de la perméabilité de l’îlot par l’introduction de transparence, de percées visuelles;

– langage architectural contemporain au caractère distinctif;

– composition et utilisation de matériaux de maçonnerie, métal et d’un parement de bois de type fibrociment, apportant un caractère domestique et de contemporanéité;

– fenestration abondante favorisant un éclairage naturel;

– transition extérieure/intérieure des zones d’accès et halls par une continuité de matériaux et volumes; expressions des maisons urbaines sur 2 niveaux avec accès individuel.

Aménagement paysager (extrait du document de présentation)

« Dans la portion nord-ouest de l’îlot, un espace vert, dédié à la socialisation locale se greffe au projet. Il est composé d’une aire de détente présentant du mobilier urbain et un kiosque.

Les résidents du quartier pourront ainsi bénéficier de l’espace à leur gré. Le passage urbain relie la 4e Avenue au prolongement de la rue Gilford et dessert les propriétés. À mi-course, une placette est implantée comme second lieu de socialisation et offre plus de privautés aux résidents. L’alternance des textures minérales et végétales fait du passage urbain, un lieu de transition qui cohabite autant avec le domaine public qu’avec l’espace privé tout en favorisant la desserte naturelle de l’îlot par des aménagements ponctuels et pertinents.

Les fronts d’immeubles dans l’axe est-ouest sont desservis par une allée piétonne. Deux trottoirs parallèles assurent une distribution symétrique et adéquate des circulations tout en répondant à l’architecture structurée des façades. Des insertions de pavés de béton positionnées en diagonale créent des trajectoires en raccourci et dynamisent le traitement des surfaces. L’allée est plantée densément suivant le modèle classique des cités jardins et offre un cadre verdoyant et apaisant pour les résidents. Le coeur est aménagé dans la continuité de la placette du passage urbain afin de créer un lieu fonctionnel et convivial rejoignant autant l’individu que la collectivité. Une grande surface gazonnée surmontée de modulations de sol occupe le centre de l’îlot. L’espace planté de bosquets d’arbres feuillus et conifères est aménagé de façon à maximiser les surfaces vertes et à créer de l’intimité pour les résidents.

Les terrasses sont des espaces privés réservés à l’usage exclusif des propriétaires du rez-dechaussée, délimités par un écran végétal et il sera possible d’y installer des équipements de jardin.

Située à l’extrémité est de l’îlot, une bande verte d’infiltration couple deux fonctions, soit celle d’établir l’interface des domaines public et privé et celle de capter les eaux de ruissellement par rétention et percolation. Des arbres d’alignement et des bandes arbustives y sont intégrés et procurent un traitement paysager attrayant pour le prolongement de la 2e Avenue et un tampon vert avec l’activité urbaine.»

Circulation

Une étude de circulation a été réalisée par GENIVAR afin d’évaluer l’impact sur les conditions actuelles de circulation. De façon générale, les conditions actuelles de circulation dans le secteur à l’étude sont bonnes. En période de pointe le matin, l’intersection Molson/Saint-Joseph est la plus achalandée et le délai pour le carrefour est de 27 secondes. En période de pointe de l’après-midi, ce même carrefour affiche un retard global de 20 secondes. À l’heure de pointe du matin, le débit sur le boulevard Saint-Joseph est d’environ 1 800 véhicules/heure et d’environ 2 000 véhicules/heure en pointe de l’après-midi.

Les déplacements générés par le projet sont estimés à 88 nouveaux véhicules pour la période de pointe le matin et de 107 pour la période de pointe de l’après-midi. Dans l’ensemble, les conditions de circulation anticipées pour les heures de pointe demeurent sensiblement les mêmes que celles de la situation actuelle. Les consultants estiment que le projet Rona générera sensiblement la même quantité de véhicules, soit 102 et 121.

Les déplacements générés sont ensuite distribués sur le réseau routier. L’entrée et la sortie aux projets se fait principalement via le boulevard Saint-Joseph et la 4e Avenue (60 %). La 5e Avenue et la 6e Avenue, les rues Mont-Royal et André-Laurendeau sont également utilisées par les véhicules, principalement du sud en pointe de l’après-midi. Le faible nombre de véhicules généré n’affecte pas significativement les niveaux de services. On note un retard additionnel maximal de 9 secondes à l’approche ouest du carrefour Saint-Joseph et Molson, ce qui n’est pas significatif et ne requiert donc pas de mesure de mitigation. Pour les autres approches, l’impact est négligeable.

La Division des études techniques de l’arrondissement nous confirme que les conditions de circulation anticipées pour les heures de pointe demeureront sensiblement les mêmes que celles de la situation actuelle. Il considère que l’option 3A présentée par le consultant Génivar dans l’étude révisée d’impact sur la circulation, relativement aux liens à compléter est l’option qui semble comporter le moins d’impacts négatifs sur la circulation. Cependant, cette option implique de conserver l’interdiction du stationnement des 2 côtés de la 4e Avenue à double sens. Par ailleurs, l’étude tend à démontrer qu’il est souhaitable de créer un lien permettant d’accéder au site à partir du boulevard Saint-Joseph, par le biais de la 4e Avenue en sens unique vers le sud et la rue Gilford, ceci afin d’éviter d’enclaver le projet et d’inciter les automobilistes venant de l’est à emprunter la 5e Avenue. Pour ce faire, une solution devra être mise en place afin de résoudre un problème de géométrie associé au passage des camions et des gros véhicules à l’intersection de la 4e Avenue et de la rue Gilford.

Travaux d’infrastructures

L’arrondissement étudie la possibilité de réaménager la rue Gilford et la 4e Avenue afin d’y intégrer des trottoirs de part et d’autre, des arbres, des nouveaux luminaires et du stationnement sur un côté. Sur la rue Gilford, l’enfouissement du réseau aérien existant est également à l’étude.

Étude d’ensoleillement

L’ensemble de la composition a été planifié de manière à maximiser l’ensoleillement sur les espaces extérieurs autant publics que privés. La gradation des hauteurs, globalement du nord au sud, permet une meilleure pénétration solaire à l’intérieur de la composition, minimise les impacts sur les propriétés avoisinantes et assure également les vues sur le Mont-Royal, pour les espaces extérieurs. L’orientation est-ouest de la rue piétonne et de la cour centrale correspond à la course solaire maximale de 11 h à 16 h, au solstice d’été.

Latest comments

  • C’est bien 250 condos sur le site Préfontaine et pas 350 non ???

  • Savez-vous quand sera le début des travaux et la vente?

  • Est-ce que par « désenclavement » on veut dire en réalité amener du traffic à un lieu où y en avait pas tant que ça? Est-ce que la nouvelle 2e Avenue et la nouvelle Gilford vont être des rues toutes droites et plates où les autos vont pouvoir filer à toute vitesse, comme toutes les autres rues du quartier? Y aurait pas des idées plus intéressantes? Pourquoi on peut pas faire preuve de plus d’imagination quand on développe des nouveaux quartiers?

  • Avez-vous des infos sur l’ancien site de Rona, qui est le promoteur, date prévue pour le passage à l’arrondissement date de mise en marché, produits,etc

    Merci

  • Y aura-t-il des consultations publiques? À qui s’adresser, comment obtenir les coordonnées?

leave a comment

Publicité