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La «révolution verte» de Rosemont adoptée à moitié

Seulement la moitié du projet de nouveau règlement d’urbanisme qui doit réglementer les toits blancs, les constructions, les stationnements et les ventes-débarras a été adopté hier lors de la réunion mensuelle du conseil d’arrondissement. Si la partie incluant l’interdiction des toits noirs a été adoptée à l’unanimité (ils sont désormais illégaux dans l’arrondissement, une première au Québec), la deuxième partie fait l’objet d’une dissension au sein des élus et a été reportée à une prochaine réunion.

Deux résolutions distinctes qui modifient le règlement d’urbanisme étaient à l’ordre du jour. La nouvelle réglementation sur l’obligation d’avoir des toitures écoénergétiques ( les toits blancs) ainsi que la plantation, l’entretien et l’abattage des arbres a été adoptée. Tandis que la réglementation sur les ventes-débarras, les cours anglaises et le verdissement des stationnements est retardée.

En effet, le conseiller du Vieux-Rosemont, Pierre Lampron, a voulu y apporter des amendements lors de l’adoption. Au lieu de reprendre les discussions lors de cette deuxième lecture au conseil d’arrondissement, les élus ont décidé d’en reporter l’adoption.

Contre l’interdiction des cours anglaises

Un exemple de cours anglaise dans Angus

Interrogé par RueMasson, Pierre Lampron n’a pas voulu préciser les trois ou quatre points qui lui posaient problème. « Je vais en discuter avec le maire et nous allons nous entendre », a-t-il déclaré. Il a seulement mentionné qu’il était contre l’interdiction des cours anglaises.

Ces constructions sont des terrasses-entrées pour les logements en sous-sol qui ont vu le jour un peu partout à Montréal. Monsieur Lampron ne veut pas qu’on les interdise tel que prévu depuis le début du dépôt de réglement. « J’apprécie la diversité en matière d’architecture et je crois qu’on doit l’encourager et non enlever une possibilité », a-t-il souligné.

L’interdiction visait justement une certaine cohérence en matière architecturale, car les cours anglaises n’étaient pas historiquement privilégiées dans Rosemont. Dans le projet de règlement, elles n’étaient autorisées que sur les côtés et l’arrière des bâtiments.

Certains bâtiments dans Angus sont construits avec des cours anglaises a l’avant (voir photo) ainsi que plusieurs complexes de condominiums.

Les points inclus dans cette motion seront remis à l’ordre du jour d’un prochain conseil. La date n’est pas encore déterminée.

Les toits en goudron désormais interdits

En attendant, les citoyens qui prévoient refaire leur toiture doivent maintenant faire une demande de permis auprès de l’arrondissement et ne peuvent plus faire affaire avec les compagnies qui utilisent le goudron. Les toits éconénergétiques, blancs ou gris qui permettent de réfléchir le soleil sont obligatoires. Il s’agit du premier arrondissement à adopter cette mesure à Montréal et au Québec.

RueMasson vous prépare un article-guide complet sur ce type de toiture, les prix et les compagnies qui les proposent dans les prochaines semaines. On peut aussi lire cet article de Stéphan Dussault de Protègez-vous et consulter les informations du Guide Perrier.

Les articles de RueMasson sur les modifications du règlement d’urbanisme.

Les principaux points modifiés

La consultation publique sur le projet de modification

Le projet de règlement déjà retiré d’un conseil précédent

Latest comments

  • En fait, tous les élus étaient contre l’interdiction des cours anglaises. Nous voulions enlever cette interdiction du règlement omnibus. Il y a aussi un problème sur la question règlementaire des stationnements laquelle nous voulions apporter des modifications. La seule manière de procéder a été de retirer le point à l’ordre du jour. Nous avons été surpris par l’intervention de Pierre Lampron. Il s’agissait davantage d’un mal entendu qui a surgi en pleine séance et sur la procédure administrative à prendre. Avoir voté tel quel hier, nous aurait empêché d’apporter des modifications avant l’ouverture de la procédure référendaire de cette partie de l’omnibus. Nous reviendrons rapidement en séance spéciale avec le règlement amendé. Nous avions eu l’information que nous pouvions apporter des amendements après la deuxième lecture, ce qui s’est avéré faux. La dissension relève de la façon dont s’est déroulée l’intervention lors de la séance. J’avoue que ce n’était pas clair pour ceux qui ont assisté à la scène.

  • Les cours anglaises donnent beaucoup plus de lumière dans l’appartement et d’espace aux locataires/propriétaires ce qui, selon moi, est un bon critère de vente. De plus, ça n’a rien de laid et ça ne « défait pas le paysage ».

  • J’ai un petit duplex avec un sous-sol inutile que je veux transformer en bachelor. J’ai un grand espace vert à l’avant que j’entretiens mal parce qu’il est trop grand. Je n’y fait pousser que de l’herbe à poux et du caca de chat et ce, tout près du trottoir. Une cours anglaise me permettrait de mettre une grande porte d’entrée lumineuse et d’aménager très joliment l’entrée avec des plantes en pots sur un sol de belles pierres grises. J’aurais alors un logement à prix modique à mettre sur le marché. Je ne vois pas le problème. Est-ce que c’est parce que les vieilles cours anglaises sont souvent laides ? On ne peut pas interdire le mauvais goût, malheureusement. Mais un proprio qui a du goût saura faire quelque chose qui respecte les alentours avec esthétisme et discrétion. Et pourquoi le permettre à ceux qui sont sur les coins de rues et pas aux autres qui n’ont qu’une devanture ? Sinon, je fais quoi pour respecter le règlement ? Je me contente d’un escalier de béton lugubre et étroit comme l’horrible porte qui sera 4 pieds plus bas, toujours entre mes plants de mauvaises herbes ? Je crois plutôt qu’il faudrait un permis avec du « cas par cas » présenté avec des plans. Sinon, que l’arrondissement mette des balises (style, matériaux, distance autorisée entre le trottoir et la maison, etc), mais pas d’interdiction unilatérale. Il faut bien laisser les designers avoir de l’imagination, non ? Et surtout, ça permettrait de nouveaux logements pas trop cher pour des étudiants ou des personnes seules qui n’auront pas l’impression de vivre dans un « trou » comme le sont souvent les bachelors.

    Et que dire des maisons qui ont une porte de garage avec une entrée descendante en asphalte … souvent même pas utilisée ! Je suis à la même distance du trottoir de mes voisins qui ont un garage. Et ça, à mon avis c’est laid et de plus, ça bloque un espace de stationnement sur la rue. Vivement la jolie cours anglaise avec porte-fenêtre givrée et bel aménagement de plantes en pots!

  • @Maria et @Proprio, nous sommes d’accord avec vous. C’est pourquoi il n’y aura pas d’interdiction de cours anglaises dans le nouveau règlement.

  • On a le même problème de vignettes sur la 4e Avenue, sauf que il n’y a aucune! On a de la misère à stationner quand on arrive du travail. C’est toujours plein d’autos de je ne sais pas où et les résidents doivent aller ailleurs!! Il faudrait faire quelque chose…

  • @Parabole Vendre ta voiture serait une bonne solution!

  • Hey, Holteu! à 60 ans je ne peux pas prendre le vélo ni marcher jusqu’à mon travail. Est-ce il va falloir que je déménage? c’est ben platte… Un autre sorte de géntrification…

  • Si les toits de gaudron a etait interdit au debut de 2011, pourquoi il y a encore les compagnies qui le fait dans la quartier jusqu’a la fin septembre? C’est bien possible de re-faire un toit en polymer (blanche) qui a etait en goudron/aslphalt avant!

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