Alexandre Boulerice: le candidat NPD hyperactif


Vous ne pouvez pas manquer le candidat du NPD, son visage qui vous regarde est partout dans la circonscription. Alexandre Boulerice mène sa deuxième campagne électorale depuis 2008 et est très actif tant sur le terrain, dans les médias que sur le web.

Jack Layton a même parlé de lui comme ministrable dans un article de David Patry de Rue Frontenac! S’il se faisait élire bien entendu, ce qui est loin d’être dans la poche, mais avec le nouveau sondage CROP-La Presse qui donne la tête au NPD au Québec, l’optimisme va sûrement régner dans le camp Boulerice. Le NPD a terminé troisième lors de la dernière élection en 2008 avec 16, 3 % des voix. Le parti libéral était deuxième avec 18,7 %. Alexandre Boulerice reste optimiste en faisant remarquer que le NPD n’a cessé d’accroître ses appuis depuis 2004 où le parti avait obtenu 7,6 %. Son but ? Augmenter ses appuis. Il souligne aussi qu’il sera candidat lors d’une prochaine élection. « Quand j’ai accepté d’être candidat pour le NPD, je l’ai fait pour trois élections », lance celui qui habite la circonscription avec sa conjointe et leurs quatre enfants, résultat d’une famille recomposée.

Alexandre Boulerice, le candidat du NPD. Photo: Cécile Gladel/RueMasson

Le Café Lézard est le lieu de notre rencontre. Alexandre Boulerice nous y attend puisque RueMasson est un peu en retard. Malgré le fait qu’il était à l’émission Christiane Charette 1 h plus tôt, le candidat du NPD est déjà attablé devant son ordinateur portable. Il faut dire que sa présence dans les médias sociaux est notable et notée. Il soulignera d’ailleurs sa rencontre avec RueMasson sur Twitter.

NPD – Parti vert – Bloc Québécois : mêmes batailles?

Quand on demande à Alexandre Boulerice ce qui différencie le NPD du parti vert ou du Bloc Québécois, il souligne d’abord que son parti n’a pas un seul cheval de bataille. « Nous avons une position forte sur les questions sociales et économiques, mais aussi environnementales. On a des convictions vertes et on est capable de réunir 36 députés et plus si on avait un scrutin proportionnel».

Il s’insurge du fait qu’un gouvernement canadien peut être élu avec 38 % des voix alors que 62 % des électeurs ne l’appuie pas. « Notre système électoral est obsolète, archaïque. Il faut absolument le moderniser ».

Concernant le Bloc Québécois, il souligne qu’il n’a rien à dire contre Bernard Bigras, le député sortant. « C’est un bon député, mais dans le mauvais parti. Le Bloc ne sera pas éternel, les gens vont vouloir une alternative. Le Bloc va le dire, mais le NPD peut le faire », soutient-il.

Immigration et logement

Le candidat Boulerice a plusieurs priorités : la valorisation des immigrants, la reconnaissance de leurs diplômes, les cours de français langue seconde, l’accessibilité de l’assurance chômage dont les critères ont été resserrés.

« La fonction publique ne reflète pas la diversité culturelle, au niveau municipal c’est encore pire. Les gens ne s’identifient pas à leur pays d’accueil. Et quand je pense que des médecins gaspillent leur talent en étant plongeurs, même si je respecte les gens qui lavent la vaisselle, mais ce n’est pas la place d’un médecin ».

D’un point de vue plus local, le logement social est une problématique prioritaire pour Alexandre Boulerice. « Nous sommes une circonscription avec 74 % de locataires, dont environ 2000 ménages qui consacrent plus de 80 % de leurs revenus au logement. Il faut absolument encourager des projets qui laissent plus de place au logement abordable. La norme doit passer de 15 à 30 % dans les projets résidentiels.»

Le candidat néo-démocrate explique que le gouvernement fédéral doit augmenter son financement dans ce domaine. « Les condos c’est bien, mais à 1 ou 2 chambres, ça ne comble pas vraiment les familles plus nombreuses et ça ne favorise pas la mixité intergénérationnelle.»

Parlant de générations, il se désole de la pauvreté chez les personnes âgées. Il est en faveur d’une réelle augmentation du supplément du revenu.

Questions plus difficiles

Le candidat avoue avoir voté oui au référendum de 1995. « Je suis un nationaliste québécois pragmatique. Je reconnais la nation québécoise et j’approuve la loi 101 », souligne-t-il. Il a aussi été candidat de l’UFP comme le soulignait RueMasson dans un article sur le passé politique des différents candidats.

Il se dit pro-choix et contre la peine de mort. Il a été baptisé, mais a demandé et reçu son acte d’apostasie, qui est l’action de se retirer de l’Église catholique, au début de la trentaine.

L’ensemble des articles et des entrevues sur les élections sont regroupés dans notre dossier élections 2011.





3 commentaires

  1. BobbyWatson dit :

    C’est clair.

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  2. Bruno dit :

    Je le dis a TOUT les candidats de TOUT les partis:

    Après le vot, RAMASSEZ VOS PANCARTES, C’EST UN ORDRE.

    Ce n’est pas une blague

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  3. Bruno dit :

    votE (pardon)

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