37 ans sur la promenade Masson : une vendeuse raconte
Jacqueline Grenon-Sévigny a passé 37 ans de sa vie à travailler dans diverses boutiques de la rue Masson. Elle raconte ses souvenirs de toutes ces années sur LA rue commerciale par excellence du Vieux Rosemont.
Les souvenirs de la femme de 77 ans qui habite maintenant Longueuil font revivre la belle époque au cours de laquelle magasiner sur la rue Masson se voulait non seulement un incontournable, mais aussi un rituel bien établi par les gens habitant le quartier. Elle offrait toute une gamme de biens et services aux résidents comme une biscuiterie, boutique spécialisée en vêtement pour enfants et même une boutique de fourrures et de robes de mariées!
Des débuts précoces chez Oscar bonbons et biscuits – Native de la 1ère Avenue au début des années 30, Jacqueline a amorcé sa carrière de vendeuse à l’âge de 13 ans chez Oscar Bonbons et Biscuits, maintenant occupé par la Quincaillerie Lalonde. Signe de temps maintenant révolus, à l’époque, le commerce conservait toujours dans l’arrière-boutique des boîtes de biscuits cassés qui n’avaient pas supporté le transport et qu’on vendait à la livre, sans toutefois les étaler en magasin. « Il y avait un monsieur qui venait régulièrement en acheter pour son chien. Nous, les vendeuses, ça nous faisait bien rire, car nous avions des doutes sur le chien amateur de biscuits! », raconte-t-elle.
La Madame de Gauvin – Mme Grenon-Sévigny a ensuite été embauchée par LE magasin de vêtements pour enfants de la rue Masson : Chez Gauvin. Ce commerce, qui possédait une mezzanine, est maintenant occupé par la bijouterie LaPuce. Des générations de petits Rosemontois y ont été amenés par leur mère et ce, plus particulièrement lors de la rentrée des classes ou en vue de leur première communion. Jacqueline y a travaillé pendant 26 ans (entre 1960 et 1986) et lorsque les gens la rencontraient en dehors de ses heures de travail, ils l’appelaient La Madame de Gauvin. « On prenait les enfants dans nos bras, on les habillait nous-mêmes pour procéder à l’essayage de vêtements et on allait même jusqu’à moucher leurs petits nez lorsqu’ils avaient le rhume », se souvient-elle en riant.
Défilé de mode de la boutique Mitchell – En 1949, Jacqueline Grenon a été mannequin pour le défilé annuel de la boutique Mitchell. C’était une boutique de fourrures et de robes de mariées sur la rue Masson. Le défilé se tenait dans le sous-sol de l’église Ste-Philomène (aujourd’hui St-Esprit).
Cliquez ici pour voir le diaporama des photos de Jacqueline lors du défilé de mode.
Pépère et Darling – À la fermeture de Chez Gauvin, Jacqueline a traversé la rue Masson pour faire équipe avec Pépère, le digne propriétaire de la Boutique Masson, spécialisée en vêtement pour dames. « Dans son dos, tout le monde l’appelait Pépère, mais M. Coury* était un vieux monsieur adorable », précise-t-elle. Ce local est maintenant occupé par L’Aquarium Café-Bar.
Fait cocasse: là où est située l’actuelle SAQ (angle Masson et 7e Avenue), un autre magasin de vêtements pour dames avait pignon sur rue où une vendeuse à l’accent anglais accueillait toujours les clientes en lançant : « Bonjour darling, qu’est-ce que je peux faire pour toi aujourd’hui? » On a oublié le nom de cette dame mais le surnom de Darling, lui, est toujours resté!
Chez Shamie… en biais du Woolworth… – C’est Chez Shamie, une boutique de vêtements pour hommes, femmes et enfants (actuellement l’Heureux Bouddha), que notre vendeuse émérite a terminé sa carrière. Entre-temps, toutes ces années passées quotidiennement sur la rue Masson avaient favorisé une amitié de longue date entre Jacqueline et Claude, le gérant du magasin Woolworth (actuellement Première Moisson). « Cette amitié a évolué et nous sommes maintenant des conjoints depuis 16 ans! » Comme quoi il est possible de trouver plus que des vêtements sur la rue Masson!
Un carrefour animé, le rendez-vous des résidents
« Ce que j’ai le plus apprécié de ma carrière de vendeuse sur la rue Masson est le fait que lorsqu’on arpentait la rue pour faire ses courses, on croisait toujours des gens qu’on connaissait. Dans le temps, les résidents se parlaient beaucoup et, au gré des rencontres, on pouvait facilement placoter durant une heure avant même d’avoir magasiné! »
Cette belle époque tend à refleurir sur la rue Masson… pour le plus grand bonheur des résidents!
*Ne pas confondre avec feu M. Allan Koury, alors propriétaire de la boutique Allan’s tailleur, également située sur la rue Masson.









fan_b_nie : @RueMasson @mmireault @francoiscroteau exactement ce de quoi je parlais. Belle initiative! #rosepatrie
VeroMato : À propos de mon tweet précédent > Jardin botanique: nouveau tarif pour les détenteurs de la carte Accès-Montréal http://t.co/4B9aVUb6OW
RueMasson : L'avis d'ébullition de l'eau est levé à Montréal, l'eau du robinet est bonne à boire http://t.co/GvmSxdmHlM #rosepatrie #carpp
Anita1974 : @RueMasson Ce n'est pas recommander par le MAPAQ, s'il y a cas d'intoxication alimentaire, le consommateur peut revenir contre la boucherie
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Killeau : @RueMasson comme dirait madame Brossard de Brossard je crois rêver!
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tulasens : @RueMasson Ouin, on aurait pu monter ça à ,25$...
andredemers1 : @RueMasson pas fort...

J’adore ce genre d’article. Continuez votre bon travail. Un merci à Madame Jacqueline pour avoir fait revivre Masson pour nous.
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Beaucoup de nostalgie se dégage de votre article sur la dame-vendeuse-mannequin. C’était une vraie beauté! (elle l’est encore assurément) Je suis allée visionner la galerie de photos. Un peu comme Chanel à la même époque. Bel article vraiment sur des gens attachants qui ont fait la renommée de la rue Masson. Ça devait être passionnant de se faire raconter les anecdotes de la rue par la dame. Elle a en plus épousé le gérant du Woolworth…La vie fait bien les choses finalement! Bravo!
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Bonjour ,
Un article de mon grand-papa et maintenait de ma gr4and-maman ! je suis si fiere de mes grand-parents je les aimes tant . merci pour cette belle articles !
La petite fille de jacqueline et andré sévigny
jessica sévigny xxxx
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L’historienne de formation (et de passion) que je suis adore ce genre de reportage. Merci! Et continuez votre beau travail. Mon chez moi est le Mile End mais je viens vous lire souvent. Un grand plaisir.
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Bonjour !
J’aime beaucoup vos articles à saveur historique. Et la petite histoire d’amour en filigrane, comme c’est cute ! Bravo pour votre article.
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Du haut de mes 34 ans je fais partie de celles que « Kikine » habillait dans cette boutique Chez Gauvin. Je suis née sur la 6ième avenue et ma mère y a habité durant 26 ans.
Heureuse de lire l’histoire de la vendeuse donc je garde un excellent souvenir.
Bravo « kikine »
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Très beau reportage et félicitation.
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Ma mere c est mon idole…..mon amie, ma confidente et surtout lorsqu elle raconte une partie de son adolescence j en suis encore plus fier…. Car pour moi elle est une femme exceptionnelle …Bravo maman…je t aime xxx ton fils Francois
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bonjour Jacqueline
Je suis avec ma soeur Yolande qui demeure à la Maison ALLELUIA. Après plusieurs années à la Maison 0livar-Asselin, je demeure maintenant à la Résidence St-Michel avec tous les services. Je suis contente d’avoir lu ton témoignage. Que de beaux souvenirs!! Tu sembles encore pleine de dynamisme et à l’écoute des gens. Je suis relativement en forme pour mes 88 ans. Je t’embrasse. Si tu veux m’envoyer un mot, ça me ferait bien plaisir.
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magnifique comme article.. merci.
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Que de souvenirs! J’ai connu Mme Sévigny, elle demeurait sur la 5e.ave. Moi et mon frère nous jouillions avec ses fils Claude et François. Sur la 5e.ave. à l’époque c’était comme une grande famille. Les enfants, c’était les enfants de tout le monde.Tout le monde connaissait tout le monde.Y avait Tony, le cordonnier au coin de la ruelle, le petit restaurant juste à coté. Enfin, j’espère que le temps n’a pas trop altéré la joie de vivre qui régnait à ce moment là.
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