L’année 2010 du député Nicolas Girard : le scandale des garderies
En 2010, le député de Gouin Nicolas Girard a fait les manchettes en dénonçant ce qu’il appelle le « scandale des garderies libérales ». Plus localement, il a pris le leadership dans le dossier de l’avenir de l’église St-Marc sur la rue Beaubien. RueMasson.com revoit l’année 2010 avec les élus du quartier.
Nicolas Girard a 38 ans. Il est le député provincial du Parti Québécois dans la circonscription de Gouin (l’arrondissement Rosemont-Petite-Patrie, au nord de Masson et à l’ouest de la 6e Avenue). Il est le fier papa d’un petit garçon de presque 3 ans. Il a été porte-parole de l’opposition en matière de famille jusqu’en août 2010. Il nous raconte son année.
Le bon coup de 2010 : dénoncer le favoritisme dans l’attribution des subventions des garderies
« 2010 est une année où je pense avoir rendu service aux familles du Québec en révélant au grand jour l’ampleur du scandale des garderies libérales. » Nicolas Girard a accusé le ministère de la Famille de favoriser certains promoteurs proches des Libéraux dans l’attribution de permis d’exploitation et de subventions pour des places en garderie à 7 $ par jour.
En août 2008, le gouvernement donne des permis pour créer 18 000 places en garderie à 7 $ par jour. « Des places subventionnées ont été attribuées à des promoteurs de garderie qui n’avaient ni l’expertise et ni la compétence pour le faire. » Il parle d’organisateurs politiques, d’agents d’immeuble et de gens issus du domaine de l’abattage de bovins qui ont obtenu 1600 places en garderies subventionnées. Il découvre que ces promoteurs et administrateurs sont proches du Parti libéral : ils contribuent à la caisse électorale ou siègent à l’exécutif du parti dans le comté de Tony Tomassi, alors ministre de la Famille.
À la suite de cette histoire, la nouvelle ministre de la Famille Yolande James a déposé un projet de loi pour modifier les règles du processus d’attribution des permis. De plus, le vérificateur du Québec est en train d’enquêter sur cette histoire.
« C’est un moment marquant, un moment qui n’arrive que quelques fois dans une carrière politique. C’était une période intense. Chaque jour, j’étais sous les feux de la rampe et je n’avais pas le droit à l’erreur. »
La grande leçon de 2010: garder son sang froid
Durant toute cette histoire des garderies, de décembre 2009 à juin 2010, Nicolas Girard dit qu’il a appris à garder son sang froid lors de situations stressantes et exigeantes. Il ne s’est pas emporté et n’est pas tombé dans les insultes. « Je m’en suis tenu aux faits. J’ai fait preuve de calme et de rigueur. Je ne répéterai pas ce qu’on m’a dit hors micro quand je me levais à l’Assemblée nationale. À la fin je faisais de la visualisation. Je ne regardais que le président. Je faisais semblant qu’il n’y avait personne en face de moi pour rester concentré sur ce que j’avais à dire. Les banquettes libérales étaient très proches en face de moi, les députés essayaient de me déconcentrer. »
Projet rosemontois de 2010: se pencher sur l’avenir de l’église St-Marc
Comme élu, Nicolas Girard s’en serait voulu de ne pas se pencher sur le cas de l’église St-Marc, fermée depuis quelques années. « J’ai convaincu le maire de l’arrondissement, les gens de la CDEC, de la Caisse populaire Desjardins St-Marc, les Compagnons de Montréal ainsi que d’autres élus de l’arrondissement de mettre sur pied un comité pour réfléchir à l’avenir de l’église St-Marc. » Il croit au potentiel du bâtiment pour revitaliser le quartier.
L’église est bien située, sur Beaubien au coin de la 1ère Avenue. Elle est près d’une école et du parc Molson. Le comité étudie présentement la possibilité d’y implanter différents projets.
Le moment drôle de 2010: jouer à Indiana Jones
À l’Halloween, 150 citrouilles décorées par les élèves des écoles du quartier étaient exposées au parc Molson. Nicolas Girard, déguisé en Indiana Jones, a distribué 600 sacs de bonbons et 600 boîtes de pop corn aux enfants venus voir les citrouilles. Il dit s’être bien amusé.
Moment émouvant de 2010 : rencontrer Ingrid Betancourt
Sa rencontre marquante de 2010 est sans contredit sa rencontre avec Ingrid Betancourt. « Elle a fait un magnifique discours au salon rouge de l’Assemblée nationale. Elle nous a parlé de ce qu’elle a vécu dans la jungle. On avait tous des trémolos dans la voix. C’est un moment qui m’a beaucoup touché. J’ai beaucoup d’admiration pour cette femme, pour ce qu’elle représente et pour ce qu’elle a vécu. J’ai eu l’occasion de prendre une photo avec elle. C’est un moment que je n’oublierai jamais. »
Déception de 2010 : l’attitude bornée du premier ministre
Nicolas Girard déplore l’attitude de Jean Charest qui persiste à refuser la tenue d’une commission d’enquête sur l’industrie de la construction. « On a devant nous un parti qui préfère défendre l’intérêt du Parti libéral plutôt que de défendre l’intérêt du public. Ça mine la confiance des élus. On est tous touché par ça. Depuis six ans, je n’ai jamais vu un climat aussi tendu à l’Assemblée nationale du Québec. On n’a même pas eu de vœux de Noël cette année! »
Ce mécontentement, généralisé si on en croit la popularité de la pétition demandant le démission de Jean Charest, profite quand même au PQ. Ça sent la campagne pré-électorale. Nicolas Girard parle déjà en adoptant des expressions comme « le futur gouvernement du Parti Québécois ». « On a pris l’engagement au Parti Québécois qu’on tiendrait une commission d’enquête si on est élu pour faire la lumière sur ce dossier », déclare-t-il.
Nicolas Girard s’occupe maintenant des transports depuis août 2011. Il est préoccupé par le développement du transport en commun. Lui-même n’a pas de voiture. Il se rend à pied à son bureau de circonscription sur la rue Beaubien et il prend le train ou l’autobus lorsqu’il siège à Québec.
Vous pouvez vérifier si Nicolas Girard est votre député en faisant une recherche par code postal sur le site de l’Assemblée nationale.









francislagace : RT @Babordtoute: Jardin botanique: les citoyenNEs privéEs de l'accès gratuit pour l'été? http://t.co/DKPwIavyu3
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RueMasson : RT @mebonneau: La petite histoire triste de la coupe de 50 arbres dans le Mile-Ex. Quelle est votre histoire? #RosePatrie #Polmtl http://t.co/h79IopUhH6
Gtheriault8 : Voir mon dernier retweet, les anciennes pubs qu'on découvre sur les murs de Montréal=Sublime. Voir @RueMasson http://t.co/oPzSWAjXcc
MLAuteur : Et bien c'est la fête... encore les cloches de l'église qui sonnent. Ya pas un règlement sur le bruit après 23h.. #ruemasson
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carolan_g : Travailler un samedi, le week-end des ventes de garage dans Rosemont, c'est un peu triste. http://t.co/GfkeEpIiyg

Les plus préoccupants témoignages entendus lors de cette année furent livrés devant le commissaire Bastarache. Nous y avons appris entre autre chose l’emprise exercée par les grands argentiers de la mafia libérale sur l’administration de l’état, notamment la nomination des juges. Or, il existe un principe incontournable pour assurer le maintien d’une saine démocratie, c’est celui de l’indépendance du judiciaire de la politique. Au Québec, tout nous porte à croire que ces lieux du pouvoir entretiennent des liens incestueux. En bout de ligne, nous avons droit à une justice sous influence, une justice corrompue comme en témoigne l’exemple suivant : http://bisbille101.blogspot.com/corruption-judiciaire.html
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