Rose Phillips, celle qui a nommé Rosemont (MàJ)
Ce n’est pas parce que la vie ici est plus rose qu’ailleurs que le quartier s’appelle Rosemont. On doit ce patronyme à Rose Phillips, la mère d’Ucal-Henri Dandurand, un des fondateurs du quartier.
MàJ : Notre recherche ne fut pas vaine, on a enfin trouvé une photo de Rose Phillips. Et comme souvent, elle était tout proche, dans le deuxième livre du fondateur de la Société d’histoire de Rosemont-Petite-Patrie, Roger Sabourin : Rosemont, hier et aujourd’hui en photos.

Voici l’une des seules photos de Rose Phillips ici vers 1915 avec sa petite-fille Thérèse. Photo: Société d’histoire de RPP
Dès 1899, M. Dandurand s’intéresse à des terres au nord des futures usines Angus. En 1903, il fonde la Rosemount Land Improvement Company avec Herbert Samuel Holt. Ils font l’acquisition, pour 100 000 $, de la terre Crawford (lot cadastral 172), approximativement de la 1ère à la 10e Avenue, limitée au nord par le boulevard Rosemont et au sud par le boulevard Saint-Joseph. M. Dandurand divise ensuite cette terre en lots afin de développer un quartier résidentiel pour les ouvriers du Canadien Pacifique travaillant aux usines Angus, ouvertes en 1904.
Le 20 mai 1905, cette nouvelle municipalité prend le nom de village de Rosemont, en l’honneur de Rose Phillips, la mère de Dandurand. Elle a alors 71 ans. Elle n’a jamais habité le quartier.
Rose ou Rosa Phillips est d’origine écossaise. Elle est née au Québec en 1834. On n’a pas trouvé le lieu exact de sa naissance ni le nom de ses parents. [MàJ] Nous avons trouvé de nouvelles informations sur ses parents et sa famille que nous avons publié dans l’article Les origines de Rose Phillips.
Elle s’est mariée avec Anthime Dandurand (1830-1878), charpentier. Elle a habité à Montréal où elle a donné naissance à ses enfants, Séphora en 1858 et Ucal-Henri, huit ans plus tard, en 1866.
À 44 ans, elle devient veuve. Elle se retrouve seule avec sa fille de 20 ans et le jeune Ucal-Henri, 12 ans. Selon le recensement de 1881, la famille habite dans le quartier Saint-Antoine (St.Antoine Ward). qui se situe dans le coin des rues Peel et Sherbrooke. Vous pouvez consulter cette carte de la Jewish genealogical society of Montreal qui retrace les anciens districts du recensement de 1911.
Sa fille Séphora se marie à 27 ans, le 1er juin 1885 à la Basilique Notre-Dame, avec Joseph Vanier, épicier. Cinq ans plus tard, c’est au tour de son fils de se marier, Ucal-Henri Dandurand, avec Blanche Taillefer Giroux.
Selon le recensement de 1901, Rose habitait toujours à Montréal, dans le quartier Saint-Laurent (St.Lawrence Ward) avec sa fille, son gendre, ses petits-fils et une domestique. Elle avait alors 66 ans. Elle y était toujours au recensement de 1911.
Rose Phillips est décédé en 1924, après avoir donné son nom au quartier Rosemont, au parc Rosemont (4 juin 1910) ainsi qu’au boulevard Rosemont (16 mars 1908).
Une image rare
Si les photographies de Ucal-Henri Dandurand abondent dans les archives, on ne peut pas en dire autant pour les photographies de sa mère. Nous avons tenté notre chance auprès de la Société d’histoire Rosemont-Petite-Patrie, au Fonds Dandurand du Centre d’histoire de Montréal, au Musée McCord et à Bibliothèque et Archives nationales, sans succès. Nous avons même fouillé dans les Fonds d’archives de ses petits-fils et contacté un de ses descendants, nous n’avons retracé aucune photographie de Rose Phillips.

Rosemont a été nommé d’après Rose Phillips, mère de U. H. Dandurand. Nouveau triplex, Rosemont, près de Montréal, 1924, Wm. Notman & Son, © Musée McCord.
Et ça en inspire d’autres
Rose Phillips n’a pas que laissé son nom à l’Arrondissement. Elle a aussi inspiré des promoteurs de condos qui construisent le projet Rose-Phillips au coin du boulevard Rosemont et de la rue Chambord.
«On voulait faire une liaison entre le passé et le modernisme, indique Luc Fournier, directeur vente et marketing de Vivenda développement urbain. L’emplacement de ce projet est en zone semi-industrielle, entre Rosemont et des Carrières. On voulait aller chercher le côté historique de cette zone qui est en mutation.» Après quelques recherches historiques d’une équipe de communications, il en est arrivé à Rose Phillips.
À deux pâtés de maisons de là, le Pub Rose-Phillips au coin de la rue de la Roche abreuve les assoiffés. Les propriétaires des ces deux entreprises ne se sont pas consultés avant d’arrêter leur choix.








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Merci la plaza d'animé notre belle rue! :)
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Concernant le boulevard Rosemont, certains l’identifient comme faisant partie du chemin du roi. D’autres prétendent que ce titre revient à d’autres rues tel Notre-Dame. Mais ceci explique peut-être qu’en 1951, la future reine Élizabeth a bel et bien défilé sur le boulevard Rosemont (j’y étais). Qu’en est-il de l’origine de cette appellation « chemin du roi ou roy » pour le boulevard?
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Surprenant pour le Chemin du Roi. J’ai toujours cru que c’était la 138 (ancienne 2 ou 3??) qui longe le fleuve au nord. La rue Sherbrooke, quoi! En fait, en regardant Wikipedia, c’est vraiment la 138. Je ne sais pas d’où peu venir le fait que c’était le boulevard Rosemont.
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« Dans les années 1830, Joseph Lafond possédait un lopin de terre à défricher à l’est de la rue Papineau, dans la paroisse Côte-de-la-Visitation. Il n’existait alors qu’un seul chemin du Roi qui deviendra le chemin des Carrières, puis, Côte-de-la-Visitation et enfin, le boulevard Rosemont. » tiré du manuscrit « Rosemont mon quartier » publié par un monsieur Sabourine en 1999
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Très intéressant! Merci pour cette tranche d’histoire!
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L’officiel chemin du Roi est habituellement sur le bord du fleuve, donc Notre-Dame à ce que j’ai déjà lu. J’essais de retrouver le document historique où l’on trouve cette information dans Hochelaga-Maisonneuve où je travaille… À suivre.
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Dans tous les cours d’histoire du Québec que j’ai eu au secondaire, m’ont appris que le chemin du roi est la première route qui a relié Québec à Montréal, soit la rue Notre-Dame.
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Merci, Lisa-Marie, pour cet article si intéressant. J’apprécie ces liens entre le passé, le présent et même, l’avenir, ainsi que la recherche d’éléments historiques qui soutiennent ce reportage.
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