Mère et fille refont le trottoir


Photo : André Dumont/RueMasson.com

Ce n’était qu’un vulgaire bout de verdure le long du trottoir, couvert de vinaigriers et de longues herbes. Aujourd’hui, il est tapissé de nepetas aux petites fleurs bleues. Il n’y a pas que les carrés d’asphalte que l’on peut verdir.

Amélie Saint-Germain et son frère ont acheté leur duplex de la rue des Carrières en 2011. Après de longs mois à mettre l’intérieur à leur goût, avec l’aide de leur mère et de quelques ouvriers, voilà que s’est pointé le printemps. Vivement le jardinage!

Mère et fille profitent de la fête des Mères pour entreprendre d’embellir la cour avant, qui présente une particularité : une bande de verdure d’un mètre de large entre une petite clôture en fer forgé et le trottoir. « Il n’y avait eu aucun entretien et les chiens venaient régulièrement y faire leurs besoins », raconte Amélie.

Sa mère, Paule Saint-Germain, propose d’y implanter des nepetas. « C’est une plante très robuste, dit-elle. Sa tige est ligneuse et elle survit très bien à la sécheresse. » Parfait pour Amélie, qui ne souhaite ni gazon, ni entretien.

Les nepetas fleurissent de mai à novembre et comme par hasard, leur teinte de bleu se marie à merveille avec celle des vitraux des fenêtres avant. « Elles sont plus jolies que la menthe et plus odorantes que la lavande. On peut aussi s’en faire des bouquets », souligne Paule.

Il a d’abord fallu désherber, déraciner les vinaigriers, puis retirer les roches trouvées. Un peu de terre ajoutée, puis une toile géotextile de qualité (qu’on peut remplacer par du papier journal) clouée dans le sol à tous les douze pouces. Pour planter chaque nepeta, un X est découpé dans la toile.

Photo : André Dumont/RueMasson.com

Depuis le 12 mai, les nepetas ont déjà triplé de taille. Le secret : un peu de guano saupoudré à leur base et un voisin bienveillant, qui arrose régulièrement.

Le géotextile empêchera la repousse de mauvaises herbes, en plus d’aider à conserver l’humidité dans le sol, explique Paule Saint-Germain. À terme, les nepetas couvriront entièrement le paillis qui cache la toile et iront même s’étendre jusque sur le trottoir.

Le budget ? Moins de 50 $. Quelques mètres de toile, deux poches de terre, du paillis et des bouts de clôture miniature achetés chez Dollorama. Détail important : Paule a prélevé les nepetas à même le jardin de la demeure familiale de Brossard.

Derrière la clôture, à l’abri des chiens, chenillettes de déneigement et autres aléas de trottoir, Amélie s’est permis quelques arbustes, dont les couleurs s’agencent avec de la lysimaque rampante jaune et autres plantes en provenance de Brossard.

À cette intersection où les casseroles ont résonné pendant plusieurs semaines, les passants s’arrêtent, les voisins livrent des compliments. Quand Amélie rentre du travail, elle sourit, heureuse d’avoir transformé son petit bout de rue.

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Si vous voulez protéger vos plantations durant l’hiver, l’Arrondissement permet la plantation de piquets protecteurs tel qu’on en parlait dans cet article.

Les citoyens peuvent aussi enlever l’asphalte du trottoir pour y créer un carré de verdure tel qu’on le décrivait ici. On en reparlera durant l’été.

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Photo : André Dumont/RueMasson.com





Un commentaire

  1. Laurie dit :

    Merci pour cette article plein d’info avec une belle histoire. SVP, est-ce que c’est possible de corriger le lien indiquer pour l’enlevement d’asphalt? Ceci ‘au jour’ est un lien identique a l’autre (c.a.d., vers l’article re: deneigement…). Merci!!

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