Les cours sont suspendus et un élève blessé (MàJ)


Les élèves contre la hausse des frais de scolarité ont bloqué la porte du Collège de Rosemont espérant empêcher la reprise des cours décrétée par la direction vendredi dernier. Des policiers sont intervenus, sans succès. La direction du collège a finalement suspendu les cours, vers 7 h 40, pour des raisons de sécurité.

MàJ : l’étudiant blessé et transporté à l’hôpital en serait sorti et souffrirait d’une commotion cérébrale selon des amis.

Crédit: RueMasson.com

Déjà à 7 h, plusieurs groupes d’élèves portant le carré rouge se tenaient devant les différentes entrées du Collège Rosemont. Le plus gros groupe se trouvait devant l’entrée du Centre sportif.

Certains élèves étaient masqués, de crainte d’être victime de profilage ont-ils dit à RueMasson.com. Les élèves en grève agglutinés devant les portes chantaient des chansons militantes et se traitaient de « scabs » en riant.

Des professeurs étaient réunis dans le stationnement. Plusieurs appuyaient les élèves en grève. La mascotte Panda qu’on peut voir dans les manifestations est venue encourager les élèves en piquetage.

D’autres élèves, venus pour assister à leur cours et arborant le carré vert, attendaient que la voie se libère pour entrer.

Vers 7 h 30, un groupe d’une vingtaine de policiers s’est approché des élèves qui bloquaient l’entrée. Rapidement, ils en sont venus à l’affrontement. Un policier a utilisé du poivre de cayenne. Des étudiants ont été matraqués. L’un d’eux a quitté les lieux en ambulance, avec du sang à la tête.

Quelques minutes plus tard, la direction du Collège a suspendu les cours. Les élèves ont repoussés les policiers hors du terrain du Collège de Rosemont. Lors de ce face à face tendu mais sans coup, des élèves ont insulté des policiers, d’autres tentaient de discuter avec eux.

Au départ des policiers vers 8 h, des élèves en grève ont pris la rue spontanément. Ils étaient entre 100 et 200 selon notre estimation. Ils ont marché sur Beaubien en direction de l’ouest puis ils se sont dirigés vers le nord sur Saint-Michel. Plusieurs autres élèves et professeurs sont restés au Collège de Rosemont.

Dans la page Facebook de l’Association générale des étudiants du Cégep de Rosmeont, un étudiant anti-grève, Yann Lippé, regrette la confrontation du matin «Bonjour, au nom du m.a.g.c.r. (mouvement anti-grève du collège Rosemont), je tiens à dire que toutes nos pensées vont aux blessés de la confrontation de ce matin, ainsi qu’à leur entourage. Nous voulons un retour en classe, mais certainement pas à ce prix là», écrit-il.

Album photos de la manifestation du lundi 14 mai.

Un élève contre la grève se faufile
Avant l’intervention des policiers, un élève en informatique s’est faufilé dans la foule et a réussi à atteindre la porte du Collège. Elle était verrouillée. «On nous dit que le Collège est ouvert pour les cours, mais la porte était barrée» se plaint celui qui voulait assister à son cours de français. Il a rapidement été encerclé par les manifestants qui lui criaient «Bouge! Bouge! Bouge!». Il s’est finalement retiré. « Je suis contre la grève. Pour ce qui est de la hausse des frais de scolarité, je suis neutre », dit-il.

Les professeurs mobilisés
Plusieurs enseignants étaient sur place, affichant eux aussi leur carré rouge et leurs pancartes. Certaines ont voulu discuter avec les policiers, ne comprenant pas pourquoi ils avaient chargé les élèves.  «Qui vous a demandé d’intervenir?». Un imposant groupe d’élèves a fait reculer les policiers vers le trottoir de la rue Beaubien. « On fait une haie de professeurs devant l’anti-émeute. On fait notre job!», a crié une enseignante, capée d’un tissu rouge. Des professeurs se sont interposé entre élèves et policiers tentant de faire baisser la tension. Ils scandaient « Des livres pas des matraques!»

 

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Autres détails à venir.

 





2 commentaires

  1. Sylvain dit :

    J’espère que certains chroniqueurs qui ont traité les directions de cégep de tous les noms (généralement assez peu édifiants) parce qu’ils avaient peur qu’en appliquant les injonctions des gens se fassent blesser prendront bonne note des événements de la journée. C’est quoi l’idée de recourir aux injonctions et surtout d’en exiger leur application quand on sait que lesdites injonctions risquent de provoquer de la violence. J’ai une amie qui enseigne dans un des cégeps touchés par ces injonctions. 5.2 pieds, 100 livres. J’espère qu’elle s’en sortira vivante.

    Honte à vous Martineau et Lapierre.

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  2. Louis dit :

    C’est un beau concept : j’appuie la démocratie mais je ne respecte pas les lois. Un conflit qui dure qui dure…

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