Les punaises de lit en augmentation dans le quartier?


Le propriétaire de Maheu extermination sur Masson et expert en gestion parasitaire, Harold Leavey est catégorique, présentement comme partout à Montréal,  il y a un gros problème de punaises dans le quartier et il n’est pas prêt de disparaître. Sans cibler certains lieux, il prévient que l’arrivée du printemps va faire grossir le problème.

Harold Leavey a plus de 30 ans d'expérience en gestion parasitaire. Photo : RueMasson.com

Si la ville centrale a créé un registre l’an dernier et adopté un plan d’action, ce n’est pas assez selon M. Leavey. « Les inspecteurs sont débordés et ils ne sont pas des spécialistes, ils ne peuvent pas tout connaître en matière de gestion parasitaire. La ville aurait dû faire une grosse campagne d’information, le problème serait moins grave », souligne-t-il.

Selon lui, il faut aussi faire une campagne pour sensibiliser les compagnies de déménagement, les magasins qui vendent des meubles et objets de seconde main, les friperies. « On devrait mettre des avis pour dire que les vêtements et autres objets ne sont pas lavés. Les friperies devraient mettre les vêtements dans un sac fermé et dire aux clients de laver le tout en arrivant à la maison. On devrait vider le tout dans la laveuse dès qu’on franchit le pas de notre maison », explique Harold Leavey.

L’Arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie souligne que ses inspecteurs sont formés pour reconnaître les punaises et le problème. Par ailleurs, on souligne que les propriétaires ont l’obligation d’intervenir sinon des amendes peuvent être imposées. Plusieurs conseils peuvent être trouvés sur le site de la Ville.

Pourquoi le quartier est plus susceptible d’avoir des punaises ? «Dans Rosemont, la vieille habitude d’une vie communautaire qui un atout en général, mais qui contribue au problème de la transmission des punaises d’un appartement à l’autre. On peut se faire infester de partout », explique Harold Leavey.

Il souligne que dans le quartier pour 25 interventions contres les punaises, il en fait une seule contre les blattes (les coquerelles).

Mais il ne faut pas paniquer. Avoir des punaises ne signifie pas qu’on est malpropre. « Mais c’est difficile. Car on devient un pestiféré. On ne dort plus, ça pique. Les gens paniquent vite, plusieurs viennent ici quand ils n’en ont pas », explique Harold Leavey.

Historique des punaises

Les punaises ont toujours existé. Puis en 1900 certains pesticides et l’amélioration de l’hygiène les ont fait disparaitre. En plus, les Québécois voyageaient peu. C’est au début des années 90 que le problème des punaises a refait surface avec la mondialisation, l’immigration et la mobilité des gens.

Le problème actuel

Le problème de punaises est avant tout un problème de pauvreté et de santé mentale rappelle Harold Leavey. « Quand on est pauvre ou que l’on a des problèmes de santé mentale, on gère mal le problème alors que la solution est d’agir vite. »

Il souligne qu’il y a une incapacité de gérer le problème et beaucoup de logements insalubres qui contribuent à augmenter l’infestation.

Harold Leavey souligne qu’il faut avoir des protocoles de prévus en cas de punaises dans les établissements publics, car une personne infectée peut contaminer plusieurs endroits rapidement. « L’Office de l’habitation de Montréal à une chambre froide et c’est une bonne idée. Mais il faut une lutte intégrée, car de plus en plus d’institutions en ont, ainsi que des bars, taxis, des autobus. Si on continue, c’est New York. Il faut une lutte intégrée ».

Dans certains hôpitaux on met des protocoles en place. Tout est préétabli. « Et ça fonctionne, donc on doit monter des protocoles pour gérer les punaises », soutient Harold Leavey.

Ce qui multiplie les punaises de lit et contribue au problème :

-La mobilité actuelle des gens et le fait qu’on peut les transmettre en fréquentant les hôtels

-Phénomène social : itinérance, santé mentale. Des personnes ont des millions de punaises depuis très longtemps. Quand cette personne sort de chez elle,  elle les amène hôpital et dans tout le réseau de santé mentale. On a aussi tout le réseau des personnes âgées en perte d’autonomie.

Quelques faits

-La punaise est très développée et peu vivre un an sans manger. Plus on lui fait la vie dure plus elle survit. Quand elle pique, elle injecte un analgésique pour ne pas nous réveiller. Elle pique entre 3 h et 5 h du matin.

-Elle aime les températures élevées

-Elle se cache pendant 4 ou 5 jours

-Elle se cache près des lits, des calorifères, dans les fissures des murs, des planchers.

-Les filles se font piquer plus que les gars en général à cause des phéromones.

-Ça peut prendre 20 à 25 jours avant que les petits sortent

-Il est difficile de savoir si on a des punaises, quelques piqures ne sont pas suffisantes , il faut vérifier auprès d’un médecin pour savoir s’il s’agit de punaises.

-On va avoir des traces de sang, des excréments comme ceux des mouches. Il est préférable d’avoir un drap blanc.

Comment prévenir les punaises ?

-Se méfier des objets que l’on trouve au bord de la rue « Plus le matelas est beau plus il est dangereux », soutient Harold Leavey

-Avoir des meubles en cuir ne change rien, c’est l’humain intéresse la punaise

-Chaque traitement envoie les punaises ailleurs, il faut traiter les appartements voisins

-Il faut agir rapidement et correctement. L’utilisation des pesticides de la mauvaise manière augmente le problème et les punaises s’y habituent.

-Les gens déménagent à cause des punaises. Il faut régler le problème avant de déménager, car ça propage les punaises

- La vapeur est une bonne chose pour lutter contre les punaises. On peut acheter un petit appareil pas très cher.

-Il faut que les travailleurs de la santé avisent la ville dès qu’ils se rendent compte de la présence de punaises.

-La chaleur et le lavage à l’eau chaude est une bonne solution, mais attention certaines frontales n’utilisent pas assez d’eau

-Le froid fonctionne si on provoque un choc thermique. Il faut que les objets que l’on met dans un congélateur ne soient pas serrés dans un sac

-Quand on voyage, on n’en tient pas compte sinon on rate son voyage. Mais on sécurise le retour : vêtements de rechange scellés, on met aussi la valise dans un sac ou on préfère un sac à dos lavable. On met les vêtements du voyage dans un sac et dans la machine à laver en arrivant à la maison.

-Si on achète dans une friperie, on met ça dans un sac et on lave en arrivant

-On n’utilise pas un pesticide sans avoir fait appel à un spécialiste

-Si vous jetez des meubles et matelas à cause d’un problème de punaises, rendez-les inutilisables

-Le meuble seconde main doit être inspecté, même le plus cher.

-Si vous déménagez, vérifiez que la compagnie de déménagement fait des vérifications pour les punaises.

Pour en savoir plus, écoutez l’entrevue avec Harold Leavey à l’émission L’après-midi porte conseil.

 





3 commentaires

  1. Solange Lessard dit :

    Merci. Beaucoup d’info pratique.

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  2. caroline roy dit :

    bonjour je pense avoir trouver une punaise ee lit dans ma salle de bain elle etait sur le mur en ceramique j ai refarde partout dans mon lit salon cuisine j ai rien vu d autre pouriez vous me donner votre adresse je viendrais voue la montrer pour savoir si c est vraiment ca a bientot

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  3. Caroline: il faut contacter directement l’entreprise Maheu sur Masson.

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