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dimanche le 18 novembre
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La surpopulation des écoles de Rosemont en carte

Credo des principaux candidats de Gouin et Rosemont, l’éducation et la surpopulation des édifices scolaires a été au cœur de la dernière campagne local. Les deux députés élus ont, dès la soirée électorale, indiqué s’attaquer à ce problème. Tour d’horizon de la problématique.

À peine élu, le nouveau député de Rosemont, Vincent Marissal, de Québec solidaire, a donne le ton sur la question des écoles du quartier.

«Nous avons eu une rentrée épouvantable. Je vais aller voir le prochain ministre de l’Éducation pour savoir comment il calcule les classes. Je vais être intraitable sur ce sujet.»

Dans l’arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie — qui épouse globalement les contours des circonscriptions de Gouin et Rosemont — se trouvent 20 écoles primaires publiques de la Commission scolaire de Montréal (CSDM), qui scolarisent au total 7724 enfants.

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Une occupation moyenne de 102 %

Le constat est là : dans la globalité, les écoles sont, en moyenne, occupées à 102 %. Mais entre les écoles, les disparités sont grandes : ainsi, l’école Rose-des-Vents et l’édifice Marie-Rollet sont occupés à 150 %, là où les écoles Le Vitrail ou Sans-Frontières sont occupées à 70 % et 85 % respectivement.

Il manque ainsi 26 classes dans l’arrondissement. Pour le député de Gouin, Gabriel Nadeau-Dubois, la tâche s’avère moins ardue qu’il n’y parait. Sa circonscription a un excédant de trois classes sur le papier et seule l’école Madeleine-de-Verchères dépasse les 110 % de capacité. Et selon les statistiques, la population d’élèves devrait rester stable d’ici 2021.

Dans Rosemont, le problème est tout autre, puisque 450 élèves devraient se rajouter d’ici trois ans, soit l’équivalent d’une école complète. L’agrandissement de l’école Saint-Jean-de-Vianney et l’arrivée de l’école dans les shops Angus pourront pallier l’augmentation, mais ce ne sera pas suffisant, comme le démontre le maintien des classes modulaires à Saint-Albert-le-Grand.

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La CSDM demande le double du budget

En effet, les statistiques sont conservatrices, indique Catherine Harel Bourdon, présidente de la CSDM.

«Elles sont fondées sur le nombre de cartes d’assurance-maladie qui existent dans les codes postaux desservis dans le territoire de l’école, indique-t-elle. Cela ne prend pas en compte ni les nombreux projets de résidences ni l’immigration.»

Ainsi, la CDSM navigue à vue. Malgré les demandes de la CSDM à revoir le calcul des chiffres, elle déplore que le ministère ne dispose pas de plan d’avenir.

«Nous demandons depuis longtemps d’avoir un plan quinquennal concernant les édifices scolaires. Aujourd’hui, on nous demande de donner une liste de priorités dans les chantiers au ministère de l’Éducation. Mais quand on reçoit les réponses, les projets sont choisis sans tenir compte de l’ordre de la liste.»

Selon la présidente, il est impossible de connaitre les raisons pour lesquelles tel projet est préféré à un autre, qui seront représentées de facto les années suivantes. Toutefois, sur l’ensemble de la commission, le ministère n’accorde qu’entre 2 à 4 projets de construction chaque année.

«Ça nous prendrait le double pour répondre à la demande. Il faudrait doubler les budgets vers 120 millions de dollars.»

Catherine Harel Bourdon espère que le prochain gouvernement de la Coalition Avenir Québec va revenir sur sa promesse de transformer les commissions scolaires en centres de services administratifs.

«Il a tellement de grands défis dans le grand Montréal qu’on n’a pas besoin d’un débat de “structurite”. C’est un bouleversement qui ne donnera rien. Il faut se concentrer sur les priorités que sont la construction et l’agrandissement des écoles.»

Le ministère de l’Éducation n’a pas répondu à nos demandes d’entrevue.

Latest comment

  • Le grand tabou. Pendant que les écoles de la CSDM débordent et moisissent, on entend de l’écho écho dans les couloirs de celles de la Commission scolaire des écoles anglophones. Les unes peinent à occuper leur espace alors que les autres rament à trouver des solutions pour agrandir « par en dedans ». Des lieux adéquats sont pourtant présentement disponibles et accessibles. Dans Rosemont, par exemple, l »école Nesbitt pourrait fournir plusieurs des classes manques. Je suis étonnée que cette solution ne soit jamais nommée.

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