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HomePolitiqueÉlections 2018La candidate de la CAQ veut faire beaucoup de changements

La candidate de la CAQ veut faire beaucoup de changements

Au lendemain du premier débat des chefs, le 14 septembre, Sonya Cormier est satisfaite de la prestation de son chef, François Legault. «Il est toujours aussi stable dans ses positions, il ne change pas d’idées comme de chemises.» Au café Hublot, rue Beaubien, la candidate de la Coalition Avenir Québec voit beaucoup de changements à faire dans Rosemont.

«La prématernelle 4 ans, c’est une idée de projet de société, lance la directrice de projet au Mouvement pour mettre fin à l’itinérance à Montréal. C’est un manque d’ambition quand on regarde au travers des lunettes actuelles. Oui, les écoles sont surpeuplées, mais c’est un détail lorsqu’on parle d’une vision. Le but est de donner toutes les chances de réussite aux enfants. Les médecins le reconnaissent qu’on a besoin de les dépister très tôt pour être capable d’intervenir en bas âge.»

Cette mère d’un enfant en difficulté d’apprentissage connait bien les barrières à franchir pour une famille dont les besoins sont différents de la majorité.

«On a pu aller en orthophonie au privé. Mais une évaluation neuropsychologique, ça coute 3000 $. Ce n’est pas tous les parents qui peuvent se permettre ça, même moi je ne l’ai pas fait au complet. Si tu n’es pas assez débrouillard dans la vie pour avoir un plan d’intervention, tu n’auras pas accès aux services d’orthophonie, d’orthopédagogie, d’ergothérapie, etc. C’est le pourquoi du pourquoi la prématernelle 4 ans, être capable de dépister et d’offrir de meilleures chances de réussite aux enfants.»

Toutefois, si son parti a indiqué vouloir supprimer 5000 postes de fonctionnaires dans un premier mandat, Sonya Cormier ne voit pas de divergence avec l’ambition d’offrir plus de services aux jeunes générations.

«Ce ne sont pas des fonctionnaires qui font les suivis, ce sont des gens en premières lignes. L’idée, c’est de répondre au bassin de population. On ne parle pas d’affaires immenses. Des fois, évaluer l’enfant, puis faire un plan d’intervention, ça suffit. Ces enfants ont juste besoin d’un petit coup de pouce, pour avoir un élan et un suivi adéquats.»

Hôpital Maisonneuve-Rosemont

Pour la candidate caquiste, le dossier de l’hôpital Maisonneuve Rosemont est une «honte», mais elle estime que le dossier est déjà entre de bonnes mains, puisqu’il existe déjà une enveloppe de 1,8 milliard de dollars sur la table. Mais il faut un gouvernement de son parti pour mener à bien la rénovation de cette infrastructure, où les briques tombent à terre.

«On sécurise le périmètre, parce que dans peu de temps ça sera détruit. On ne mettra pas des dizaines de millions de dollars pour refaire la brique d’un bâtiment vétuste, où il y a de la broche à poule pour faire tout tenir, alors qu’on est pour démolir dans 6 ans et faire un nouveau bâtiment. C’est du gros bon sens, de la logique 101. Avec nous, on va être cohérent dans la gestion de ce projet pour éviter le gaspillage de budget. C’est ça, la saine gestion, respecter les couts et les échéanciers du budget qui ont déjà été annoncés.»

La ligne rose en surface

Le chef de la CAQ, François Legault, avait un temps annoncé son rejet du projet de ligne rose, une ligne de métro transversale sur l’île de Montréal promu par la mairesse Valérie Plante. Toutefois, après une rencontre avec elle durant la campagne, il a indiqué pouvoir soutenir une ligne rose, mais sous la forme d’un tramway.

«M. Legault a montré une ouverture. Ça démontre nos forces pour travailler en équipe, pour travailler en collaboration avec les gens. Mais il est clair qu’on ne fera pas de ligne souterraine.»

Elle indique toutefois que son parti tiendra compte des conclusions de l’étude que mène le gouvernement provincial sur cette ligne rose, mais n’a pas promis de se rallier à ces conclusions si elles indiquaient qu’un métro serait la meilleure solution.

Sonya Cormier estime cependant qu’il existe de meilleurs moyens à court terme pour désengorger la ligne orange — saturé aux heures de pointe — que de rajouter de nouveaux projets de transports. «On aura le service rapide de bus sur Pie-IX, mais on peut aussi avoir plus d’effectifs d’autobus, optimiser le métro pour avoir plus de passages à la minute.»

La pauvreté

Celle qui a fait carrière dans le communautaire se plait à dire d’être la garante du volet solidaire de son parti, peu connu pour ce type de position. Elle se dit écoutée par son chef et entourée de candidats qui portent les mêmes valeurs qu’elle. «Le souci des personnes démunies, on l’a aussi à la CAQ.»

Elle considère par contre qu’une réforme de l’aide sociale n’est pas prioritaire, puisqu’il faut avant tout chercher à obtenir des emplois avec de meilleurs salaires.

«Mais ce n’est pas parce qu’on veut niveler par le haut qu’on va sabrer ce qui existe déjà auprès des populations démunies, ou qu’on ne va pas vouloir le bonifier. Un n’empêche pas l’autre.»

Dans Rosemont, le manque de logements locatifs à loyer modéré pousse les personnes démunies à quitter le quartier. Sonya Cormier, qui baigne dans ce domaine de par sa profession, annonce qu’un gouvernement caquiste soutiendrait financièrement la construction de 12 000 logements sociaux promis par la mairie de Montréal.

Si vous aviez une baguette magique, quel problème résoudriez-vous?

«Je mettrais de super belles écoles, des lieux d’apprentissages avant-gardistes, même au niveau de la pédagogie, des lieux ou les enfants peuvent bouger, apprendre en bougeant, avec des jardins sur le toit, avec les meilleures pratiques en termes d’architectures, je ferai de beaux lieux d’apprentissage, et que ces lieux d’apprentissage puissent aussi appartenir à la communauté, qui puisse être utilisé par la communauté. Si on met une cuisine dans l’école, on pourrait en faire une cuisine communautaire en dehors des heures de classe.»

 

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