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dimanche le 23 septembre
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Jean-François Lisée fait salle comble pour son investiture

Le chef du Parti québécois (PQ), Jean-François Lisée, a été officiellement investi candidat de son parti dans la circonscription de Rosemont, dimanche 26 aout, dans une cérémonie qui a oscillé entre discours hagiographiques et spectacle d’humour.

«Je veux devenir premier ministre, je veux amener l’esprit de Rosemont dans tout le Québec», a scandé le député sortant au collège de Rosemont.

Devant une salle comble de militants majoritairement âgés et du gotha séparatiste, avec la présence des principaux candidats vedettes du parti et de Gilles Duceppe, ancien chef du Bloc québécois, Jean-François Lisée a été investi candidat de Rosemont à l’unanimité sans opposition.

Investiture Jean-François Lisée

Dans son discours, il a surtout parlé de son attachement au milieu communautaire et éducatif rosemontois.

«Si les organismes disparaissaient du jour au lendemain, des centaines de milliers de gens tomberaient dans la pauvreté et l’exclusion. Ils sont un pilier de notre qualité de vie et pourtant, depuis les 15 dernières années, avec les coupes, ils en arrachent.»

Il a ainsi indiqué vouloir investir 200 millions de dollars par an dans les organismes communautaires québécois.

Éducation

Jean-François Lisée souhaite aussi devenir le premier ministre de l’Éducation. C’est pourquoi il a promis, durant son discours, un soutien aux organismes d’insertion sociale, «pour qu’il n’y ait plus de liste d’attente pour les décrocheurs qui souhaite s’attacher à un travail», de lancer un programme de rénovation et d’agrandissement des écoles primaires, car «dans Rosemont, les écoles sont à 110 %, 140 % de capacité et on ferme les laboratoires d’anglais et les bibliothèques pour faire des salles de classe.»

Investiture Jean-François Lisée

Le chef péquiste a longuement parlé de l’histoire de Rosemont, des ouvriers qui ont construit «les trains les plus puissants d’Amérique du Nord et des tanks Valentine qui ont combattu les nazis en Europe de l’Est» dans les shops Angus, et la difficile reconversion suite à la fermeture de l’usine.

«Rosemont a été un laboratoire urbain et créatif de la vie urbaine moderne […] grâce au soutien des élus péquistes de l’époque, Rita Dionne-Marsolais et le ministre de l’Économie, Bernard Landry. Dans Rosemont, on invente le Québec de demain. La vitalité de Rosemont, c’est comme le PQ, ça progresse toujours.»

Plus tôt, Jean-François Lisée a commencé son discours sur les blagues «de péquistes» en présentant celles qui n’avaient pas été choisies pour la précampagne électorale. Il s’en est aussi allé à cœur joie en plaisantant sur le dos des autres partis.

Investiture Jean-François Lisée

Éloges avant le discours

Avant sa montée sur scène, plusieurs personnes ont étalé des anecdotes et des compliments concernant le candidat. La vice-cheffe du PQ, Véronique Hivon, a parlé de Jean-François Lisée comme un homme «audacieux et intelligent», qui «met en avant ses candidats».

Trois personnes de la circonscription, dont Agnès Beaulieu, directrice de l’entreprise d’insertion sociale Insertech et Marie-Ève Brunet-Bélanger, directrice des Services de loisirs Angus Bourbonnière, ont plaidé pour le chef péquiste, en le représentant comme disponible et proche des préoccupations des organismes. «Jean-François ne soutient pas que monétairement les magasins-partages, il prend le temps, chaque année, pour aider les gens à faire leur tour d’épicerie», a témoigné Marie-Ève Brunet Bélanger.

Investiture Jean-François Lisée

Le maitre de cérémonie et candidat dans Prévost, Paul Saint-Pierre Plamondon, a rappelé avec humour la conviction de Jean-François Lisée à devenir chef du parti lorsqu’il était à 6 % dans les sondages.

L’indépendance, principe fondateur du PQ, n’a été abordée qu’une fois, au bout de 90 minutes de cérémonie. «On dit que ça nous prend des indépendantistes sérieux au pouvoir le 1er octobre […] avant de présenter un plan pour l’indépendance du Québec en 2022.»

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