Premier conseil d’Arrondissement de l’ère Valérie Plante

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Le maire de Rosemont-La-Petite-Patrie, François Croteau, créera un «comité exécutif» à l’échelle de l’arrondissement.

«J’ai toujours voulu travailler en collégialité, a-t-il dit lors du premier conseil d’arrondissement de son troisième mandat. C’est, je pense, le meilleur moyen de livrer un meilleur service aux citoyens, qui n’auront plus que le maire comme interlocuteur.»

Les responsabilités données aux quatre conseillers de ville de l’arrondissement devraient être connues assez vite, a-t-il ajouté.

Le maire a expliqué avoir voulu mettre en place cette idée en 2013, mais il a dû reculer avec la réticence de certains de ces collègues de l’époque. «J’ai maintenant une équipe qui est prête à prendre des responsabilités.»

Ce premier conseil de l’ère Valérie Plante a permis aux administrés de connaitre leurs nouveaux conseillers, Stéphanie Watt, pour Étienne-Desmarteau, Jocelyn Pauzé, pour Marie-Victorin et Christine Gosselin, pour Vieux-Rosemont, tous de Projet Montréal, ce qui va trancher avec l’ambiance de confrontation qui prévalait depuis le changement de parti de l’ancien conseiller municipal Marc-André Gadoury défait à la mairie de Rosemont-La Petite-Patrie.

Le vétéran François Limoges, dans Saint-Édouard, complète le conseil et s’est permis une analyse qui a fait sourire plus d’un. «Pour les habitués du conseil d’arrondissement, on ne pourra plus vous dire que c’est la faute de la Ville centre si ça bloque. Nous avons maintenant une obligation de résultats.»

Le budget de l’arrondissement, qui se vote traditionnellement en novembre, a été reporté à une date ultérieure. «Tout est à revoir à la Ville centre, le président du comité exécutif [Benoit Dorais] doit se pencher dessus pour nous confirmer nos enveloppes. Mais ça va aller vite.»

Lors de la prise de connaissance des dossiers, Projet Montréal avait critiqué l’ancienne administration de lui avoir laissé un trou de 358M$, mais avait assuré que la facture n’irait pas aux arrondissements.

À la Ville-Centre

Le matin du conseil d’arrondissement, François Croteau et la conseillère de Vieux-Rosemont, Christine Gosselin, ont été nommés pour participer au comité exécutif de Montréal.

François Croteau hérite du portefeuille de la Ville intelligente et de l’innovation. «C’est un défi énorme, a relaté le maire. Il n’y a pas que le dossier de la Ville intelligente, mais aussi tous les outils de travail des employés qu’il faut améliorer. Il y a énormément de choses à faire, par exemple dans le déneigement, la gestion de la circulation ou les données ouvertes.»

Il a aussi indiqué qu’un travail de priorisation des dossiers se fera, une fois l’ensemble des dossiers connu.

Christine Gosselin a été nommé à la culture, au patrimoine et au design. Un poste qui cadre dans son expertise pour l’ancienne conseillère d’arrondissement de Jeanne-Mance, sur le Plateau-Mont-Royal.

«Il y a du pain sur la planche. Nous devons agir sur le problème de chereté des ateliers pour les artistes, mais aussi interroger le Plan d’action sur le patrimoine qui a été voté sous l’ancienne administration et voir s’il n’y a pas un déficit d’attention à ce sujet. Il y a un changement de mentalité à faire à ce sujet, il faut que les Montréalais comprennent que leur héritage est une force au développement économique.»

La nouvelle élue ne s’est pas avancée sur le dossier sensible du devenir du Festival Juste pour rire et de l’apparition d’un concurrent crée par un collectif d’humoristes. «C’est sûr que le Festival du rire est un modèle que nous soutenons comme parti. C’est une coopérative de travail qui favorise l’économie sociale et non un organisme tributaire de la fortune et des déboires d’un promoteur. Je dois d’abord m’informer du rôle de la Ville dans ce dossier avant de me prononcer.»

Pour Christine Gosselin, en plus de sa tâche à la Ville centre, elle occupera le titre honorifique de mairesse suppléante dans Rosemont, mais aussi de présidente du Conseil consultatif d’urbanisme (CCU) de l’arrondissement. Des occupations qui ne lui font pas peur. «On a décidé que je serai présidente du CCU avant que je sache que je ferai parti du comité exécutif. Mais on s’est entendu avec le maire que si la charge devient trop importante pour moi, on reverrait la situation.»

Questionnée sur la possibilité de rendre public les séances du CCU, comme le souhaitait Équipe Denis Coderre lors des élections, la nouvelle présidente a indiqué qu’elle se penchera sur la question. «C’était une belle promesse, mais ça peut être très difficile. Il y a des questions de confidentialité dans certains dossiers. Je ne suis pas sure que c’est réalisable.»

1 commentaire à Premier conseil d’Arrondissement de l’ère Valérie Plante

  1. Manon Malinosky

    Intéressant votre article mais plein-plein de fôtes, C’est dommage, cela lui enlève de la crédibilité. De grâce, faites vérifier vos textes avant de les publier.

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