Mariam Laagad, à l’écoute de tous

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Travailler dans le social, à l’écoute des humains dans le besoin, qu’ils soient itinérants, réfugiés ou analphabètes, ça forge un caractère. Devant la lourdeur des administrations et le poids de la ville sur les gens, Mariam Laagad, candidate d’Équipe Denis Coderre dans Vieux-Rosemont, souhaite construire des quartiers «à échelle humaine».

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Dans le district de sa collègue Érika Duchesne, partie concourir dans François-Perrault, plus au nord, les shops Angus sont toutes désignées pour mettre en œuvre cette idée. «On pourrait créer un petit village au sein de la grande ville, avec des logements abordables, une école, des places en garderie, des commerces de proximité et locaux.»

Arrivée en 2010 au Canada, la Marocaine d’origine est motivée par le contact avec les gens. «Je suis quelqu’un d’empathique, j’essaie d’apporter ma petite contribution pour changer des situations conflictuelles ou vulnérables. Devenir conseillère de ville va me permettre de rester en contact avec les citoyens tout en créant un lien entre eux et l’administration, une chose qui n’existe plus depuis huit ans.»

Si la candidate ne vit pas dans le quartier, elle connait les dossiers qui préoccupent les citoyens. «Il y a beaucoup de choses à faire avancer dans le district et tellement de potentiel dans le quartier. Il y a des choses positives qui ont été faites, mais on peut faire mieux. À la vitesse à laquelle Montréal avance, on est dans une vision internationale. On voit grand et ça commence par un coin de rue jusqu’à changer Montréal au complet. On ne peut pas se permettre d’avoir une administration qui fait juste le travail et rien de plus.»

Logements insalubres et inabordables, dessertes de transports en commun déficientes ou encore «abandon» de l’est du district, l’actuelle coordinatrice et gestionnaire de à une solution à tout. «Nous avons déjà négocié le prolongement de la 47 vers la station Pie-IX, mais ce n’est pas possible d’avoir un bus qui passe aux 25 minutes. Il faut penser aux résidents qui vivent ici. Prenez aussi les poubelles qui sont toujours pleines sur Masson, ce n’est pas normal qu’il y ait autant de déchets. Ce sont des familles et des personnes âgées qui vivent là qui en souffrent.»

Si elle est élue, l’actuelle coordinatrice et gestionnaire à la Maison du monde de Solidarité Ahuntsic souhaite travailler avec tout le monde. «Il faut créer une structure partenariale, avoir des liens entre l’arrondissement et la Ville centre, car le lien est brisé en ce moment. Mais il faut aussi aller vers les organismes communautaires, car ce sont eux qui sont les plus proches des citoyens et voir comment aller de l’avant avec certains projets qui peuvent redynamiser le district. Ils font un travail extraordinaire, il faut les encourager et les relayer dans nos institutions.»

Myriam Laagad souhaite aussi revenir sur des décisions prises par l’administration actuelle, qu’elle juge dogmatiques. «Prenez les panneaux d’arrêts. Il faut se concerter et écouter l’avis des spécialistes. Quand un ingénieur te dit qu’on ne peut pas mettre une traverse ou un stop ou dos d’âne, il faut l’écouter, ce sont des experts. On ne va pas juste faire des stops et des dos d’âne pour le plaisir de le faire, pour montrer qu’on fait quelque chose. Les gens ne ralentissent plus à ces obstacles et ça devient dangereux.»

Elle précise toutefois que l’avis des citoyens est tout aussi important quand il va s’agir de trancher. Ce qu’elle souhaite, c’est bien d’être à l’écoute de tous.

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