Scott McKay : la recrue de l’Équipe Coderre

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La prise est importante. En recrutant Scott McKay, ancien porte-parole de l’opposition péquiste en matière d’environnement de 2008 à l’élection de Pauline Marois en 2012, l’Équipe Denis Coderre souhaite appâter les défenseurs de la cause écologiste, plus enclin à succomber aux sirènes de Projet Montréal, considéré par beaucoup comme le parti le plus vert.

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Scott McKay se présente ainsi sous sa bannière dans le district d’Étienne-Desmarteau. Un retour aux sources, pour celui qui déjà été conseiller de ville sous Jean Doré, en 1986, à 26 ans, du district disparu d’Honoré-Beaugrand.« Il ne faut pas se fier aux apparences, malgré qu’en politique la perception est plus importante que les faits, explique le chevronné politicien, ancien chef du Parti vert québécois de 2006 à 2008. Mais les faits sont que Denis Coderre a l’équipe la plus forte, car il s’est entouré de gens qui ne pensent pas comme lui, qui ont des profils différents, comme le mien. C’est ça avoir un vrai leadership. »

Le rendez-vous avait été pris au coin des rues Beaubien et de la 10e avenue, entre un terrain vague, des commerces abandonnés et un stationnement envahi par les mauvaises herbes. Il aurait pu aussi choisir le boulevard Rosemont, entre Papineau et d’Iberville. Selon lui, ces deux lieux sont symptomatiques des négligences de la mairie depuis huit ans. « L’administration Croteau cultive un certain clientélisme en favorisant certains secteurs plutôt que d’autres, analyse-t-il. On crée ainsi des poches de pauvreté, des ghettos, qui sont laissés à leur sort. Il faut arrêter de gérer l’arrondissement en silo et redévelopper ces secteurs à l’aide des outils qu’on dispose, comme la Revitalisation urbaine intégrée. Mais le maire s’en prive, peut-être parce que ça vient de la ville-centre et que c’est méchant ? »

Synergie

Le candidat n’a pas de mots tendres pour la gestion du maire François Croteau, qui, à son avis, manque de diplomatie quand vient le temps de collaborer avec le palier supérieur. « J’aime reprendre cette phase de Denis Coderre : tout seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin. À chaque fois que les citoyens se plaignent de quelque chose, François Croteau leur répond que c’est de la faute de la ville centre et non la sienne. Mais depuis quatre ans, Montréal est sur une lancée, tous ses indicateurs sont au vert. Quand on a un maire avec autant d’énergie, il vaut mieux travailler en synergie avec lui que s’y opposer, c’est plus constructif. »

S’il est élu, Scott McKay priorisera, entre autres, la chasse aux logements insalubres, puisque le nouveau statut de la métropole, que Denis Coderre « est allé chercher à Québec », lui donnera plus de pouvoirs. « C’est un avertissement aux propriétaires véreux: dorénavant, la Ville va faire les travaux à leur place et leur refiler la facture. C’est inacceptable cette dichotomie dans l’arrondissement, entre des duplex qui se vendent à un million et au coin de la rue un taudis avec des gens qui vivent dans des conditions déplorables. »

En 2013, Marc-André Gadoury, alors chez Projet Montréal, avait obtenu 54 %, tandis que le candidat d’Équipe Coderre arrivait second à 16,34 %. Mais pour Scott McKay, la marche n’est pas si haute. « Des citoyens trouvent qu’on a poussé le bouchon trop loin et que le point de rupture est passé. Les gens ont soif d’une administration qui est à leur écoute et leur propose des services adaptés à leurs choix. Les gens sont intelligents, est-ce qu’on peut avoir un arrondissement qui le soit tout autant? »

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