Les enseignants de l’école Rose-des-Vents gagnent contre leur syndicat

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Alors que la rentrée scolaire est dans quelques jours, le Tribunal administratif du travail a donné raison à douze enseignants de l’école alternative Rose-des-Vents et oblige le syndicat à reconduire l’entente sur les classes à trois niveaux pour une année supplémentaire.

Pour écouter une entrevue au 15/18 avec des parents de l’école.

Un article de Radio-Canada sur le sujet.

L’Alliance des professeures et des professeurs de Montréal refusait de reconduire l’entente qui octroyait le droit à l’école d’avoir des classes trois niveaux depuis 30 ans. Les enseignants de l’école avec les parents ont contesté cette décision de l’Alliance. Selon la convention des professeurs, il est impossible pour les écoles de 65 élèves et plus d’avoir des classes avec plus de deux niveaux. Or, des classes de trois niveaux était à la base de l’enseignement de l’école Rose-des-Vents.

Une victoire pour les parents

Les parents s’étaient mobilisés depuis plusieurs mois pour faire changer d’avis l’Alliance. La direction de la CSDM ne pouvait renouveler l’entente sans l’aval de l’Alliance. Sur sa page Facebook, l’école Rose-des-Vents souligne que « le Tribunal conclut que le Syndicat a manqué a son devoir de représentation envers les enseignants de l’école RDV et que le seul remède apte à réparer le préjudice subi est la reconduction de l’entente pour l’année 2017-2018. »

On peut y lire un résumé de la décision du Tribunal du travail : « [127] En décidant le 10 avril 2017 de ne pas renouveler l’entente permettant des groupes de trois niveaux à l’école Rose-des-Vents, le Syndicat agit de manière arbitraire à l’endroit des plaignants pour trois raisons. La première est que, contrairement à ce qu’il affirme, le Syndicat n’a jamais avisé ni l’employeur ni les plaignants que l’année scolaire 2016-2017 était la dernière pour laquelle des groupes à trois niveaux seraient acceptés. La deuxième est que le Syndicat n’a pas respecté son engagement envers les plaignants de tenir une table de travail pour réfléchir sur les solutions. La troisième est l’absence d’analyse de la situation particulière des plaignants ainsi que du modèle pédagogique de l’école Rose-des-Vents qui nécessite des groupes de trois niveaux avant de mettre un terme à une situation qui dure depuis 1986. Le Syndicat n’a aucun motif raisonnable pour ne plus faire valoir et représenter les intérêts légitimes des plaignants qui sont des memblres, alors qu’il le fait depuis 30 ans.»

 

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