Un carré de verdure détruit par un entrepreneur

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Des citoyens de la rue de Normanville ont eu la désagréable surprise la semaine dernière de voir leur carré de fleurs être saccagé par un entrepreneur qui a refait la toiture d’un immeuble.

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L’une des citoyennes qui a constaté les faits en fin de journée a aussi exprimé son mécontentement à l’entrepreneur et au propriétaire de l’immeuble. Elle était fâchée et très triste de voir un entrepreneur n’avoir aucune considération pour le travail d’autrui.

J’aurais simplement aimé que l’entreprise reconnaisse que c’était une erreur de piétiner, et qu’il propose de réparer. Ou mieux encore, qu’ils nous disent d’avance les dommages qu’ils prévoient faire pour que tous les voisins se concertent pour enlever les plantes avant qu’ils passent avec la machinerie. Question de respect pour la voisine qui a travaillé 7 ans sur cette plate-bande et dont le voisinage est fier.

Depuis 7 ans, des citoyens entretiennent ce carré et y ont planté des vivaces qui étaient en pleine croissance au moment des faits. Les citoyens n’ont pas été avertis par l’entrepreneur et n’ont pas pu déplanter avant les travaux. Ils ont porté plainte à l’Arrondissement qui va enclencher « une procédure de dommage causé à un tiers » afin que l’entrepreneur rembourse l’achat de vivaces a expliqué le maire de l’Arrondissement Rosemont-La Petite-Patrie, François Croteau.

Le même carré de verdure l'an dernier en juillet.

Le même carré de verdure l’an dernier en juillet.

Des solutions sont possibles avant des travaux

Ce dernier souligne qu’il a rarement vu un tel cas de destruction d’un carré de verdure. Il ajoute qu’il y a une responsabilité partagée entre l’entrepreneur et le propriétaire de l’immeuble.

« Devant chez nous, on a quatre carrés de verdure. L’an dernier, on a refait le toit. On s’est entendu avec l’entrepreneur à l’avance pour évaluer l’espace dont il avait besoin. Pour lui permettre de travailler, ma voisine a déplanté quelques plants. Si le propriétaire avait eu une sensibilité au travail des résidents de la rue, il les aurait avertis », soutient le maire.

Il ajoute que la ville fait la même chose quand des travaux sont nécessaires. « On envoie une lettre à l’avance pour avertir les citoyens des travaux.  C’est la moindre des choses de prendre des précautions, quand on incite à verdir leur environnement », ajoute-t-il.

Que faire quand on constate une infraction?

Si un citoyen constate qu’un entrepreneur ou que quelqu’un s’apprête à détruire un carré de verdure, couper un arbre qui semble sain, il doit prévenir le 311 pour qu’un inspecteur puisse aller constater les faits immédiatement.

« Quand c’est urgent, en plus du 311, les gens peuvent aussi écrire aux élus par courriel ou sur les réseaux sociaux. L’an dernier, les responsables d’une église sur Saint-Zotique ont décidé d’enlever le gazon pour faire un stationnement. Les citoyens ont appelé le 311 et ont averti les élus. On a immédiatement fait cesser les travaux qui étaient faits sans permis », explique le maire.

Si on constate les faits après, on dépose une plainte. « On va vérifier si l’entrepreneur avait un certificat d’occupation, puis on enclenche une procédure de dommage causé à un tiers. Il peut contester et si on n’a pas la preuve, ça peut durer 2 ans. Si un inspecteur arrive sur place, on a une cause béton. L’entrepreneur ne pourra pas contester », explique le maire.

Dans le cas de la rue de Normanville, l’écoquartier va offrir des plantes aux citoyens pour refaire le carré de verdure. « On va réparer et s’assurer de compenser. Tout le monde travaille fort pour verdir et c’est décourageant de voir ça », conclut le maire Croteau.

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