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mardi le 20 août
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Les brebis ont quitté le parc du Pélican

Après 1 mois au parc du Pélican, les six brebis et l’agneau restant sont repartis dimanche à Mont-Laurier chez leur éleveuse Anouk Préfontaine, propriétaire de la Ferme gastronomique chez Anouk. Un agneau y était retourné il y a deux semaines, étant trop frêle et petit. Les deux bergères qui ont mené le projet sont fatiguées, mais très heureuses de l’aventure qui se multipliera dans les prochaines années espèrent-elles.

À lire aussi : Biquette sera au parc du Pélican dans un mois

Marie-Éve Julien-Denis et Laurence Barchichat sont les deux bergères qui ont porté le projet d’écopâturage Biquette à Montréal. À quelques heures du retour des brebis à la ferme, elles ont dressé leur bilan de ce mois au parc du Pélican avec RueMasson.com.

Un bilan très positif, avec de belles rencontres dans le quartier, des enfants très présents et heureux. « On pensait travailler un peu sur nos projets respectifs, mais finalement, on n’a pas eu le temps, entre les activités organisées et les visites des gens, ce fut un mois très occupé. Et le soir on était trop fatiguées », soulignent-elles.

Les deux agneaux lors des premiers jours au parc du Pélican. Photo : RueMasson.com

Les deux agneaux lors des premiers jours au parc du Pélican. Photo : RueMasson.com

Par ailleurs, les brebis ont profité, leur laine a poussé et l’agneau a doublé de volume. Signe selon les bergères que les moutons ont apprécié leur séjour urbain. « Elles avaient tout ce qu’il leur fallait ici. Il y a d’autres stress pour elles à la campagne, le bruit de la machinerie, des tracteurs, la route proche de la ferme », explique Marie-Ève Julien-Denis.

Les bergères disent n’avoir jamais eu de problème tant avec les chiens et les enfants très expressifs dans leur joie de voir les moutons.

Pour rentrer et sortir les moutons, les bergères utilisaient un seau de grains.

Voir la vidéo lors de la sortie matinale de vendredi

Des nuits courtes pour les bergères

Marie-Ève et l'une des brebis. Photo : RueMasson.com

Marie-Ève et l’une des brebis. Photo : RueMasson.com

Si les deux bergères avaient pensé à tout pour le bien-être des brebis, elles ont un peu oublié le leur. Chacune passait une nuit et la journée avec les brebis à tour de rôle, dans la bergerie même. « Les nuits n’étaient pas très réparatrices, on aurait dû penser à avoir une roulotte à côté pour pouvoir mieux dormir, c’est à améliorer ».

Leur sommeil n’était pas réparateur dans la bergerie. Les brebis faisaient aussi du bruit pendant la nuit et comme des chiens ou des chats venaient placer leur nez devant la bergère endormie. Aussi dès que le jour se pointait, la bergerie n’était plus alimentée en électricité, donc le ventilateur ne fonctionnait plus.

Une roulotte ou une petite maison qui leur aurait aussi permis d’avoir une toilette au lieu de devoir courir au chalet du parc ou au dépanneur coin Laurier et 3e, avec l’électricité, le wi-fi est une amélioration qu’il faudra envisager l’an prochain. « On ne veut pas avoir l’air de se plaindre, car l’expérience a été formidable et très enrichissante, c’est seulement des détails qui l’auraient améliorée et auxquels on doit penser l’an prochain si l’expérience est renouvelée ».

Il n’y a jamais eu de problème durant les nuits, seulement des gens qui sont venus frapper à la porte de la bergerie ou qui parlaient fort à de rares reprises, surtout au début. « Une nuit à 2h du matin, quelqu’un a crié he ho les moutons. Je le disais, il y a quelqu’un ici qui dort avec les moutons. Les gens ne savaient et s’excusaient en nous entendant », raconte Marie-Ève Julien-Denis.

Elles soulignent aussi qu’il faudrait avoir une équipe plus grande de bergers et bergères pour garder les moutons. « Se relayer à 5 ou 6 au lieu de 2, ça aurait été mieux. Mais bon un projet pilote, c’est fait pour apprendre », lancent-elles.

Les odeurs des moutons ne les dérangeaient pas, mais plutôt les mouches et la chaleur. « Il y a aussi l’une des brebis, la même, qui voulaient toujours nous renifler la nuit et mettre son nez sur le drap », raconte Laurence Barchichat.

Quelques escapades des brebis

À quelques reprises, les brebis se sont échappées lors des sorties ou entrées dans la bergerie. Jamais très loin et jamais sur le boulevard Saint-Joseph ou la promenade Masson. « On s’est habitué dans la manière de les rentrer. L’important est de ne pas paniquer, car les moutons reviennent toujours avec le troupeau. Que des animaux s’échappent, c’est la vraie vie, ça arrive à la campagne aussi », explique Marie-Ève Julien-Denis.

Le retour des moutons l’an prochain?

Les brebis quelques heures avant leur départ. Photo : RueMasson.com

Les brebis quelques heures avant leur départ. Photo : RueMasson.com

Le bilan n’a pas encore été fait avec l’Arrondissement Rosemont-La Petite-Patrie. Les bergères espèrent que le projet sera renouvelé l’an prochain. « On ne peut pas l’assurer, on espère vraiment fort, il faut que les gens partagent leur bonne expérience avec le maire », souligne Laurence Barchichat.

.Marie-Éve Julien-Denis ajoute que ce n’est pas tant l’efficacité des brebis pour tondre la pelouse qui doit être vérifiée que la réponse des citoyens, la cohabitation et la coexistence. « Est-ce que les citoyens étaient contents de venir nous voir? » 

Mais les deux bergères s’entendent pour dire que l’accueil des gens a été exceptionnel. « On est satisfaite, au-delà de nos attentes. On ne s’attendait pas à ce qu’il y ait autant de monde chaque jour, même les jours de pluie. C’était intergénérationnel. Tant les enfants que les aînés. On a fait un événement avec Rosemont-Les Quartiers (NDLR : le complexe résidentiel de l’autre côté du parc du Pélican sur Molson). Les gens étaient très contents, ils nous racontaient des souvenirs, qu’ils avaient vécus sur une terre ou qu’ils avaient connu ça avec des chevaux », raconte Marie-Ève Julien-Denis.

« Les gens nous ont raconté l’histoire du quartier. Je n’y avais jamais mis les pieds avant Biquette et maintenant je me sens si je fais partie du quartier. Si je devais revivre à Montréal, c’est ici que je voudrais vivre », renchérit Laurence Barchichat.

Quelques personnes leur ont exprimé leur désaccord. « Pour une personne négative, 35 autres nous appuyaient. On a aussi eu des bénévoles qui nous ont aidés pour rentrer les brebis, pour ramasser les crottes et on s’est fait de bons amis dans le quartier », ajoute-t-elle.

 

 

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  • je tres contente que vous avez penser a quelle que chose de parreille et jespere que vous cerais de retour l année prochaine merci

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