Rosemont, un marché immobilier encore très chaud

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Alors que les prix font du surplace ou reculent ailleurs à Montréal, le marché immobilier de Rosemont continue sur sa lancée. Analyse des tendances qui se poursuivront en 2016.

RueMasson.com s’est entretenu avec les courtiers immobiliers Nathalie Clément et Marie-France Du Sablon, respectivement directrice et directrice adjointe de Via Capitale du Mont-Royal. Les bureaux rosemontois de l’agence sont maintenant situés exactement en face du Cinéma Beaubien, rue Beaubien Est.

Marie-France Du Sablon et Nathalie Clément, courtiers chez Via Capitale du Mont-Royal. PHOTO : André Dumont

Marie-France Du Sablon et Nathalie Clément, courtiers chez Via Capitale du Mont-Royal. PHOTO : André Dumont

Trois secteurs chauds

La demande demeure très, très forte dans les environs du parc Molson. « Sur des rues comme des Écores, Louis Hémond, l’avenue Louis Hébert et la 1re avenue, on affiche et bang! c’est vendu! », dit Marie-France Du Sablon. Cette forte demande s’étire maintenant au nord jusqu’à la rue Bélanger.

La proximité de la rue Masson est très prisée par les jeunes familles. « Beaucoup de Québécois francophones y recherchent un environnement familial et communautaire qu’on retrouve de moins en moins sur le Plateau-Mont-Royal », rapporte Marie-France Du Sablon.

Un nouveau point chaud à l’horizon : à l’est du boulevard Saint-Michel, près de la rue Beaubien Est, à la hauteur des 42e, et 43e avenues. On y trouve des unifamiliales des années 1950 plus spacieuses, avec sous-sol et grande cour.

La folie des duplex

Le duplex de Rosemont et son cousin le triplex à deux étages sont parmi les produits immobiliers les plus recherchés à Montréal. Selon les statistiques de Centris, dans Rosemont, la valeur des duplex a cru de 4,3 % en 2015 et celle des triplex, de 2,5 %. Pourtant à Montréal, les prix sur le marché immobilier sont stables, voire même en recul dans le cas des condos.

Les plex pour propriétaires occupants dans Rosemont se vendent la plupart du temps en situation « multi-offre », à des prix supérieurs à ceux affichés au départ.

Shoe box pour créatifs

Les petits bungalows de type « boîte à souliers » de Rosemont demeureront très populaires en 2016, croit Nathalie Clément. « Aussitôt sur le marché, ils se volatilisent! »

Ces petites maisons à un étage attirent une clientèle qui souhaite les transformer en faisant appel à la créativité d’architectes. On leur ajoute un étage, une mezzanine ou une grande fenestration. Des projets qui peuvent finir par coûter plus de 600 000 $ quand on additionne le prix des travaux de transformation à celui de l’achat immobilier.

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