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Coupe, coupe, coupe : Bilan 2015

L’austérité est le mot marquant de l’année au Québec en matière politique et Rosemont-La Petite-Patrie n’y échappe pas, tant au niveau scolaire, provincial que municipal. Les budgets rétrécissent et les services sont au régime sec.

Ce texte est également disponible dans le Magazine RueMasson.com, qu’on retrouve dans certains commerces du quartier.

Les compressions budgétaires ont touché plusieurs secteurs, dont les écoles, le développement économique avec la fusion des CDEC, les organismes communautaires et même l’Arrondissement Rosemont-La Petite-Patrie, qui a gratté les fonds de tiroirs.

La députée de Gouin Françoise David raconte que les gens ne lui parlent que de l’austérité et ses conséquences. « Je marche, je prends mon vélo, le métro, les gens en profitent pour me parler des coupures, de l’éducation. Ils sont inquiets. »

Elle souligne particulièrement les compressions subies par tous les organismes qui accueillent des gens qui ont une déficience ou des problèmes de santé mentale. « En plus des coupures de Sam Hamad, Emploi Québec met des bâtons dans les roues des organismes qui ont de plus en plus de problèmes pour faire travailler des gens. Pourtant, ils ont des postes libres. J’ai posé une question au ministre en chambre et il m’a répondu complètement à côté de la question », se désole-t-elle.

« Ce fut une année de résistance et de résilience, lance le député de Rosemont Jean-François Lisée. Quand le gouvernement décide de rapetisser le rôle de la société civile, Rosemont est aux premières lignes. On n’est pas de bonne humeur, mais on ne se décourage pas, on prend les coups, mais ne tombe pas, on se mobilise et on travaille sur des projets. »

L’austérité touche aussi les deux commissaires scolaires, Jean-Denis Dufort et Jean-François Gosselin, qui ont joint les parents et les enfants sur les chaînes humaines pour protéger l’école publique. Ils dénoncent les compressions et participent au bras de fer entre la Commission scolaire de Montréal et le ministre de l’Éducation François Blais. Qui gagnera?

Pour le moment, les écoles de Rosemont-La Petite-Patrie sont en moyenne à 110 % de leur capacité et des professionnels ont été coupés, sans compter l’agrandissement des écoles Ste-Bernadette-Soubirous et St-Albert-le-Grand qui n’ont pas été autorisés. « On continue de travailler avec le ministère et les députés pour obtenir le financement requis pour la réalisation de ces deux projets, afin de permettre à tous les enfants de Rosemont de fréquenter leur école de quartier », soutient Jean-Denis Dufort.

Jean-François Lisée ne comprend pas le refus d’agrandir St-Albert-le-Grand. « J’en ai parlé au ministre, je lui ai remis une lettre. Il fait semblant qu’il n’y a pas de problème », déplore-t-il.

Projet Montréal perd des plumes

Au niveau municipal, la perte de deux conseillers pour Projet Montréal a laissé des cicatrices. Si le fait qu’Érika Duchesne, conseillère du Vieux-Rosemont, soit devenue indépendante n’a pas fait de secousse, le changement de parti de Marc-André Gadoury a chamboulé la donne politique.

De personnage discret qui semblait toujours ménager la chèvre et le chou, et membre fondateur de Projet Montréal, il est devenu un grand admirateur de Denis Coderre, vantant ses réussites lors de chaque conseil d’Arrondissement.

La réalité est que le conseil n’est plus un bloc monolithique qui approuve toutes les décisions sans discuter. Une opposition n’est jamais négative, c’est même sain pour la démocratie, mais le conseiller Gadoury ne semble pas toujours choisir ses batailles face au maire Croteau, plus stratégique.

La catastrophe des permis

Vous avez demandé un permis cette année? Vous avez donc subi les affres des retards de plusieurs mois d’un département qui semblait marcher à reculons. Citoyens mal informés qui se butent à une paperasserie digne des douze travaux d’Astérix. Rien ne leur a été épargné.

Érika Duchesne ne parle pas souvent, mais quand elle s’exprime, ses critiques sont senties. Sur le dossier des permis, elle ne mâche pas ses mots. « Les permis, c’est assez catastrophique. Les gens reçoivent de la mauvaise information et plusieurs intervenants différents s’occupent de leur dossier. C’est un stress énorme pour une famille et des milliers de dollars d’investissement. En plus le site web est archaïque, tout le système est à revoir », explique la conseillère du Vieux-Rosemont.

Le conseiller Gadoury ajoute que les nombreux retards découragent des professionnels en construction de travailler dans l’Arrondissement. « Les permis, ça fait cinq ans que c’est comme ça. Le mot se passe, des architectes et des promoteurs ne veulent pas faire de projets à Rosemont. »

Le maire Croteau affirme que des solutions ont été trouvées et que les retards se sont résorbés. « 52 % des permis sont émis le jour même, c’est une journée d’attente pour avoir un rendez-vous et la même personne traite le dossier. 72 % des permis sont émis en moins de 2 semaines. Ce qui pose problème ce sont les cas d’agrandissement majeurs », soutient-il.

On ne demande qu’à le croire. Les citoyens aussi.

Finalement, au niveau fédéral, c’était une année électorale avec le résultat que tout le monde connaît. Le NPD n’a pas réussi son pari de former le gouvernement, même si le député Alexandre Boulerice a gardé son poste. Ce dernier n’a pas répondu à notre demande d’entrevue.

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