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vendredi le 20 septembre
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Une Rosemontoise remporte un prix de littérature de 30 000$

Le Prix TD de la littérature canadienne pour l’enfance et la jeunesse 2015 a été décerné à une résidente de Rosemont-La Petite-Patrie : Marianne Dubuc, auteure et illustratrice du livre L’Autobus, publié aux éditions Comme des géants, a ainsi remporté une bourse de 30 000$ qui souligne à la fois la qualité des textes et des illustrations de son œuvre jeunesse. 

Entrevue avec Marianne Dubuc

Marianne Dubuc - Photo : Mathieu Lavoie

Marianne Dubuc – Photo : Mathieu Lavoie

1) Au cours de votre carrière en tant qu’auteure et illustratrice, vous avez souvent été récompensée. Il y a aujourd’hui le Prix TD, mais il y a eu aussi le Prix des libraires jeunesses ou même le Prix du gouverneur général en 2014. Comment vous sentez-vous à la suite de ces reconnaissances de la part de l’industrie du livre ?

Lorsqu’un livre sur lequel j’ai travaillé seule dans mon studio durant des mois paraît en librairie, et qu’il a une bonne réception, c’est une très belle récompense. Lorsqu’il se mérite un prix, c‘est encore plus gratifiant. Bien que la reconnaissance du milieu est certes importante (et je remercie tous ceux qui ont reconnu mon travail digne de recevoir un prix!), c’est celle du public qui me fait le plus plaisir. Recevoir un courriel d’une maman émue d’avoir lu  Le lion et l’oiseau, ou d’une mamie qui a passé plus d’une heure à lire L’autobus avec son petit-fils qui en redemandait, ça fait chaud au cœur.

2) Vous faites des ateliers auprès des jeunes dans les garderies et les écoles. Qu’est-ce qui vous surprend le plus chez le lecteur enfant ? Qu’est-ce qui, croyez-vous, le distingue le plus du lecteur adulte ?

J’aime faire des animations, rencontrer les jeunes lecteurs. Mon groupe d’âge étant assez jeune, ils sont toujours pleins d’enthousiasme face aux histoires. Les petits lecteurs sont souvent beaucoup plus ouverts d’esprits, présents et sincères quand on leur lit une histoire. Et ils remarquent toujours les petits détails qui nous avaient échappés.

3) Lorsqu’on survole votre bibliographie, on remarque que les animaux sont souvent au cœur de vos récits. Les animaux ont-ils une signification particulière pour vous?

Premièrement, je n’aime pas ma façon de représenter les humains. Je crois que je me permets plus de liberté avec la représentation d’animaux, et mes personnages anthropomorphiques me plaisent davantage. De plus, c’est que les animaux portent en eux des traits de caractère, des références qui permettent de mieux raconter l’histoire. Un lion est généralement fort et courageux. Un oiseau est souvent le plus faible. Pourtant dans mon livre Le lion et l’oiseau, c’est le lion qui se retrouve seul, qui est triste et qui semble plus vulnérable. Cette opposition accentue sa fragilité. Dans mon livre L’autobus, je peux jouer avec l’image du loup, une référence au Grand Méchant Loup dans le Petit chaperon rouge…

4) Quels sont vos prochains projets ? Avez-vous déjà été tenté par d’autres médiums, tels les BD ou le cinéma d’animation ?

La BD et le cinéma d’animation me tentent tous les deux. C’est plus une question de temps. Pour le moment, mes projets de livres s’enchaînent et je n’ai pas eu le temps de m’arrêter et de mettre sur pied un projet.

5) Finalement, pourquoi avez-vous choisi de vous installer dans le quartier de Rosemont- La Petite-Patrie ?

Je vis dans la Petite-Patrie, dans le même coin (à 3 rues près) depuis 2000. Ça fait donc 15 ans que je me promène sur la rue Beaubien. J’ai vu le quartier évoluer, se développer d’une façon qui me ressemble. J’aime y vivre parce que je m’y reconnais, avec ses jeunes familles, ses commerces  qui se développent d’une belle façon. Aussi, nous avons la chance d’avoir la Bibliothèque Marc-Favreau tout près, un endroit où j’aime beaucoup aller avec mes enfants, ou encore pour y travailler. C’est aussi la proximité du Marché, des parcs, la place des vélos, l’ambiance… j’aime beaucoup la Petite-Patrie!

Trois Rosemontois étaient aussi en lice pour le Prix TD de la littérature canadienne pour l’enfance et la jeunesse 2015 : D’abord, Patrick Doyon pour ses illustrations du polar Le voleur de sandwich (aux éditions La Pastèque) ainsi que Mireille Levert pour son bouquin poétique Quand j’écris avec mon cœur (aux éditions de la Bagnole).

À lire : Patrick Doyon gagne l’un des prix du Gouverneur général

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