Un traitement contre l’agrile du frêne

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Si vous voyez des troncs d’arbres dont le bas est entouré de petits tuyaux blancs, aucune inquiétude. Il s’agit d’un traitement contre l’agrile du frêne qui n’est pas ou peu nocif pour les humains.

Évidemment, il ne faut pas que les enfants aillent les enlever, ni les adultes, pour que le traitement puisse fonctionner et permettre de sauver éventuellement les arbres.

Un employé qui les installait, nous a souligné que les Montréalais étaient très respectueux, plus que les résidents d’Ottawa qui les enlevaient trop souvent. Même les chiens ne s’en approchent pas.

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Ce traitement se nomme TreeAzin, un biopesticide fabriqué à partir d’ingrédients actifs tirés du margousier, un arbre qui pousse en Afrique et en Inde. 

Il devrait protéger les frênes contre l’agrile. « Mais ce n’est pas garanti à 100 %. Ça dépend de l’état de l’arbre. Mais je dirai que le taux de survie est élevé », explique le maire de l’arrondissement Rosemont-La Petite-Patrie, François Croteau.

L’horticulteur Bertrand Dumont précise que vacciner veux dire : immuniser en administrant un vaccin. « Après le traitement au TreeAzin, les frênes ne sont pas immunisés, loin de là. On doit parler de traitement comme une action et une manière de soigner ou encore ensemble des mesures thérapeutiques. »

Il ajoute que pour sauver 30 % des frênes, ça coute 11 millions sur 10 ans.

Le contrat est donné à la compagnie Strathmore par la ville centre de Montréal qui gère maintenant le dossier.

Les employés de la compagnie Strathmore sillonne les rues de Rosemont-La Petite-Patrie pour vacciner les frênes. Photo : RueMasson.com

Les employés de la compagnie Strathmore sillonnent les rues de Rosemont-La Petite-Patrie pour vacciner les frênes. Photo : RueMasson.com

« Ça a pris 2 ans avant que la ville prenne le dossier en main. Ce traitement aurait dû être fait avant. On disait que les sommes n’étaient pas suffisantes et les arrondissements n’ont pas les ressources et l’argent pour gérer ce problème. Les arrondissements seuls n’étaient pas capables de faire face. La ville centre doit prendre en main plusieurs dossiers. Celui-ci en est un » souligne le maire Croteau.

Pourquoi le traitement n’a pas commencé plus tôt ? 

« Pour obtenir la meilleure efficacité du produit, il est recommandé de traiter l’arbre lorsqu’il est en pleine feuillaison, une période de forte aspiration de l’eau.  Ainsi, le produit introduit à la base de l’arbre monte plus adéquatement dans l’arbre ce qui permet d’atteindre l’insecte qui est à son stade larvaire.  À ce stade, l’insecte est actif et mobile. Il s’agit donc d’une judicieuse combinaison du cycle de l’arbre (feuilles) et de celui de l’insecte (larves). Pour atteindre le plus de larves possible, il apparaît que les traitements tardifs, en août, pourraient être les plus payants (larves des nouvelles pontes sont actives).  En résumé, les meilleurs mois pour le traitement sont juillet et août », répond Marie-Claude Perreault, chargée de communication de l’Arrondissement.

Réduction de l’abattage de frênes

L’an dernier l’Arrondissement a coupé 750 frênes affectés. Cette année, on ne prévoyait n’en abattre que 400.

Même si la majorité des arbres coupés sont remplacés, à une fréquence moindre que leur disparition et par des arbres beaucoup plus petits, c’est une perte importante pour la qualité de vie, la valeur des maisons, a rappelé le maire Croteau.

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