Ce sera plus facile d’installer des terrasses pour les commerçants

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Installer une terrasse sera plus facile pour l’ensemble des commerçants dans Rosemont-La Petite-Patrie et moins cher.

Si vous êtes un propriétaire de bar, restaurant ou cafés, le prix de la terrasse sera désormais le même pour tout le monde : 9 $ du pied carré. « Actuellement, il y a une tarification qui vient établir un coût au domaine public en fonction de l’évaluation foncière. C’est très complexe. Pour les terrasses, c’est une occupation temporaire et estivale. On voulait être équitable pour tous les commerçants qui ont une terrasse sur le domaine public. Puisque l’évaluation foncière n’est pas l même d’un bâtiment à l’autre, il n’y avait pas le même prix à payer, c’était inéquitable. On vient régulariser le tout pour s’assurer que ça sera le même prix pour tout le monde », explique le maire François Croteau.

Par ailleurs, un commerce pourra utiliser 100 % de la façade d’un commerce voisin si celui-ci donne son autorisation.

Les terrasses pourront aussi être installées sur les rues résidentielles alors qu’il était nécessaire d’avoir une dérogation les années précédentes. Par exemple, le Frites Alors n’a plus besoin de demander une dérogation pour sa terrasse sur la 9e Avenue. Aussi, le bar la Succursale pourra, comme c’était prévu en 2012 (voir notre article), avoir une terrasse tant sur Masson que sur la 10e Avenue.

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Évidemment, les terrasses devront respecter le nouveau règlement qui impose de laisser un passage d’au moins 1,5 mètre entre le commerce et la terrasse pour laisser un passage pour les piétons. Ce nouveau règlement instauré partout à Montréal permet aux personnes à mobilité réduite, en fauteuil roulant et aux poussettes de pouvoir circuler sans problème.

Des terrasses publiques gratuites

De plus, les commerces qui désirent offrir une terrasse publique pour les citoyens devant chez eux pourront le faire gratuitement (sauf le coût de fabrication et installation de la terrasse) s’ils n’offrent aucun service et en garantissent l’accès à tout le monde sans besoin de consommer. Exemple, un café/commerce comme La culotte à l’envers qui n’y ferait pas le service ou un commerce comme une boutique de vêtements ou d’électronique. « Puisque le commerce ne privatise pas l’espace, il n’aura pas de frais à payer », dit le maire.

Finalement, les commerces pourront obtenir le permis immédiatement en se présentant au bureau d’arrondissement avec tous les papiers, plans et documents nécessaires. « C’est une première et on est déjà dans le changement pour accélérer les processus d’émission des permis. On est capable de le faire pour les commerces et on prévoit le faire pour les citoyens pour des demandes simples à l’avenir », soutient le maire Croteau.

Ce dernier se réjouit du nombre de terrasses à venir dans l’Arrondissement. « On va surement dépasser le Plateau avec le nombre de terrasses. En encourageant ainsi la vie de quartier, les commerces de proximité, on encourage les citoyens à venir s’établir dans notre arrondissement », a-t-il ajouté.

Et les plaintes des citoyens sur le bruit?

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Avoir de plus en plus de terrasses pourrait engendrer un problème de bruit sur certaines rues résidentielles alors que les fenêtres sont ouvertes durant les nuits d’été. Est-ce que le maire appréhende une hausse de plaintes des citoyens? « Notre réglementation sur le bruit s’applique. Il y a des heures de fermeture. On a aussi adopté un règlement sur le bruit pour forcer les commerces à fermer leurs portes. Évidemment la cohabitation est toujours importante, il faut la maintenir. Les gens ont aussi droit à leur quiétude. Mais, je rappelle à l’ensemble de la population qu’il y a aussi deux mois où on peut mettre le nez dehors au chaud. Je pense que ce n’est pas trop demandé que de pouvoir s’offrir un peu de plaisir alors qu’on a enduré un hiver très difficile », termine le maire.

1 commentaire à Ce sera plus facile d’installer des terrasses pour les commerçants

  1. Andréanne Moreau

    Plus facile, peut-être. Mais pour ça, il faudrait qu’ils puissent obtenir leurs permis. Présentement, aucun restaurant ou bar de la rue Masson n’a obtenu son permis, seulement une autorisation, en attendant. Mais cette autorisation ne permet pas de faire la demande de permis d’alcool. Ils sont donc tous dans l’illégalité, pour le moment.

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