Les élues n’ont pas de congé maternité, ni les élus

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Les politiciennes, tout comme les politiciens, n’ont pas de congé parental, contrairement aux autres parents québécois. Deux conseillères de Projet Montréal, dont Érika Duchesne, conseillère du Vieux-Rosemont, ont demandé une modernisation des règles.

En effet, la conseillère d’Ahuntsic-Cartieville, Émilie Thuillier, vient d’accoucher de son deuxième enfant et a manqué les deux derniers conseils municipaux. Normalement, les élus sont pénalisés lorsqu’ils ne se présentent à la réunion mensuelle du conseil. Les raisons potentielles qui leur évitent la pénalité ne comprennent pas  les soins à un nourrisson. Mais la conseillère ne sera pas pénalisée.

Ce n’est pas nouveau ce questionnement sur la parentalité des politiciens. En 2007, la conseillère d’Étienne-Desmarteau dans l’Arrondissement Rosemont-La Petite-Patrie, Carole DuSault, était selon nos recherches, la première conseillère municipale à avoir un bébé durant son mandat. Un article avait été écrit par l’auteure de ses lignes pour La Presse.

Voici ce qu’on écrivait sur l’ancienne conseillère d’Étienne-Desmarteau le 17 septembre 2007 :

Carole DuSault, conseillère municipale de Rosemont, a donné naissance à son premier enfant, un garçon, Clément, le 30 août dernier. Elle serait la première politicienne montréalaise à accoucher durant son mandat.

Auparavant, la conseillère municipale du RCM, Manon Forget avait accouché durant la campagne électorale de 1986, avant d’être élue. Josée Duplessis, conseillère d’arrondissement actuelle du Plateau a fait la campagne avec un bébé de trois mois. Malgré les recherches de la Presse, rien n’indique qu’une autre conseillère municipale ait accouché durant son mandat puisque la ville de Montréal ne garde aucun registre sur les grossesses de ses élues.

Cette première historique ne donne pas de privilèges à Carole DuSault.

Si elle se réserve un mois après l’accouchement pour se reposer de sa césarienne et s’occuper de son bébé, elle retournera au bureau ensuite. Pour se faire, elle n’a pris aucune vacances cet été. « Je reprendrais tranquillement, j’installerai le nécessaire pour accueillir bébé dans mon bureau et je travaillerai plus de la maison, mais je ne peux prendre plus de temps, personne ne peut me remplacer. Être en politique ce n’est pas un emploi, c’est une charge civique », explique-t-elle.

Cette dernière participait au dernier conseil municipal, deux jours avant d’accoucher, mais ne pense pas assister au prochain, le 24 septembre. Elle a également manqué son dernier conseil d’arrondissement, sortant le même jour de l’hôpital. « Je considère que manquer un seul conseil municipal pendant quatre ans ce n’est pas de l’indiscipline. Si ce n’est pas considéré comme une condition d’absence justifiée, comptez sur moi pour le faire ajouter », lance-t-elle.

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