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Canadienne de Montréal : la recrue rosemontoise

Angéline Bisson, 12 ans, a dans sa garde-robe ce que peu de jeune filles de son âge ont : une poche de hockey. Depuis septembre, la jeune Rosemontoise porte l’uniforme des Canadiennes de Montréal, une équipe totalement féminine dans une ligue totalement féminine. Une grande première pour les filles de niveau Pee-Wee A qui devaient auparavant jouer contre les garçons.

Angéline tire son gros sac de hockey du fond de sa garde-robe et le hisse sur son lit. Elle sort les morceaux de son équipement un par un : ses shorts, ses pads, un cuissard avec une petite coquille intégrée… parce que les filles aussi porte un jack strap. « Ça, c’est notre chandail. Regarde [elle pointe la silhouette de la hockeyeuse dessinée sur le maillot aux traditionnels couleurs bleu blanc rouge] Elle a une couette parce que c’est une fille! C’est l’fun!»

« J’aime patiner, j’aime être sur le jeu et être en compétition.» – Angéline Bisson, 12 ans

Sportive, Angéline fait aussi du vélo et du «skate». Mais ces sports en solo n’arrivaient pas à nourrir son goût pour l’esprit d’équipe. C’est ce qu’elle retrouve maintenant avec ses nouvelles co-équipières.

« Il y a des filles très expérimentées, il y en a qui commencent à patiner. Celles qui sont meilleures aident les autres.» Angéline savait déjà patiner et avait déjà manier le bâton dans quelques matchs de ruelle avec son petit frère.

Angéline porte le numéro 17. Elle joue ailier gauche ou droit. Dans son équipe, elle est classée 2 étoiles, c’est-à-dire parmi les joueuses de moyen calibre. Pas mal pour une recrue qui n’avait jamais joué dans une équipe auparavant.

Au début de la saison, elle avait de la difficulté à freiner et à patiner de reculons. Même si elle était intimidée de se mesurer avec les joueuses plus expérimentées, Angéline a persévéré. «Elle a fait de beau progrès!» lance sa mère à l’autre bout de la cuisine, qui écoutait d’une oreille sa fille parler de son nouveau sport à la journaliste.

Les arbitres qui donnent des punitions pour rien…

Les histoires d’aréna des joueuses de hockey ne sont pas si différente de celles des garçons. «Les filles des Laurentides, on ne les aime pas. Elles nous font des jambettes et nous donne des coups de bâton.» Angéline raconte la fois où les joueuses adverses s’en sont pris à la meilleure compteuse du match qui avait marqué 5 buts et de l’autre fois où l’arbitre donnait des punitions pour rien…

«C’est vraiment le fun d’être entre filles parce qu’on est sûr de se comprendre quand on parle. Il y a plusieurs personnalités de filles dans notre équipe, mais il y a une chose que tout le monde aime, c’est le hockey.»

Du hockey juste entre filles

C’était le souhait de la hockeyeuse rosemontoise Caroline Ouellette, et ambassadrice du hockey féminin, d’attirer de plus en plus de jeunes filles à se mettre au sport national. Elles sont encore loin d’être des milliers. Seulement une vingtaine ont répondu présentes pour jouer avec les Canadiennes de Montréal, niveau Pee-Wee (11-12 ans). Le recrutement des joueuses n’a pas été facile. Pour réussir à avoir une équipe complète, Hockey Montréal féminin a organisé des activités portes ouvertes plusieurs samedis en septembre. De très bonnes joueuses de catégorie atome se sont même jointes à l’équipe. Pour la première fois, Montréal a son équipe Pee-Wee juste de filles.

Elles jouent contre d’autres équipes de filles. Ce qui n’est pas le cas pour toutes les équipes de filles. Les atome jouent parfois contre des garçons.

«Les atomes ont joué contre l’équipe de mon frère», raconte Angéline.

«On a gagné 8 à 5!», s’empresse de préciser Victor, le petit frère en question qui s’est glissé derrière la journaliste lors de l’interview de sa sœur.

Passe-moi la puck!

Angéline regarde peu le hockey à la télévision, elle préfère jouer. Mais elle a suivi avec intérêt les partis de l’équipe canadienne aux jeux olympiques de l’hiver dernier. Angéline a ensuite assisté à un match des Stars de Montréal à l’aréna Étienne-Desmarteau. Durant la partie, Caroline Ouellette a envoyé valser une rondelle dans la foule. Qui l’a attrapé? C’est Angéline! Elle s’est empressée après le match de la faire autographier par la championne olympique.

« Je l’ai encore!» Elle cherche la rondelle dans sa chambre, sans succès. « Ah c’est vrai, je l’ai laissé à l’école. Je l’ai montrée pour un exposé.» Il fallait qu’elle présente aux élèves de sa classe un objet significatif pour elle. Pour le moment, c’est cette rondelle. Elle a toute la saison, et les suivantes qui sait, pour se constituer une collection de beaux souvenirs d’hockey.

 

À lire aussi : Caroline Ouellette organise l’événement Célébration Hockey féminin à l’aréna Étienne-Desmarteau en décembre.

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