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Interdiction des toits en asphalte dans Rosemont-La Petite-Patrie (MÀJ)

Les camions qui chauffe l’asphalte ne seront plus les bienvenus dans Rosemont–La Petite-Patrie. En effet, les toits en bitume ou en gravier seront interdits dans l’Arrondissement dès janvier 2015. Il y a 4 ans, l’Arrondissement avait interdit les toits noirs. Une mesure avait été suivie par plusieurs arrondissements, dont le Plateau-Mont-Royal qui l’adoptait ce soir.

À lire notre série d’articles sur le sujet

«Après la première étape, nous pensons que nous pouvons passer à la deuxième étape, c’est-à-dire interdire complètement l’asphalte et le gravier sur les nouvelles toitures. J’avais dit à l’époque que le marché allait s’adapter et une étude nous montre que depuis plus d’un an les membranes sont moins chères que l’asphalte », a soutenu le maire François Croteau.

Trois couvreurs sont venus au conseil d’Arrondissement du 1er décembre pour se plaindre de ce nouveau règlement qui entrera en fonction dès sa troisième lecture soit au prochain conseil en janvier 2015.

Photo: Alexandre Albert

Photo: Alexandre Albert

Opposition des couvreurs

Trois couvreurs sont venus faire un plaidoyer en faveur des toitures en asphalte et gravier.

Selon eux, le règlement que l’Arrondissement veut adopter est trop restrictif et va à l’encontre des objectifs écologiques. Ils disent que les couvertures en asphalte et gravier sont un matériau qui a fait ses preuves contrairement à d’autres types de membranes moins testées.

Ils admettent que la membrane élastomère commence à faire ses preuves, mais elle n’est pas récupérable et est faite également à base de bitume, disent-ils.

En entrevue avec RueMasson, les trois couvreurs indiquent que les toitures en asphalte et gravier sont récupérables à 50%, ce qui n’est pas le cas des membranes élastomères ou des autres types de membranes comme les EPDM ou les TPO qui sont de nouveaux types de revêtements qui n’ont pas été testés et conçus pour le climat québécois.

Un des objectifs de la réglementation des toits blancs est de réduire les îlots de chaleur grâce à la réflexion de la matière blanche. « Mais au bout de 3 ou 4 ans, la membrane devient grise, verte ou jaune», dit Jean Kochenburger qui est couvreur dans le quartier de père en fils depuis 1898.

À lire aussi : Cours anglaises et bitume sur les toits toujours autorisés

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Agissent-ils par esprit protectionniste?

« Ce n’est pas parce qu’on ne veut pas s’équiper pour installer les autres membranes, ça coûte seulement 1000 $. Seulement on ne croit pas au produit», indique M. Azedine, un autre couvreur présent.

En comparaison, l’équipement pour faire des toitures en asphalte et gravier coûte environ 250 000 $ estiment-ils.

Les trois couvreurs présents ont confié être inquiets par ailleurs par l’arrivée de « jobbeurs » sur le marché qui se mettent à installer toutes sortes de membranes qu’ils jugent plus ou moins efficaces.

Des inquiétudes?

L’un des couvreurs a souligné qu’avec les membranes permises il serait impossible de faire des réparations et des toits lorsque la température est sous zéro. Le maire François Croteau a souligné que des vérifications seront faites pour s’assurer que ce n’est pas le cas et éviter des problèmes aux citoyens.

« On a consulté plusieurs spécialistes et il y a un type de membrane qui n’est pas recyclable. Mais il faut aussi savoir que les membranes nécessitent moins de travaux et ces types de toits génèrent moins de déchets. On doit retirer moins d’éléments non recyclables », explique François Croteau qui ajoute que la durée de vie est plus élevée.

Le maire ajoute qu’il y a des intérêts pécuniaires des entreprises qui n’ont pas intérêt à ce que le règlement passe. « On n’est pas là pour évaluer la concurrence entre les entreprises. Il y a une demande, un besoin et une nécessité d’un point de vue des impacts environnementaux du bitume et on pense que c’est la meilleure décision à prendre au niveau écologique, de durée de vie et des îlots de chaleur. »

Avec Lisa Marie Noël

Latest comments

  • Est-ce que ça vaut vraiment la peine de faire autant de chichi pour une dizaine de jours de canicule par été ?
    De toute façon, les toits sont blancs au moins six mois par année !

  • les toits blancs sont encore plus chers que les toits goudronneux. Au moins 5 000 $ de plus.

  • Voici les conséquences qui pourraient survenir suite à une réfection de toiture supposée écologique à moindre coût…

    Il est très important d’enlever l’ancienne toiture jusqu’au pontage de bois

    Un toit qui a déjà coulé sur lequel on remet une autre épaisseur de membrane ne fera que retarder le problème et emprisonnée l’humidité…

    De ce fait, ceci pourrait causer moisissure, champignon ainsi qu’une détérioration prématurée de la structure du toit.

    En plus une membrane T.P.O blanche après 2 ans devient sale en raison de l’électrostatique et de la décomposition des débris organique. Alors elle perd sont efficacité de réfléchissement.

    Pensez-si bien en dessous de moins 10 degré Celsius la seul membrane qui peut être posé adéquatement c’est l’asphalte et gravier, alors si mon toit coule et qu’il doit être refait rapidement en hiver se sera alors impossible…. et tous les dommage intérieur qui pourrait occasionner ce problème… c’est pour cela qu’ont ne devraient pas bannir ce procédé.

    Pour ce qui est du prix, le seul moyen d’avoir l’installation d’une membrane à un meilleur prix que l’asphalte et gravier, est de sauter des étapes lors des travaux ou de ne pas installer les matériaux adéquats et recommandés par le fabricant pour obtenir la durée de vie normale du produit.

    Pour finir, si nous bannissons l’asphalte le produit de remplacement tel que les colles pour les membranes ne sont pas des produits qui sont nécessairement moins toxiques (COV) pour nous et l’environnement .

    P.S. Et qu’allons nous faire pour l’asphalte dans les rues………..

  • l’argument des toitures blanches ne tien pas selon moi ,,, . Il suffi d’utiliser un gravier blanc et voilà …
    l’argument de l’écologie non-plus ….c’est impossible à recycler ce genre de membrane et c’est encore plus polluant à produire …. M Croteau doit se dire  » ça pue donc c’est pire  »
    et M Croteau il y connait quoi en construction ???

    Vas t’il payer la différence de prix pour que les propriétaires deviennent des Beta-testeurs ??

    le parc immobilier date de 1950 et elles ont été conçues avec ce type de toitures , pas certain que l’utilisation d’un autre matériaux soit sans risque pour le bâtiment car l’ancien goudron ne peut être enlevé complètement et dieu sait comment le tout vas réagir … J’ai aussi peur de l’apparition d’insectes dans le bois car le goudron est un préservatif efficace contre la vermine et les insectes. selon moi, la condensation et la pourriture de la structure est aussi à craindre avec une membrane qui ne respire pas du tout

  • La règlementation de l’arrondissement est abusive et impose des coûts plus élevés à la classe moyenne sans gain réel sur le plan écologique. Aucune couverture comme tel est écologique que ce soit l’EPDM ou l’asphalte gravier.
    Les ilots de chaleur n’ont rien à voir avec la couleur du toit. Ça se démontre facilement et scientifiquement.
    L’asphalte gravier fait vivre des entreprises établies au Québec depuis longtemps qu’en est-il des membranes? Fabriquée au Québec? En Ontario? Aux USA?
    Qui a les moyens d’une couverture beaucoup plus chère qui durera pas plus longtemps qu’une 5 plis bien installée et qui dure 30 ans.
    Qui dans l’arrondissement s’assurera que les couverture ne seront pas installée par des  »chaudrons » ( couvreur genre fly by nite) plutôt que par des couvreurs compétents.
    Le mieux est l’ennemi du bien disait Jean Drapeau.
    Laissez donc les citoyens libre d’installer une couverture qui tiendra compte de leur moyen.

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