Le service de garde de Sainte-Bibiane relocalisé dès lundi par précaution [MàJ]

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Les parents de l’école Sainte-Bibiane qui étaient réunis pour en apprendre plus sur les travaux provoquant le déménagement de leurs enfants vers Sans-Frontières ont aussi appris que les locaux du service de garde situés au sous-sol seraient fermés dès lundi. Une assemblée houleuse où les parents en colère se sont exprimés.

Les parents de l'école Sainte-Bibiane étaient réunis à l'école Saint-François-Solano sur la 16e Avenue. Photo : RueMasson.com

Les parents de l’école Sainte-Bibiane étaient réunis à l’école Saint-François-Solano sur la 16e Avenue. Photo : RueMasson.com

Le service de garde sera relocalisé au rez-de-chaussée et dans les classes. Le sous-sol de Sainte-Bibiane sera condamné, éliminant quatre salles. « Il y a des infiltrations d’eau chroniques et c’est un milieu propice au développement de moisissures. On ne veut pas prendre de risques pour la santé des jeunes, donc on choisit de façon préventive de relocaliser le service de garde, car c’est une situation qu’on ne peut pas contrôler actuellement. L’eau rentre par les fondations et on ne peut les imperméabiliser sans faire de gros travaux », explique le commissaire scolaire de Rosemont, Jean-Denis Dufort.

Cette situation inquiète les parents. La présidente du comité d’école Élise Fafard se demande si toute l’école pourrait être un danger ou non pour les enfants.

D’ailleurs, elle ne veut pas que ce soit les parents qui décident par sondage du moment du déménagement. Le fait que la CSDM veut consulter les parents par sondage pour savoir à quelle date ils préfèrent que l’école déménage est maladroit selon elle et leur permet de se dédouaner de leur responsabilité.

« Je veux savoir si on déménage, pourquoi on déménage et quand on doit déménager. Ce n’est pas à un parent de décider que son enfant doit rester à l’école, car il lui reste trois mois pour finir son primaire. C’est irrationnel. On doit nous dire c’est contaminé, que vous restiez trois mois il n’y a pas de problème, mais nous on vous dit qu’il faut partir maintenant, car c’est dangereux pour les enfants. Quand on condamne quatre locaux au sous-sol, c’est qu’il y a peut-être un problème à l’étage. Qu’on me dise ton fils est en danger, il doit quitter en janvier, en mars, ou il n’est pas en danger et on quitte en juin. Qu’ils consultent l’équipe à l’école et les experts », pense Élise Fafard.

Cette dernière ajoute que si on lui dit qu’il y a un danger maintenant, elle n’a aucun problème à garder son fils à la maison dès lundi. « Ses vacances de Noël seront plus longues ».

Jean-Denis Dufort souligne que le déménagement aura lieu c’est certain. « Pour ce qui est du moment, on va continuer de travailler avec eux et d’avoir plus d’informations pour prendre une décision, c’est ce qu’on va leur offrir. Les détails sont à voir ».

Ce dernier a promis aux parents que l’ensemble des informations et des rapports seraient sur le site de la CSDM, mais n’a pas donné de dates précises.

À lire aussi : L’école Sainte-Bibiane déménage à Sans-Frontières

Une assemblée houleuse

Plusieurs experts et employés de la Commission scolaire de Montréal, la directrice de Sainte-Bibiane, Sylvie Mimeault, la présidente de la CSDM, Catherine Harel-Bourdon et le commissaire Jean-Denis Dufort ont affronté des parents inquiets, en colère et avides de réponses à leurs questions. La tension était palpable tout comme la frustration.

« J’ai vraiment l’impression d’avoir été prise pour une épaisse, a lancé Geneviève Pettersen dont une fille est à Sainte-Bibiane. Ça aurait été bien d’avoir des données plus claires. Ils pensaient vraiment arriver là, nous faire une présentation PowerPoint et ça aurait marché ? Les parents sont très impliqués et ils vont devoir répondre aux questions »

« Il y a fort probablement de la vétusté, peut-être des champignons, car on apprend que le service de garde ferme, car il y aurait des risques. Ce n’est pas ça qu’on nous avait écrit. On nous avait dit qu’il y avait des travaux. On l’apprend toujours après. On a vraiment un gros problème de communication. Tout est totalement opaque que finalement on est frustré, car on sait les choses par après et par petits morceaux », renchérit une autre mère Catherine Richer.

Discussion avec le poste de police pour la sécurisation du carrefour Saint-Michel/Rosemont

Étant donné que les enfants de Sainte-Bibiane habitent en majorité à l’est de Saint-Michel, ils devront traverser cette artère et/ou Rosemont pour se rendre à Sans-Frontières. La directrice Sylvie Mimeault a expliqué qu’elle rencontre le poste de quartier 44 mercredi matin pour étudier les manières de redistribuer les brigadiers scolaires pour sécuriser la marche des enfants.

D’ailleurs, une mère de famille se plaignait lors du conseil d’octobre du manque de sécurisation du carrefour Saint-Michel/Rosemont où une seule brigadière est en poste pour l’intersection.

À qui la faute?

Élise Fafard qui est à Sainte-Bibiane depuis 3 ans parle d’une ancienne direction très déficiente. « Avant l’arrivée de Mme Mimeault (NDLR : Elle est en poste depuis juillet 2014), les portes étaient fermées. Plusieurs fois, l’infirmière a voulu faire des investigations et on lui a dit non. Tout se passe bien ici, il n’y a pas de problèmes. L’ancienne direction a malheureusement mis les freins à des choses qui auraient pu être faites il y a 3 ans ».

Mme Fafard souligne aussi qu’elle a communiqué à plusieurs reprises avec l’ancienne commissaire scolaire sans succès.

Des parents choqués d’être informés par les médias

Les parents ont été choqués et surpris d’apprendre la nouvelle du déménagement de Sainte-Bibiane par les médias, dont RueMasson.com jeudi soir dernier alors que la direction, les employés et le comité de parents avaient été informés jeudi en fin de journée. Pourquoi ne pas avoir envoyé une lettre aux parents par courriel dès la fin de la journée jeudi au lieu d’attendre le vendredi 15 h 30 ? « Au moment où on a rencontré le comité de parents jeudi, on avait déjà une lettre en main à remettre aux parents, qui a été déposée dans les sacs d’école des enfants vendredi matin et reçue en fin de journée. On a utilisé les canaux de communication traditionnels alors qu’on aurait peut-être dû utiliser des canaux plus innovateurs. On a les courriels des parents. On retient la leçon, on va être meilleurs la prochaine fois », a expliqué Jean-Denis Dufort.

 

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