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Fermeture de l’éco-boutique sur Masson

L’éco-boutique de l’écoquartier fermera ses portes le 20 décembre. Elle servait aussi de point de service de l’éco-quartier sur Masson qui sera rapatrié au bureau Accès Montréal de l’Arrondissement. L’organisme qui gère l’écoquartier, la Soder, invoque les compressions imposées par l’Arrondissement Rosemont–La Petite-Patrie pour expliquer cette fermeture. L’Arrondissement explique que c’est un changement du mandat de l’écoquartier. 

La Soder est un organisme sans but lucratif qui a le mandat de gérer l’éco-quartier et Tandem Rosemont-La Petite-Patrie pour l’Arrondissement. En 2014, la Soder recevait 220 000 $ pour Tandem et 325 000 $ pour l’éco-quartier, plus 200 000 $ pour les ruelles vertes. Un montant qui provenait des surplus.

En 2015, le programme des ruelles vertes est inclus dans le mandat de l’éco-quartier qui recevra 395 000 $ de l’Arrondissement. Pour Tandem le montant est réduit à 120 000 $.

Baisse du financement de Tandem

L’Arrondissement a décidé de couper 100 000 $ pour le programme Tandem. « On aurait pu l’éliminer comme l’ont fait certains arrondissements », explique le maire François Croteau. Ce dernier ajoute que la fermeture de l’éco-boutique est la décision de la Soder et non de l’Arrondissement, puisque l’organisme est indépendant et a d’autres sources de financement.

Élimination du point de service

Par ailleurs,  l’Arrondissement a décidé de ne plus avoir de point de service de l’éco-quartier et de transférer ce rôle à Accès Montréal au bureau d’arrondissement sur Iberville. D’ailleurs, Accès Montréal déménagera au 2e étage du bureau d’Arrondissement pour que tous les services aux citoyens soient regroupés. « Dans ce contexte de restrictions budgétaires, nous avons modifié le mandat écoquartier en l’orientant davantage sur le développement durable par l’entremise de trois axes d’intervention, soit la gestion des matières résiduelles, le verdissement / lutte aux îlots de chaleur et la mobilisation des citoyens », explique le chargé de communication de l’Arrondissement, Serge Fortin.

Serge Fortin continue en expliquant que pour cela, la structure de financement du programme éco-quartier a été modifiée. « Nous leur conférerons une contribution financière de 395 529 $ qui inclut désormais le soutien au programme des ruelles vertes. Auparavant, ce programme naissant était financé à même les surplus budgétaires et n’était pas inclus dans la contribution financière de base attribuée à l’organisme. Nous avons discuté avec le partenaire et il a conclu que le point de service sur la rue Masson était onéreux. »

L’Arrondissement n’exclut pas ajouter de l’argent au cours de l’année 2015 pour des mandats supplémentaires.

Frédéric Bourrely se dit très triste des compressions budgétaires. « On est très favorable à tout ce que les élus ont fait et on s’attendait à faire notre part et avoir une compression de 10-15 %, mais 25 %, c’est énorme. On ne comprend pas la cohérence et pourquoi ils coupent dans l’éducation à l’environnement. Pour nous c’est une même vision. Depuis le mois de février, on proposait des coupes et le maire Croteau a eu la grande honnêteté de dire que c’était inévitable, mais c’est majeur. On espère qu’ils vont trouver le moyen de compenser cette compression », lance Frédéric Bourrely, le directeur général de la Soder.

Pourquoi fermer la boutique?

Frédéric Bourrely explique que l’organisme préfère investir dans l’éducation à l’environnement que de payer un loyer pour l’éco-boutique qui coutait 35 000 $ par année. « On aime mieux l’éducation à l’environnement que de payer un loyer où ne viennent que les gens déjà sensibilisés. L’éducation des enfants est très importante pour nous, car on éduque aussi toute la famille. Si on n’avait pas fait 17 ans d’éducation dans Rosemont-La Petite-Patrie, il n’y aurait pas autant de sensibilité environnementale ».

Compression ou hausse du financement?

Si le maire Croteau dit que la compression est seulement de 100 000 $ pour le mandat Tandem, Frédéric Bourrely ajoute qu’il y a aussi une baisse de 75 000 $ pour le mandat éco-quartier. « En 2008, l’Arrondissement nous versait 250 000 $, à partir de 2009, on avait ajouté 75 000 $ pour les ruelles vertes. De l’argent qu’on n’aura plus. On revient à un montant de 250 000 $, c’est donc une compression pour nous », soutient-il.

Serge Fortin précise que si on parle strictement de la contribution financière à la Soder, elle passe de 325 529 $ à 395 529 $, donc une hausse de la contribution. « Par ailleurs, des discussions pour d’autres aménagements sont encore en cours, donc on ne peut encore conclure à ce propos ».

Pour Frédéric Bourrely, ce n’est pas une hausse, mais une perte au total.

L’éco-boutique qui avait pignon sur Masson coin 12e Avenue fermera donc ses portes fin décembre. Outre des produits écologiques de toute sorte, on y distribuait les bacs de recyclage, de compost, les barils de récupération d’eau de pluie et des conseils et de l’information. Lucie Auger qui s’en occupait, gardera son emploi à la Soder et s’occupera des réseaux sociaux et des relations avec les citoyens. Une autre employée gérait l’éco-boutique 21 heures par semaine et elle perdra son emploi.

Est-ce que la boutique était rentable?

« La boutique a toujours eu pour fonction principale d’être un point de service éco-quartier où les citoyens pouvaient trouver réponse à leurs questions environnementales et se procurer un bac vert ou brun, un composteur, un baril d’eau de pluie, etc. La boutique offrait plusieurs services complémentaires comme le dépôt de piles, les paniers bio ou l’inscription aux activités de l’écoquartier comme la distribution des fleurs. Son activité commerciale nous permettait de rendre plus accessibles des produits écologiques et sains, mais surtout les revenus des ventes permettaient d’étendre la plage horaire d’ouverture à 18 h tous les jours et les samedis. Les revenus étaient complètement réinvestis dans cette extension des horaires des 30 h demandés par l’arrondissement à 43 h offerts par la Soder. Les ventes étaient modestes, mais la boutique accueillait tout de même entre 1200 et 1600 visiteurs par mois », explique Frédéric Bourrely.

Fin de l’éco-fête et de l’érablière urbaine?

« Avec une coupure de 33% de nos mandats de base, nous ne pensons plus être en mesure d’organiser nos événements au parc Molson. L’Arrondissement ne finançait pas ces fêtes de quartier et ce n’était pas dans notre mandat donné par l’Arrondissement, mais nous doutons de notre capacité à porter de tels projets avec une équipe de base réduite. Nous étudierons tout ça en 2015 », termine Frédéric Bourrely.

 

Latest comments

  • Dommage! J’aimais bien l’endroit. Depuis quelques temps, on avait réduit l’offre de produits, mais c’était chouette de pouvoir acheter des produits bio et naturels dans le quartier.

  • Vraiment déçue, J’adore cette boutique.

  • Triste nouvelle! On conseillait souvent à nos clients d’aller les visiter!

  • Il me semblait avoir vu un article disant qu’un autre magasin avait commencé à vendre certains produits nettoyants vendus dans l’éco-boutique. Est-ce qu’une personne pourrait me donner le lien vers cet article? Merci d’avance.

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