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Émilie Trudel veut réduire les dépenses des commissaires scolaires

Les élections scolaires se déroulent le dimanche 2 novembre. On vous présente les personnes candidates qui se présentent pour les deux circonscriptions de l’Arrondissement Rosemont–La Petite-Patrie pour la Commission scolaire de Montréal d’ici à vendredi. 

Les candidats de la circonscription Rosemont : Patrick Bouvier, Jean-Pierre Lord pour Priorité Écoles, Jean-Denis Dufort pour le MEMO  et Émilie Trudel. Photo : RueMasson.com

Les candidats de la circonscription Rosemont : Patrick Bouvier, Jean-Pierre Lord pour Priorité Écoles, Jean-Denis Dufort pour le MÉMO et Émilie Trudel. Photo : RueMasson.com

Nous avons envoyé par courriel les mêmes questions à toutes les personnes candidates. Une seule question était ajoutée pour les candidats de Rosemont sur l’absence d’école secondaire dans leur circonscription.

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Émilie Trudel est candidate indépendante dans Rosemont.

Quel est le rôle d’un commissaire scolaire ? Peut-il-elle vraiment faire une différence? 

Un commissaire scolaire se doit d’être présent dans les écoles de sa circonscription afin d’être à l’écoute des élèves, des enseignants, des professionnels de l’éducation et des parents. Ce sont eux qui sont en mesure d’identifier les besoins des élèves, car ils les côtoient quotidiennement. De plus, le commissaire doit être un ardent défenseur du système public d’éducation et être en mesure de le promouvoir efficacement.

Pourquoi vous présentez-vous ? Qui êtes-vous? 

Étant moi-même, un « produit » du système public d’éducation, je considère que l’éducation constitue un vecteur primordial de développement économique et social pour notre société. Mon expérience en enseignement collégial m’a permis de constater que plusieurs étudiants éprouvent des difficultés académiques depuis le primaire et le secondaire. À cet effet, je m’engage à stimuler l’apprentissage des élèves à l’intérieur et à l’extérieur des salles de classe, ainsi qu’à refuser les contributions financières visant à appuyer ma campagne électorale.

La Commission scolaire de Montréal fait face à de nombreux défis, dont des demandes de compressions budgétaires de Québec. Quelles sont les principales solutions selon vous? 

Je suis convaincue qu’il est possible de rationaliser les dépenses de la Commission scolaire de Montréal quant aux dépenses administratives et de gouvernance. Il est nécessaire de trouver des solutions novatrices pour améliorer la gestion de l’éducation. Par exemple, comment se fait-il qu’un tiers de la rémunération des commissaires ne soit pas imposable ? Il ne faut pas couper dans les services directs aux élèves, mais dans les dépenses administratives non essentielles (soupers, taxis, collations lors de réunion, etc.).

Le taux de participation aux élections scolaires est de plus en plus bas. Le ministre a d’ailleurs mis l’existence même des commissions scolaires en question si le taux de participation n’est pas à la hauteur de ses espérances. Que faites-vous pour faire participer les gens ? Pourquoi les élections scolaires ne sont pas organisées en même temps que les élections municipales comme avant? 

Fusionner les élections scolaires et municipales constituerait une excellente manière d’économiser temps et argent, comme cela se fait ailleurs. Le rôle des commissaires et des commissions scolaires sont généralement méconnus. Je me fais un devoir d’en discuter avec le plus de citoyens possible, et ce, peu importe, s’ils habitent ou non dans ma circonscription. Mon objectif est que les électeurs aillent voter le 2 novembre.

Pourquoi les commissions scolaires sont importantes, car plusieurs veulent les éliminer ? 

Les Commissions scolaires permettent d’axer leurs orientations stratégiques sur la réalité de leur territoire. Elles permettent de personnaliser les services offerts et de tenir compte des besoins respectifs des élèves et des enseignants. Les Commissions scolaires permettent d’organiser efficacement les services éducatifs des écoles primaires, secondaires, professionnelles, spécialisées et des centres d’éducation des adultes dans l’optique de les rendre performantes.

Dans Rosemont quelles sont vos 3 priorités ? 

Augmenter le financement des écoles en limitant les dépenses et les structures administratives;

Améliorer le réseau des écoles publiques : taux de réussite, perception des parents, services aux élèves, la performance académique, les concentrations de programmes, le milieu de vie (qualité de l’air et des infrastructures), etc. ;

Trouver des nouvelles sources de financement pour améliorer la réussite académique de tous les élèves (outre que l’augmentation des taxes scolaires).

En général, outre des fonds supplémentaires, de quoi nos écoles ont le plus besoin ? Car les professeurs semblent à bout de souffle ? Pourquoi ? 

Il faut augmenter le sentiment de fierté à l’égard de nos écoles publiques. De plus, il est primordial d’écouter, de soutenir et de mieux outiller les enseignants et les professionnels du milieu de l’éducation. La diminution du nombre d’élèves par classe conjuguée à l’augmentation des services de soutien aux élèves et aux enseignants constituent des mesures efficaces pour améliorer la réussite de tous les élèves. Créer des programmes de concentration (sciences, arts, informatique, etc.) pour retenir les étudiants du secondaire dans le réseau public.

Il n’y a pas d’école secondaire dans Rosemont (Père-Marquette est dans Petite-Patrie). Est-ce que ça ne pousse pas les parents à envoyer leurs enfants à Jean-Eudes, au privé ? 

Tous les parents désirent ce qu’il y a de mieux pour leurs enfants. Pour différents motifs (taux de réussite, encadrement, programmes spéciaux, etc.), les parents optent pour l’école privée au détriment de l’école publique. Nous devons agir rapidement pour améliorer le taux de réussite des étudiants, augmenter le nombre de programmes de formation enrichie et soutenir davantage les étudiants en situation de handicap ou éprouvants des difficultés d’adaptation ou d’apprentissage des écoles publiques.

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